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49.3 : manœuvre de campagne ou mea culpa crédible de Manuel Valls ?

L'ancien premier ministre, qui a utilisé le 49.3 pas moins de six fois en deux ans pour la loi Macron et la loi Travail, a crée la surprise.

Manuel Valls sur le plateau de France 2, le 6 décembre 2016
Manuel Valls sur le plateau de France 2, le 6 décembre 2016
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Limitation du 49.3 : manoeuvre de campagne ou mea culpa crédible de Manuel Valls ?
31:54
micros
La rédaction numérique de RTL

Vous n'entendrez plus jamais Manuel Valls défendre le 49.3. L'ex-Premier ministre qui l'a utilisé six fois en deux ans, pour la loi Macron et la loi Travail a crée la surprise ce jeudi 15 décembre : "Je connais parfaitement les effets pervers du 49-3. Dans la société de la participation dans laquelle nous vivons, son utilisation est devenue dépassée et apparaît comme brutale. Je proposerai, hors texte budgétaire de supprimer purement et simplement le 49-3". Alors manoeuvre de campagne ou mea culpa crédible ?

"Il y a un certain culot à faire ce genre de revirement. Je trouve cela arrogant mais j'aime bien" commente Elisabeth Levy. En revanche, pour la journaliste Manuel Valls "ne comprend pas du tout les attentes des gens. La limitation du 49.3 on s'en fiche un peu, tranche-t-elle. Les gens veulent un gouvernement qui agit avant tout". 

Le 49.3 n'a pas été utilisé par autoritarisme

Joseph Macé-Scaron

De son côté, Joseph Macé-Scaron tente de défendre la position de l'ex-chef du gouvernement : "Avant que Manuel Valls ne l'utilise, il y a eu Michel Rocard qui en avait usé et abusé et cela n'avait pas choqué grand monde", retrace-t-il. "Le 49.3 n'a pas été utilisé par autoritarisme mais plutot parceque Bruno Le Roux était incapable de tenir le groupe socialiste à l'Assemblée nationale",  fustige le journaliste.

"Je pense qu'il voulait l'utiliser par peur de ne pas avoir la majorité sur la loi Travail, c'est tout!", commente Olivier Mazerolle. Mais ce qui déçoit le journaliste "C'est que cela va à l'encontre de la personnalité qu'il a construite auprès de l'opinion".

On refait le monde avec :
- Olivier Mazerolle, présentateur du Grand Jury
- Roland Cayrol, politologue, directeur du centre d'étude et d'analyse
- Joseph Macé-Scaron, président du comité éditorial de Marianne 
- Elisabeth Levy, rédactrice en chef de Causeur

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