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Coronavirus : le risque d'une "faillite en cascade" des PME

Dimanche 22 mars, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a lancé un appel à la solidarité des grandes entreprises pour qu'elles continuent à payer leurs salariés et leurs fournisseurs. Une activité vitale pour l'économie.

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Coronavirus : le risque d'une "faillite en cascade" des PME Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Martial You édité par Charles Deluermoz

Bercy reçoit des signaux très inquiétants depuis quelques jours. Ils montrent que notre économie risque l'embolie pour utiliser un vocabulaire médical. Une embolie causée par des factures qui ne sont plus réglées par les grandes entreprises. Ou, devrions-nous dire, à cause de factures qui sont encore moins réglées que d'habitude par les grandes entreprises.

Pierre Pelouzet, le médiateur interentreprises de l'État qui gère les contentieux sur les factures non-payées, expliquait dimanche 22 mars qu'il avait reçu en une semaine, le vendredi 20 mars dernier, cent dossiers de ce type. Cent dossiers pour des retards de paiement, c'est ce qu'il reçoit normalement, tenez-vous bien, en un mois !

Et il note une accélération de jour en jour du nombre d'alarmes, ce qui risque à la clé de mener à des faillites. Mais cela peut se comprendre, une grande partie des services de comptabilité sont en télétravail, les grandes entreprises sont un peu désorganisées et doivent faire face à des absences.

Mais quand même. En temps normal, vous avez quarante PME qui font faillite tous les jours à cause d'un retard de paiement de la part de leurs clients. Des milliards de factures qui restent en souffrance et qui sont payées avec 48 jours de retard en moyenne. Et on estime que c'est la cause d'une faillite d'une PME sur quatre.

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Ces chiffres, ce sont ceux d'une période normale. Vous imaginez la situation aujourd'hui, avec quatre fois plus de PME qui n'arrivent pas à se faire payer. C'est un risque de faillite en cascade. Résultat : l'État va devoir payer l'addition. C'est le raisonnement du gouvernement, en ce moment. Il lance un appel au civisme pour que les grandes entreprises servent d’amortisseur au côté de l'État. Le chômage partiel coûte déjà très cher et le gouvernement a prévu de débourser 8,5 milliards d'euros sur deux mois.

Mais cela va très vite. Samedi soir, nous comptions 31.000 dossiers pour 650.000 salariés, c'est à peu près 5.000 entreprises et 100.000 salariés tous les jours. Nous frôlons déjà les 2 milliards et le pic n'a pas encore été atteint là non plus.

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