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Un "projet miteux", "irresponsable", agissement "en dehors de tout cadre" : malgré son revirement sur son projet controversé, Gianni Infantino est taclé de toute part

Le patron de la Fifa a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi abandonner son projet controversé d'ouverture des compétitions internationales organisées par la Fifa à des investisseurs privés. Cette annonce n'a cependant pas apaisé les tensions avec l'UEFA et les autres fédérations.

Gianni Infantino, le patron de la Fifa, en novembe 2025

Crédit : Brendan SMIALOWSKI / AFP

AFP & Justine Audollent

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Un projet qui n'en finit plus de faire réagir. Dans la nuit de vendredi à samedi, Gianni Infantino, le patron de la Fifa, a annoncé le retrait de son projet visant à créer une société, la Fifa Forward Entreprise (FFE), ouverte aux investisseurs privés et chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de l'instance, y compris la Coupe du monde

Pour l'UEFA, l'abandon de ce projet constitue une "victoire pour l'ensemble du football", mais précise qu'il ne doit pas "marquer la fin de l'histoire" : "La tâche consistant à rétablir la confiance dans la Fifa ne fait que commencer", a indiqué l'instance dans un communiqué ce samedi 1er août. 

Elle s'en prend également directement à Gianni Infantino, en affirmant qu'il avait, avant son élection en 2016, prôné la transparence et assuré que l'argent de la Fifa était celui des associations membres. "Il n'a pas tenu ces deux promesses", accuse l'UEFA. Le projet miteux, opaque et fomenté en coulisse qu'il a tenté d'imposer par la force était tout sauf transparent". Jeudi, l'UEFA avait menacé à "l'unanimité" de ne pas participer aux prochaines compétitions de la Fifa, y compris le Mondial, si le projet était mené à terme. 

Un appel à une "mise à plat complète" de la gouvernance d'Infantino

Malgré le rétropédalage de Gianni Infantino, d'autres fédérations n'ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur le patron de la Fifa. Gianni Infantino "a agi de manière unilatérale, sans transparence et, en définitive, de façon irresponsable", a déclaré le président de la fédération allemande, Bernd Neuendorf, tandis que la fédération anglaise a jugé qu'il était "temps de procéder à un examen approfondi et rigoureux de la direction et de la gouvernance de la Fifa pour garantir que le football mondial soit géré de façon transparente". 

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En dehors de l'Europe, les réactions ont été toutes aussi fortes. "Le futur du football mondial doit toujours être organisé autour des consultations appropriées, du dialogue collectif et du respect pour les structures de gouvernance de notre sport", a réagi le président de la Confédération asiatique (AFC), Shaikh Salman. 

La Concacaf, composée de 41 fédérations d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes, qui avait "rejeté la proposition", a quant à elle réclamé une "mise à plat complète" de la gouvernance d'Infantino. Ce projet est "le symptôme d'une gouvernance qui a cessé de placer le football au premier plan" et agit "en dehors de tout cadre et sans transparence, consultation, ni procédure régulière", a ajouté l'instance. 

Après l'annonce, les confédérations africaine et océanienne s'étaient montrées moins critiques, appelant leurs associations membres à "examiner" et à "évaluer" le projet, quand la Conmebol sud-américaine a demandé des précisions, appelant à "placer toujours le football au-dessus de tout autre intérêt". Si le projet avait vu le jour, chacune des fédérations membres de la Fifa aurait pu recevoir une enveloppe exceptionnelle de 20 millions de dollars début 2027 et voir passer sa dotation sur la période 2027-2030 de 8 à 20 millions de dollars. 

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