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Armée : une cinquantaine de militaires auraient des activités néonazies en ligne

Une enquête de Mediapart a mis en lumière les activités et sympathies néonazies de plusieurs dizaines de soldats français.

Le drapeau nazi déployé sur l'ancienne préfecture à Nice dans le cadre d'un film en septembre 2015
Le drapeau nazi déployé sur l'ancienne préfecture à Nice dans le cadre d'un film en septembre 2015
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Ryad Ouslimani & AFP

C'est une enquête qui vient secouer fortement le monde fermé de l'armée française. En effet, plusieurs militaires auraient sur les réseaux sociaux postés des messages à la gloire des Nazis, notamment des Waffen-SS, mais aussi des textes faisant l'éloge du franquisme. Ils seraient un cinquantaine à avoir affiché des convictions néonazies, mettant en lumière certaines dérives au sein de "La Grande muette", révèle Mediapart

Dans une enquête documentée, nos confrères relèvent également des vidéos montrant des enfants incités à faire le salut hitlérien, ainsi que des photos devant des drapeaux barrés de la svastika, la croix gammée. Ces nombreuses traces d'activités néonazies concerneraient particulièrement des hommes dans la Légion étrangère

Du côté du ministère, la réaction s'est voulue ferme en jugeant les faits "très graves", et en assurant qu'"aucune idéologie contraire aux valeurs de la République n'est tolérée" dans ses rangs. Mais Mediapart met en doute la sévérité des sanctions prononcées à leur encontre en cas de faute avérée. 

Le ministère assure mener la lutte contre ces activités

"Les éléments soulevés par l'enquête de Médiapart sont très graves et ont fait l'objet d'une analyse minutieuse", a réagi le ministère des Armées, en soulignant que "toutes les idéologies néfastes, nauséabondes, révisionnistes, extrémistes, sont proscrites dans les armées" et qu'il n'existe "aucune tolérance" pour ces faits.

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"Mais, comme la ministre des Armées (Florence Parly, ndr) a eu l'occasion de le dire, il faut bien entendu rester humble car aucun dispositif de détection n'est infaillible", ajoute le ministère, qui souhaite relativiser les dizaines de cas recensés par Mediapart dans les rangs des armées qui comptent 210.000 militaires.

Assurant avoir déjà "lourdement sanctionné" sept militaires néonazis évoqués par une première enquête de Mediapart en juillet 2020, le ministère affirme que "les quelques profils révélés (par le journal) et qui sont toujours en activité seront lourdement sanctionnés", en soulignant par ailleurs qu'"une douzaine" des militaires pointés par le média en ligne dans son dernier article "ne sont plus liés aux armées".

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