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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : l'heure du choix

RTL MIDI - Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : l'heure du choix ; Êtes-vous prêt à payer un péage à l'entrée des grandes villes ?

Des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Les auditeurs ont la parole du 17 janvier 2018
43:45
Les auditeurs ont la parole du 17 janvier 2018
43:11
Stéphane Carpentier & Christelle Rebière

L'exécutif s'apprête à annoncer sa décision d'abandonner ou non le projet très controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tandis que l'opération d'évacuation du site se profile avec l'arrivée de renforts de gendarmes et CRS. 

Le choix est à l'ordre du jour du Conseil des ministres qui a débuté mercredi à l'Elysée et Edouard Philippe s'exprimera à la sortie "pour présenter la décision prise par le gouvernement sur l'avenir du projet aéroportuaire du Grand Ouest", a annoncé l'Elysée. 

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En cas d'abandon, très probable selon plusieurs sources, l'alternative serait de choisir des travaux d'aménagement de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l'envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre. 

Quelle que soit la décision, l'exécutif prévoit d'évacuer la "ZAD" cette vaste "zone d'aménagement différée" de 1.600 hectares, rebaptisée "zone à défendre" par les opposants, actuellement occupée par 150 à 200 personnes qui, selon les autorités, en ont fait un "camp retranché". 

La Zad sera "évacuée des éléments les plus radicaux", a prévenu le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. 

L'option la plus probable est celle d'une forme d'ultimatum pour permettre aux volontaires de quitter les lieux, avant une intervention dans quelques jours, selon un proche du dossier. 

Qu'ils soient pour ou contre l'aéroport, la quasi-totalité des élus locaux défendent son évacuation, cinq ans après le fiasco d'une première tentative en octobre 2012, l'opération César. 

Même si la priorité affichée par l'exécutif est d'éviter un drame comme celui du militant écologiste Rémi Fraisse tué en 2014 lors d'affrontements avec les forces de l'ordre sur le site d'un projet de barrage controversé à Sivens (Tarn). 

Des renforts de sept escadrons de gendarmerie mobile, soit plus de 500 hommes, sont attendus mercredi sur place, selon une source proche du dossier, avec pour objectif de quadriller la zone et procéder à des contrôles afin d'éviter l'arrivée de civils dans la Zad. 

Plusieurs compagnies de CRS seront, elles, à Nantes et Rennes afin d'assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations. 

Imaginé dans les années 60, relancé en 2000, attribué à Vinci par appel d'offres en 2010, le projet d'aéroport du Grand Ouest a traversé un demi-siècle pour finalement devenir le symbole des atermoiements du quinquennat Hollande. 

Malgré la victoire du "oui" (à 55,17%) au référendum consultatif organisé en Loire-Atlantique en juin 2016, l'exécutif socialiste avait renoncé à expulser les zadistes, ces opposants qui occupent illégalement les lieux. 

Plutôt favorable à l'aéroport et au respect de cette consultation, Emmanuel Macron avait toutefois proposé durant la campagne présidentielle une médiation pour tenter de sortir de l'impasse.  

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