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Le robot chirurgical "Da Vinci Xi" testé à l'Institut Gustave-Roussy

REPLAY - Premier robot chirurgical de quatrième génération, le robot Da Vinci Xi a été inauguré mercredi 26 novembre à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, établissement spécialisé dans le traitement des cancers.

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Odile Pouget et La rédaction numérique de RTL

Le robot américain Da Vinci Xi, de toute dernière génération, a été livré fin octobre à l'hôpital Gustave-Roussy de Villejuif, en région parisienne.

Il s'agit du premier centre de lutte contre le cancer en Europe, où cet engin va bientôt entrer en service. RTL a pu assister à un exercice de simulation aux côtés de l'équipe chirurgicale.

Première opération dans un mois

Nous sommes au bloc opératoire. Da Vinci Xi trône au beau milieu. Le robot est installé au-dessus d'un champ opératoire fictif. Le premier patient ne sera opéré que dans un mois. La mise en route assurée par Antoine Missistrano, de la société Intuitive Surgical. Il est le concepteur du robot.

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"Je vais appuyer sur le bouton 'déployer'. Méfiez-vous parce que les bras vont bouger presque tout seuls", prévient-il. "J'ai juste à appuyer sur un bouton. Là, les bras se sont écartés pour pouvoir être habillés stérilement. Ce sont simplement des tubes qui vont permettre de guider les instruments et qui vont passer dans des incisions qui font mois d'un centimètre", poursuit-il.

L'un des aspects importants, c'est la sécurité du patient

Antoine Missistrano, concepteur du robot
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Au bout des bras, on trouve des instruments flexibles : une pince à disséquer, ciseaux de coagulation et une caméra endoscopique. Celle-ci va permettre de voir à l'intérieur du malade. "Elle va à la fois amener de la lumière et prendre une image en trois dimensions", indique Antoine Missistrano.

Il ajoute : "L'un des aspects importants, c'est évidemment la sécurité. Sur le bord de l'image, par exemple, vous pouvez voir des traits jaunes et noirs qui indiquent la position des instruments qui ne sont pas encore dans le champs".

Six semaines de formation

Pendant que le robot travaille, le chirurgien est confortablement assis à sa console de commandes, les yeux rivés sur l'écran, les mains sur les manettes. "Il n'y a pas de pilote automatique comme sur les avions, c'est le chirurgien qui fait le geste", lance Dana Hartl, chef de l'unité de chirurgie.

"C'est une position qui est beaucoup plus physiologique qu'une position debout au bloc opératoire, un peu penché au-dessus du patient. Les bras sont posés. On a une gestuelle très limitée, juste au niveau des doigts. Les mouvements des doigts sont transmis par l'électronique et l'ordinateur du robot aux mouvements des bras et des pinces à l'intérieur du patient", poursuit-elle.


Comme ses confrères, le docteur Hartl est en formation. Six semaines au total. Elle n'y voit que des avantages. "C'est de diminuer le tremblement, pouvoir faire des gestes beaucoup plus précis, de mieux voir et d'aller dans les coins - comme on dit - contrairement à une chirurgie à ciel ouvert", explique-t-elle.

Il n'y a pas de pilote automatique comme sur les avions, c'est le chirurgien qui fait le geste

Dana Hartl, chef de l'unité de chirurgie à l'hôpital Gustave-Roussy
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De là à penser que le médecin devient un joueur de jeu vidéo, type Docteur Maboul, il n'y a qu'un pas.

Mais c'est pour le patient que ce robot dernière génération change formidablement la donne : des mini-cicatrices, une chirurgie beaucoup moins invasive et moins traumatisante, des douleurs post-opératoires diminuées, moins de risques aussi d'infections et une durée d'hospitalisation réduite.

Un progrès financé par le mécénat

On estime qu'avec cette technique de pointe, on va pouvoir réaliser à Villejuif 450 interventions par an. C'est 3% seulement du total pratiqué : tumeurs digestives, gynécologiques, cancers de la langue aussi, du larynx. Grâce au robot, on va pouvoir passer par la bouche. Il n'y aura plus de chirurgie mutilante. 

Pour les patients de Philippe Gorphe, chirurgien ORL, les séquelles étaient très profondes. "Perte de qualité de vie, perte d'estime de soi : c'est vraiment la gueule cassée dans toute sa splendeur", déclare-t-il. "Si on peut réduire les séquelles de la chirurgie chez ces patients, c'est un bénéfice énorme".

Un bénéfice énorme et un progrès qui a un coût : 2,7 millions d'euros financés grâce au mécénat.

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Le robot chirurgical "Da Vinci Xi" testé à l'Institut Gustave-Roussy
Le robot chirurgical "Da Vinci Xi" testé à l'Institut Gustave-Roussy
REPLAY - Premier robot chirurgical de quatrième génération, le robot Da Vinci Xi a été inauguré mercredi 26 novembre à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, établissement spécialisé dans le traitement des cancers.
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2014-11-27 09:54:12
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