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Attentat déjoué à Paris : selon Cazeneuve, "la DGSI a fait tout ce qu'elle doit faire"

Face aux critiques après l'arrestation fortuite de Sid Ahmed Ghlam, Bernard Cazeneuve a appelé a arrêter "de théoriser sur des failles".

Bernard Cazeneuve le 21 avril 2015 à Paris
Bernard Cazeneuve le 21 avril 2015 à Paris
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Invité au journal de TF1 ce mercredi soir 22 avril, Bernard Cazeneuve a justifié l'action de la DSGI, arguant qu'elle "a fait tout ce qu'elle doit faire" et "procédé à toutes les vérifications qui devaient être faites" concernant Sid Ahmed Ghlam, suspecté d'avoir préparé des attentats contre des églises catholiques de Villejuif,

Face aux critiques après l'arrestation fortuite dimanche de l'étudiant aux velléités terroriste, le ministre de l'Intérieur a estimé qu'"il faut arrêter de commencer à théoriser sur des failles, il faut regarder quelles sont les procédures, le droit en France et le travail des services de renseignement". "Il y a eu un signalement de Ghlam à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) au printemps 2014. Elle l'a convoqué et il y a eu des données de connexion concernant sa téléphonie qui ont été récupérées. Elles n'ont rien révélé", a-t-il expliqué, assurant que "la DGSI a fait ce qu'elle doit faire dans ces circonstances".

Un État de droit

"Lorsqu'au début de l'année 2015, nous avons eu d'autres informations selon lesquelles il aurait pu se déplacer en Turquie pour un voyage qu'il a justifié par des raisons touristiques, le même processus a été mis en place. Il n'a rien révélé", a-t-il poursuivi. "Nous avons procédé à toutes les vérifications qui devaient être faites. À partir du moment où ces vérifications ne révèlent pas de connexions avec des milieux terroristes, nous sommes dans un État de droit et dans un État de droit, nous luttons contre le terrorisme en respectant les principes du droit", a-t-il poursuivi.

Suspecté du meurtre d'Aurélie Châtelain

Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien de 24 ans, a été arrêté dimanche matin après avoir appelé lui-même appelé le Samu pour une blessure par balles. Les enquêteurs ont alors découvert dans son véhicule, puis à son domicile, un arsenal et des plans d'églises de Villejuif. Une des armes le lie également au meurtre d'une monitrice de fitness, Aurélie Châtelain, retrouvée morte dimanche matin dans sa voiture dans cette commune de banlieue parisienne.

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"On a estimé qu'il était possiblement sur le chemin de la commission de ces actes (d'attentats, ndlr) au moment où il a procédé au crime d'Aurélie Châtelain", a expliqué Bernard Cazeneuve.  Concernant les raisons de ce crime, "le procureur pense que Sid Ahmed Ghlam l'a croisée au moment où il voulait s'emparer d'un véhicule pour essayer de dissimuler son crime, en empruntant un autre véhicule que le sien", a expliqué Bernard Cazeneuve.

Le ministre a exclu tout renforcement de la surveillance autour des églises
. "Il y a un dispositif qui existe qui est le dispositif Vigipirate qui doit permettre de protéger tous les Français susceptibles de faire l'objet d'une menace terroriste. Nous adaptons ce dispositif en permanence. Il y a d'ores et déjà dans les territoires (...) des relations avec les responsables de tous les cultes depuis des mois", a-t-il expliqué.

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