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Radicalisation : "Il faut un travail préventif", dit le préfet des Bouches-du-Rhône

INVITÉ RTL - Pour Olivier de Mazières, les différentes instances liées à la surveillance des individus radicalisés doivent se réunir régulièrement.

Christophe Pacaud Agnes Bonfillon L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud & Agnès Bonfillon
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Télécharger L'invité du Grand Soir du 26 mars 2018 Crédit Image : PHILIPPE HUGUEN / AFP | Crédit Média : Christophe Pacaud,Agnès Bonfillon | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Pacaud
Christophe Pacaud et Agnès Bonfillon

Après les attaques dans l'Aude perpétrées vendredi 23 mars, de nombreuses questions resurgissent sur le suivi des fichés S. Emmanuel Macron a demandé la convocation dès cette semaine, par les préfets, de l'ensemble des groupes d'évaluation départementale. Une habitude qu'Olivier de Mazières, préfet des Bouches-du-Rhône, a déjà prise.

"Le groupe d'évaluation départemental se réunit chaque semaine pour examiner le profil des personnes radicalisées potentiellement violentes et pour déterminer les modalités de leur suivi", explique-t-il au micro de RTL. Cette réunion regroupe l'ensemble des services de renseignement et les services de gendarmerie, auxquels se sont ajoutés d'autres services : "le renseignement pénitentiaire, la direction du renseignement et des enquêtes douanières, la DRSD, qui dépend de l'armée. Ils peuvent amener des informations pertinentes sur des individus dont la radicalisation mérite d'être prise en compte", présice Olivier de Mazières.

Il est nécessaire de tenir cette réunion de manière hebdomadaire

Olivier de Mazières
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La temporalité de ces réunions est déterminée par chaque préfet, mais "dans de très gros départements, il est évident qu'il est nécessaire de tenir cette réunion de manière hebdomadaire", explique Olivier de Mazières. Pour lui, les autorités municipales doivent être associées à ce type de dispositif car elles ont un grand rôle à jouer dans les premiers temps d'une radicalisation. 

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Dans les Bouches-du-Rhône, le préfet a développé des cellules municipales d'échange sur la radicalisation, "sur des individus qui sont en début de radicalisation (...) Pour ceux qui sont en début de radicalisation il faut un travail préventif, social, d'accompagnement pour permettre de ramener dans le giron de la République des individus qui peuvent encore l'être". 

Les attaques perpétrées dans l'Aude ont réanimé l'inquiétude des attentats en France. "Il faut avoir une vigilance de tous les instants car le passage à l'acte peut avoir lieu à tout moment et à n'importe quel endroit", conclu Olivier de Mazières.

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