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Eure : neuf enfants de deux communes hospitalisés pour des cancers

Depuis quelques mois, neuf enfants habitants d’Igoville et de Pont-de-l’Arche dans l’Eure sont traités au CHU de Rouen pour des cancers pédiatriques.

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Eure : neuf enfants de deux communes hospitalisés pour des cancers Crédit Image : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP | Crédit Média : Frédéric Veille/RTL | Durée : | Date :

Depuis quelques mois, huit enfants habitants d’Igoville et de Pont de l’Arche dans l’Eure sont traités au CHU de Rouen pour des cancers pédiatriques. C’est Charlène Bachelet, maman de Letty, 5 ans, atteinte d’un neuroblastome, qui a fait cette inquiétante découverte lorsque sa fille a été hospitalisée.


"Ma fille est suivie depuis le 19 août dernier au CHU et au fil des jours, en parlant dans les couloirs du 4ème étage du service pédiatrique avec d’autres parents, nous nous sommes aperçus que nous n’étions pas les seuls, que d’autres cancers se sont déclarés chez des enfants qui habitent tous dans le même secteur", indique-t-elle.

Après avoir découvert ses huit cas "et même un neuvième que l’on vient de me confirmer" Charlène Bachelet a alerté l’Agence régionale de Santé qui a lancé une enquête. épidémiologique "une procédure normale quand il s’agit de valider un signalement", confirme Christine Gardel la directrice de l’ARS Normandie.

"Je suis satisfaite car l’ARS m’a prise au sérieux. Ils ont ouvert un dossier tout de suite et missionné des enquêteurs épidémiologiques pour voir quelles sont les raisons", ajoute la maman de Letty, bien décidée à connaître la vérité.

Ces neuf enfants âgés de 5 à 11 ans sont en effet résidents ou sont gardés sur les communes d’Igoville et Pont-de-l’Arche où à proximité se trouvent la Seine et plusieurs industries qui utilisent des produits chimiques

Cela fait un taux impressionnant de cancers sur ces deux communes

Charlène Bachelet, maman de Letty
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"Cela fait un taux impressionnant de cancers sur ces deux communes qui comptent 6.000 habitants à elles deux. Je ne veux incriminer personne pour l’instant mais il y a des suspicions. Il y a dans le secteur des entreprises dont on ne sait pas ce qu’elles utilisent comme produits, il y avait aussi ici, il y a quelques années, une entreprise chimique qui a fermé depuis."

Charlène Bachelet continue donc son enquête tout en allant, au quotidien voir sa fille hospitalisée. Le CHU de Rouen n’a pas souhaité s’exprimer.

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