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13 novembre : deux ans après, le tatouage pour se réapproprier son corps

Victime des attentats du 13 novembre 2015, Sophie a décidé de se faire tatouer pour tenter de se réapproprier son corps.

La devanture du Bataclan où 89 personnes ont été tuées lors de la prise d'otages le 13 novembre 2015
La devanture du Bataclan où 89 personnes ont été tuées lors de la prise d'otages le 13 novembre 2015
Crédit : JOEL SAGET / AFP
13 novembre : deux ans après les attentats, le tatouage pour se réapproprier son corps
02:04
Sina Mir & Clarisse Martin

Ce 13 novembre 2017 sera le triste anniversaire des deux ans des attentats qui ont endeuillé Paris. Emmanuel Macron mais aussi François Hollande se rendront sur chacun des lieux des attaques, où 130 personnes ont perdu la vie. Au soir du 13 novembre 2015, Sophie était au Bataclan. Elle a pris deux balles dans la jambe lorsque les terroristes sont passés à l'attaque dans la salle de concert du XIe arrondissement parisien. 

Sur sa cuisse, une Catrina, femme mexicaine à la tête de mort, s'épanouit. "Ça signifie que face à la mort, on est tous égaux", explique Sophie au micro de RTL. Sur sa cheville encore douloureuse a fleuri un tournesol.

"Beaucoup de gens m'avaient dit : 'Fais-toi tatouer sur la cicatrice, comme ça tu ne la verras plus.' Sauf que pour moi, embellir la cicatrice, ce serait l'accepter et ce serait cautionner ce qui s'est passé. Et ça, je le refuse", témoigne la jeune femme. Pour elle, le tatouage est une manière de se réapproprier son corps meurtri, deux ans après les attaques sanglantes.

Essayer de regarder la cicatrice plus facilement

"Même si je sais que je n'oublierai jamais, je voulais peut-être quelque chose de beau pour pouvoir arriver à la (la cicatrice) regarder plus facilement, et du coup ça m'a touchée de voir qu'on a tous fait la même démarche mais pas pour la même raison." Deux ans après, les séquelles sont encore lourdes pour les rescapés. Sur le poignet, Sophie dévoile un autre tatouage, Wonder Woman. Une référence au surnom que lui ont donné certains de ses amis, quelques mois après les attaques du Bataclan.

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Lundi 13 novembre 2017, l'association Life for Paris, créée au lendemain des attentats, présentera une série de photos de ces tatouages dans un gymnase du XIe arrondissement de la capitale.

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