1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Anti-vaccins : "une défiance qui a toujours existé" assure un historien de la santé
2 min de lecture

Anti-vaccins : "une défiance qui a toujours existé" assure un historien de la santé

INVITE RTL - Parmi les plus de 200.000 manifestants attendus dans les rues de France ce samedi 7 août, il y a des anti-vaccins, des personnes totalement réfractaires à se faire vacciner. Une mouvance qui ne date pas d'aujourd'hui pour Patrick Zylberman, spécialiste de l'histoire de la santé.

Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Une personne reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus (illustration)
Crédit : Kena Betancur / AFP
Vaccin : "une défiance qui a toujours existé" pour Patrick Zylberman
09:00
Agnès Bonfillon - édité par Romain Giraud

Ce samedi 7 août, un nouveau record du nombre de manifestants anti-passe sanitaire est attendu en France. Parmi les plus réfractaires, les anti-vaccins, ceux qui ne veulent en aucun cas se faire vacciner et qui, pour les plus radicaux, alimentent la théorie du complot. 

Pour Patrick Zylberman, invité de RTL ce samedi, spécialiste de l’histoire de la santé et connaisseur des mouvements anti-vaccins, cette "défiance a toujours existé, elle est aussi vieille que la vaccination elle-même, bien qu'aujourd'hui les arguments soient médicaux, au départ ils étaient théologiques." assure-t-il. 

"Ce qui est fascinant, c'est que depuis le début, l'argument qui revient encore, même avec trois siècles d'intervalle, c'est le fait d'injecter la maladie avec le vaccin, poursuit-il, Voltaire s'en moquait déjà dans ses Lettres philosophiques (...) Même des médecins étaient aussi contres il y a trois siècles et ce sont souvent les généralistes et les pédiatres les plus réfractaires, car le vaccin est un fleuron de la médecine est il est très peu enseigné durant les études dites classiques", affirme-t-il.

"Les manifestants sont surtout contre le pouvoir"

Le spécialiste de l'histoire de la santé s'est également montré optimiste sur le vaccin contre le coronavirus, même s'il ajoute une astérisque à ses propos : "les gens sont quand même enthousiastes, malgré les manifestations, autour de ce vaccin qui s'avère pour le moment très efficace mais cela pourrait changer s'il s'avère être moins fort qu'on ne le pense." avertit le professeur. 

À lire aussi

"Les manifestants sont surtout contre le pouvoir et non contre la médecine, mais cette défiance s'explique aussi par le fait qu'on n'a aucune obligation vaccinale en France pour les adultes depuis de nombreuses années, elles étaient réservées avant aux enfants" ajoute-t-il. 

Par le passé "on retrouve souvent l'argument du vaccin élaboré trop rapidement, Pasteur par exemple, décide de fabriquer un vaccin contre la rage et de l'injecter au petit garçon Joseph Meister, qui s'est fait mordre 14 fois par un chien afin de lui éviter une mort certaine. Son collaborateur refuse de prendre le risque car le produit n'avait jamais été testé, Pasteur a, lui, agi avant de comprendre. Ce n'est pas nouveau" conclue-t-il.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/