1 min de lecture Maladie

Incontinence urinaire : un test mis au point pour dépister la vessie hyperactive

Une équipe de chercheurs du Royaume-Uni a réussi à mettre au point un test permettant de dépister rapidement les problèmes de vessie hyperactive.

Un échantillon pour test urinaire (Illustration).
Un échantillon pour test urinaire (Illustration). Crédit : Belova59 / Pixabay
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

La vessie hyperactive. Derrière ce nom curieux se cache une véritable gêne qui perturbe la vie de millions de personnes. En effet, elle se caractérise par des envies fréquentes d'aller uriner, jusqu'à huit fois par jour, mais aussi la nécessité de se lever la nuit. Les personnes atteintes peuvent ainsi se retrouver sujettes aux fuites urinaires et à l'incontinence. 

C'est dans l'optique de dépister rapidement la vessie hyperactive que des chercheurs de l'université de Portsmouth (Royaume-Uni) ont mis au point un test très simple, sur le modèle d'un test de grossesse, permettant de détecter le problème et de débuter un éventuel traitement de manière précoce. 

"La première étape a consisté à identifier les substances chimiques dans l'urine qui sont spécifiques à la vessie hyperactive", explique John Young, doctorant de l’école de pharmacie et de sciences biomédicales de Portsmouth qui a dirigé les recherches, dans le revue Scientific Reports, relayé par pourquoidocteur.fr

Des millions de personnes "souffrent en silence"

"L'étape suivante consiste à mettre au point un gadget destiné aux médecins généralistes, aux pharmacies et aux maisons de retraite ou de soins, qui soit précis, simple à utiliser et qui n'ait pas besoin d'être envoyé à un laboratoire pour être traité", indique le chercheur.

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Le résultat pourrait donc être rapidement communiqué, et la découverte amènerait une solution pour "transformer la vie de millions de personnes qui souffrent en silence, trop gênées pour sortir ou même pour parler de leur état". 

Aujourd'hui, les examens pour détecter la vessie hyperactive sont longs, douloureux et coûteux. Ils nécessitent ainsi de tester plusieurs maladies afin de les exclure et d'arriver au diagnostic final. Les chercheurs indiquent qu'il leur faudra 12 à 24 mois afin de mettre au point leur appareil, qui devrait coûter environ 12 euros, et qui lors des premiers tests a eu un taux d'efficacité de 80%.

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