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PSG : pourquoi Laurent Blanc doit revoir ses plans pour que l'équipe franchisse un palier

DÉCRYPTAGE - Battu 1-0 par le Real Madrid en Ligue des champions, le PSG a montré un condensé de ses défauts qui se voient particulièrement en Ligue 1.

Thiago Silva lors de la défaite du PSG contre le Real Madrid, mardi 3 novembre
Thiago Silva lors de la défaite du PSG contre le Real Madrid, mardi 3 novembre
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon

Un discours d'un positivisme absolu émanait des rangs du Paris Saint-Germain, au soir de la défaite 1-0 contre le Real Madrid en Ligue des champions, mardi 3 novembre. "On a fait notre meilleur match (...) on peut voir du positif pour la suite", a lancé Blaise Matuidi. "On méritait de gagner", a ajouté le président Nasser Al-Khelaïfi. "C'est de bon augure pour la suite", a renchéri Laurent Blanc face aux journalistes. Une satisfaction qui laisserait presque penser que les Parisiens ont réussi à faire le plus dur. Après tout, il est vrai que les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic ont su se procurer bon nombre d'occasions franches, ont encaissé un but étonnant sur une bévue de leur gardien Kevin Trapp et qu'ils ont su largement dominer leur adversaire, surtout en première période.

La réalité du coup de sifflet final est pourtant bien plus sévère : face à une formation madrilène qui a rendu une copie bien médiocre et qui était amputée de trois titulaires incontournables (puis quatre avec la sortie de Marcelo), le PSG n'a pas su s'imposer. "On a prouvé que, quand on a envie, quand on est bien placé, on est capable de mettre en danger n'importe quelle équipe", a nuancé l'entraîneur parisien. Mais à ce niveau de la compétition, ce n'est pas suffisant. Même s'il ne s'agit "que" de la phase de poules, néanmoins importante pour le tirage au sort des huitièmes de finale, il faut savoir gagner ce genre de confrontations contre une telle grande écurie européenne. D'autant plus si cet adversaire n'est pas au meilleur de sa forme.

Les maux de la Ligue 1 resurgissent en Ligue des champions

La vraie satisfaction du match pour les Parisiens vient sans doute de cette domination de tous les instants lors de la demi-heure avant la pause. Mais là encore, cela demeure un peu juste en Ligue des champions où il faut être capable de délivrer un match complet sans pour autant déjouer, Paris a vécu une deuxième période tout de même plus disputée et s'en est remis à plusieurs arrêts décisifs de Kevin Trapp.

Impossible alors de ne pas faire le parallèle avec les performances observées en Ligue 1. Le Paris Saint-Germain a beau être invaincu et être un solide leader du championnat, ses prestations sont loin d'être irréprochables. Elles comportent même tous les maux affichés face au Real, en particulier le manque d'efficacité de son trio d'attaque, l'incapacité récurrente à maintenir un bon niveau de jeu sur 90 minutes et à tuer rapidement des matches comment savent le faire les meilleures équipes européennes. On ne compte plus le nombre de fois où le PSG a battu des équipes inférieures "sans briller" ou encore "sans forcer".

Des retouches à apporter pour rendre l'équipe plus ambitieuse

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Le club de la capitale donne toutefois cette impression d'avoir de plus en plus de mal à accélérer lorsqu'il le faut. Dans plusieurs matches, notamment dans les dernières minutes contre Madrid alors qu'il fallait faire all-in, le porteur de balle se trouve bien souvent dans une situation où le manque de mouvement de ses partenaires est flagrant. Pour espérer franchir un cap, celui des quarts de finale de la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain devra sans doute se forcer à revoir ses exigences de jeu à la hausse. Laurent Blanc pourrait par exemple revoir quelque peu l'animation de son schéma tactique avec un peu plus de tempo et moins de conservation de balle, où les passes verticales manquent cruellement

Ces défauts se retrouvaient dans une moindre mesure dans le FC Barcelone de la fin de l'ère Guardiola. Mais tout était compensé par des talents de la trempe de Lionel Messi. Or, le PSG se trouve actuellement avec Edinson Cavani, toujours pas à sa place sur le côté gauche, et Zlatan Ibrahimovic, dont l'apport est de plus en plus contesté. De quoi peut-être justifier quelques retouches à apporter dans le onze de départ du PSG qui, jusqu'à présent, est presque indiscutable dans l'esprit de Laurent Blanc.

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