3 min de lecture José Anigo

Marseille - Rennes : le Stade Rennais n'a plus le temps de gamberger

PRÉSENTATION- Le Stade Rennais se rendra samedi 22 mars, à 17, sur le terrain de Marseille dans le cadre de la 30e journée de Ligue 1, avec une obligation de résultat.

Philippe Montanier, entraîneur de Rennes
Philippe Montanier, entraîneur de Rennes Crédit : THOMAS BREGARDIS / AFP
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et AFP

Habitué à la première moitié de tableau ces dernières années, le Stade Rennais est cette fois au bord de la catastrophe industrielle,  seulement trois points devant la zone de relégation, avant de se déplacer à Marseille samedi 22 mars (17h) à l'occasion de la 30e journée de Ligue 1. 

Cette saison, Rennes n'est donc plus ce club qui s'effondrait le printemps venu dans la course à l'Europe: trois défaites de suite ont réduit sa marge sur la zone de relégation de neuf unités, au soir d'une victoire à Nantes il y a un  mois (3-0), à trois actuellement

Un équipe pas calibrée pour jouer le maintien

"Le classement de Rennes, oui c'est une surprise. Ils ont un bon coach (Philippe Montanier), les voir là c'est quand même pas normal", estime l'entraîneur de l'OM José Anigo, qui devra se battre pour ne pas voir ses hommes termine en roue libre la saison. Valenciennes, premier relégable, reçoit l'AC Ajaccio, lanterne rouge, quelques heures après ce périlleux déplacement au Vélodrome où les Marseillais voudront se racheter de leur défaite contre Nice, il y a deux semaines (0-1), et ne pas laisser définitivement filer leur objectif européen. 

Le calendrier à venir a de plus de quoi effrayer puisque le Stade Rennais, seule équipe à avoir perdu chez les trois relégables (Ajaccio, Sochaux et Valenciennes), se déplacera ensuite à Bordeaux, Saint-Étienne, Paris et Reims, et recevra Monaco. Le club de la famille Pinault, 8e budget du Championnat, ne semble pour autant pas vraiment trembler à l'idée de retrouver une L2 quittée il y a 20 ans, et de subir le même sort que Monaco et Lens (en 2011), ou Auxerre (en 2012), rétrogradés alors qu'ils semblaient durablement installés dans l'élite.

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"On n'y pense pas (à la L2), car ce qui est important aujourd'hui c'est comment faire pour prendre des points", explique Montanier qui, arrivé l'été dernier auréolé du titre de meilleur entraîneur de la Liga, ne s'attendait pas à vivre une saison aussi compliquée, fût-elle d'emblée annoncée de transition.

Tout vas très bien...madame la Marquise ?

"On est soucieux, mais confiant aussi car cette équipe a du potentiel, qu'elle n'arrive pas à exprimer systématiquement car on est irréguliers. On n'est pas non plus aveugles de la situation, forcément difficile", ajoute-t-il. Plus que la spirale négative de son équipe, qui n'a gagné que deux matchs de Championnat depuis le début 2014, il préfère retenir la "bonne atmosphère de travail au sein du groupe et du club" et l'attitude de joueurs qui "ne lâchent pas et s'impliquent".

Le milieu de terrain Abdoulaye Doucouré tient également à dédramatiser: "On sait qu'on est en danger, c'est indéniable. Après, beaucoup de personnes disent  que sur le terrain les joueurs sont abattus ou qu'ils ne montrent pas l'envie (de se maintenir). Mais on a toujours cette envie, et avant les matchs on se prépare comme il faut. Cela va finir par tourner et on va relever la tête."

Montanier a durci son discours

Montanier, qui ne ressent pas de pression particulière ("elle est permanente"), a pourtant tenté plusieurs choses pour sortir de l'ornière. Il a d'abord obtenu de ses dirigeants une rallonge de 8 millions d'euros, au mercato hivernal, pour renforcer son effectif par trois arrivées (Grosicki, Ntep et Toivonen). Il a ensuite, la semaine dernière, emmené le groupe en stage à Dinard (Ille-et-Vilaine) afin de "resserrer les liens" et "casser la routine", une mise au vert qui n'a pas porté ses fruits puisque les Rennais ont été battus dans la foulée par Toulouse sur leur pelouse (2-3).

"Il a resserré un peu les boulons. Il fait attention à tout maintenant, aux retards à l'entraînement, sur une action ratée il va être encore plus rigoureux. Il a durci son discours", souligne aussi Doucouré. Des déclarations sereines, mais qui pourraient inquiéter lorsqu'on sait l'état d'esprit spécifique que nécessite la lutte pour le maintien.

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José Anigo Ligue 1 Conforama Olympique de Marseille
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