2 min de lecture Attentat en Isère

Attentat en Isère : Hervé Cornara, un chef d'entreprise bienveillant au service des autres

L'homme a été assassiné vendredi 26 juin lors de l'attentat à Saint-Quentin-Fallavier. Le suspect n'est autre que l'un de ses salariés.

Hervé Cornara a été retrouvé décapité le 26 juin 2015 sur les lieux de l'attentat de l'usine Air Products en Isère (archives)
Hervé Cornara a été retrouvé décapité le 26 juin 2015 sur les lieux de l'attentat de l'usine Air Products en Isère (archives) Crédit : Les marronniersVoisins d'en haut / AFP
Valentin Chatelier
Journaliste RTL

Sa vie s'est arrêtée vendredi 26 juin. Hervé Cornara a été retrouvé décapité vendredi 26 juin, sa tête accrochée au grillage à côté de l'usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier. Yassin Salhi, qui a reconnu les faits, est accusé d'avoir commis l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier qui a fait un mort : son propre patron.

Un chef d'entreprise bienveillant avec beaucoup de compassion

"Hervé était un mec formidable", a lancé un de ses amis dès 27 juin, rapporte Le Figaro. Le portrait du quotidien décrit un chef d'entreprise bienveillant avec ses employés. Selon eux, l'homme était en effet un "bon patron". Une confiance et un respect également présents dans la bouche du directeur de Colicom, une société de transport à Grenoble. "C'était un vrai professionnel. En avril 2015, j'ai confié à sa société tous mes contrats de livraison sur la région lyonnaise. Hervé Cornara est devenu mon sous-traitant", a résumé Stéphane Châtain dans les colonnes du Figaro

Lorsque l'un de ses livreurs ne le satisfaisait pas, il faisait quand même tout pour le garder

Kévin, le fils de la victime, sur "TF1"
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Le chef d'entreprise a eu une réelle compassion, peut-être trop. Si Yassin Salhi n'a jamais posé de problèmes à son ancien employeur, Stéphane Châtain, le travail de celui qui est accusé d'avoir décapité son patron ne le satisfaisait pas. Visiblement pas assez rapide, Yassin Salhi a pourtant eu la chance d'être père de famille. "Il ne souhaitait pas licencier un homme avec trois enfants. Il espérait que les choses s'arrangeraient", a expliqué le directeur de Colicom. Des propos confirmés par Kévin, le fils de la victime. "Il voulait toujours aider les gens. Lorsque l'un de ses livreurs ne le satisfaisait pas, il faisait quand même tout pour le garder", a-t-il expliqué sur TF1.

Hervé Cornara, un combattant pour son quartier

Ancien président de l'association des locataires de la cité où il habitait, à Fontaines-sur-Saône, Hervé Cornara est né dans ce quartier : les Marroniers. Il a pourtant essayé de s'en éloigner, partant un temps avec son frère aux Antilles. Mais il est finalement revenu aux sources, cette cité où tout le monde se parle, un lieu très important pour lui.

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Des espaces verts, un système de chauffage ou encore des diminutions de charges d'immeubles, l'homme a apporté de nombreuses choses au quartier. Hervé Cornara a également reçu les respects du maire de la ville, Thierry Pouzols. "Il faisait tout, pour que ce quartier de 350 logements vieux de 50 ans se maintienne en bon état. Il était en constante réflexion à propos de sa rénovation, il nous soumettait des idées", explique-t-il dans le quotidien. Un homme qui sera donc être regretté par beaucoup.

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