1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. 14 juillet 2016 : à quoi ressembleront les célébrations placées sous le signe de "La Marseillaise"
4 min de lecture

14 juillet 2016 : à quoi ressembleront les célébrations placées sous le signe de "La Marseillaise"

ÉCLAIRAGE - Cette année encore, le 14 juillet sera pour beaucoup de Français l'occasion de voir défiler les forces armées au cœur de Paris.

Un guerrier Maori répétant sur les Champs-Élysées le 13 juillet 2016
Un guerrier Maori répétant sur les Champs-Élysées le 13 juillet 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Aymeric Parthonnaud & AFP

La bataille de la Somme sera mise à l'honneur des célébrations du 14 juillet 2016. L'Australie et la Nouvelle-Zélande seront les nations invitées pour la commémorer aux côtés de l'armée française. Pour ceux qui regarderont le spectacle derrière les barrières ou à la télévision, les soldats australiens seront facilement reconnaissables avec leurs chapeaux de feutre kaki clair au grand bord replié à gauche, le "slouch hat". Les Néo-Zélandais auront pour leur part un "lemon squeezer", un couvre-chef ressemblant à un presse-citron.

La Marseillaise et le drapeau français seront mis à l'honneur, comme à l'accoutumée. Une centaine de jeunes choristes chanteront l'hymne, vêtus d'habits tricolores, reproduisant ainsi le drapeau français. Le général Bruno Le Ray, gouverneur militaire de la ville de Paris a aussi réservé une surprise : "Dans le ciel, la patrouille de France représentera la tour Eiffel". Le clou du spectacle. Il s'agit là d'une formation inédite. "Il y aura aussi un final particulier cette année, qui associera deux alpha-jets de la patrouille de France et le champion du monde de voltige, le capitaine Orlowski. Ce dernier passage sera de nouveau l'occasion de déployer les couleurs bleu, blanc, rouge dans le ciel parisien", a conclu le général.

Le ministère de la Défense a annoncé les chiffres liés à son défilé 2016. Près de 55 avions (dont 47 de l’armée de l’air dont 1 belge, 6 de la marine nationale, 2 de la sécurité civile), 3 239 hommes et femmes, 36 chiens, 236 chevaux, 212 véhicules dont 62 motos et 30 hélicoptères.

Un défilé sous haute surveillance

Près de 11.500 policiers et gendarmes seront mobilisés pour sécuriser les traditionnelles festivités du 14 juillet à Paris "sur fond de menace terroriste élevée", a annoncé la préfecture de police de Paris.  Pour le seul défilé jeudi matin, "plus de 3.000 membres des forces de l'ordre seront engagés" à Paris et des points de pré-filtrage seront mis en place pour contrôler les accès aux périmètres contrôlés, a détaillé la porte-parole de la Préfecture, Johanna Primevert. Un peu plus tard dans la soirée, ce seront près de 2.500 policiers et gendarmes qui seront mobilisés pour le concert suivi d'un feu d'artifice au Champ-de-Mars. "Contrairement aux éditions précédentes, la scène du concert ne sera pas installée au pied de la Tour Eiffel mais sur l'avenue Joseph Bouvard, réduisant ainsi l'espace d'accueil du public", a-telle détaillé.

À écouter aussi

Là encore, des mesures de pré-filtrage et de contrôle d'accès seront mis en place. 
Afin de prévenir d'éventuelles violences urbaines, la préfecture de police mettra en place "un dispositif de sécurisation au cours des nuits du 13 au 15 juillet" à Paris et dans les trois départements de la petite couronne parisienne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne). Près de 3.000 policiers et gendarmes seront mobilisés quotidiennement les 13 et 14 juillet et la sécurisation des transports de l'agglomération parisienne sera "renforcée". La préfecture de police tient à rappeler que "l'utilisation, la vente, le transport de tous les artifices de divertissement et articles pyrotechniques sont strictement interdits dans la capitale et les trois départements de la petite couronne".  Chaque année, en moyenne, 55 personnes sont grièvement blessées à la main suite à l'utilisation d'artifices, de pétards et de mortiers.

L'interview de François Hollande avant 2017

François Hollande donnera aussi la dernière interview traditionnelle du 14 juillet de son quinquennat, un exercice de pédagogie avant la campagne présidentielle de 2017, avec l'opposition persistante à la loi travail en toile de fond, sans oublier l'offensive politique d'Emmanuel Macron. C'est la séquence régalienne par excellence. L'ultime parole présidentielle avant la trêve estivale, forcément brève en cette année pré-électorale. Le chef de l'État répondra pendant 45 minutes, sur TF1 et France 2, aux questions des journalistes Gilles Bouleau et David Pujadas, depuis la salle des portraits de l'Élysée.

Si Nicolas Sarkozy avait supprimé, dans sa forme traditionnelle, ce rendez-vous médiatique estival, l'histoire politique française regorge de péripéties les jours de fête nationale. En 2001 Jacques Chirac, alors président en cohabitation, en avait profité pour lancer la campagne pour sa réélection, en attaquant durement le gouvernement de Lionel Jospin sur le thème de l'insécurité. Le 14 juillet est aussi célèbre pour ses événements périphériques. Nicolas Sarkozy avait grillé la politesse à Jacques Chirac en accordant un entretien fleuve au Monde le 10 juillet 2004, ce qui lui avait valu un cinglant "Je décide, il exécute" présidentiel. Rebelote en 2005, avec la comparaison à peine voilée entre Jacques Chirac et Louis XVI. Moins transgressif, Manuel Valls s'était offert une sortie en Camargue le 13 juillet 2013 pour vanter l'action de François Hollande et peaufiner sa candidature pour Matignon. Mais cette année, le rôle de trublion sera assuré par Emmanuel Macron. Le ministre de l'Économie pourrait payer son premier grand meeting à Paris avec son mouvement "En Marche!" où il a entretenu le doute sur ses ambitions pour 2017.

Difficile donc, pour François Hollande, de ne pas aborder le sujet Macron. Difficile également d'entretenir le suspense sur sa propre candidature jusqu'à la fin de l'année, terme fixé par le Président lui-même pour annoncer sa décision et se plier, le cas échéant, à une primaire inédite pour un président sortant. En attendant, les sujets internationaux devraient occuper une large part de l'entretien, avec les suites concrètes à donner au Brexit. François Hollande effectuera à cet égard une tournée diplomatique qui le conduira dans cinq pays européens la semaine prochaine. Le chef de l'État devrait également revenir sur l'Euro, "qui s'est bien déroulé en termes d'accueil, d'organisation et de sécurité", souligne son entourage. Le thème de la sécurité au sens large sera abordé, avec en toile de fond la levée de l'état d'urgence, programmée le 26 juillet.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/