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Portugal-Croatie : Cristiano Ronaldo et Luka Modric, duel de Ballons d'or au crépuscule pour repousser leurs adieux à la Coupe du monde

Ex-coéquipiers au Real Madrid, les Ballons d'or portugais et croate, respectivement âgés de 41 et 40 ans, pourraient disputer leur dernier match au Mondial lors du seizième de finale entre leurs deux sélections, jeudi 2 juillet à Toronto.

Cristiano Ronaldo (Portugal) et Luka Modric (Croatie) lors de la Coupe du monde 2026.

Crédit : AFP

Gabriel Joly & AFP

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Les nostalgiques du Real Madrid de Zinédine Zidane ne manqueront cette affiche pour rien au monde. Au crépuscule de leurs carrières, les Ballons d'or Cristiano Ronaldo et Luka Modric s'affrontent à l'occasion de cet alléchant Portugal-Croatie en seizièmes de finale de la Coupe du monde, jeudi 2 juillet à Toronto (vendredi 1h à Paris). Au terme de cette rencontre, l'une de ces deux légendes dira adieu à son rêve de décrocher le graal suprême avec son pays.

À 40 ans, le soyeux milieu croate Luka Modric pourrait annoncer sa retraite dans la foulée, tandis que l'on voit mal le buteur portugais, 41 ans au compteur, étirer sa respectable longévité jusqu'à l'édition 2030, même si elle aura lieu dans son pays (co-organisée avec l'Espagne, le Maroc avec des matchs au Paraguay, en Argentine et en Uruguay).

Au crépuscule de leurs carrières internationales, on se souviendra qu'ils ont partagé tant de titres ensemble au Real Madrid, entre 2012 et 2018 (même si le Croate n'a offert "que" 14 passes décisives en 222 matchs au Lusitanien), dont quatre Ligues des champions. Mais ils ne se feront pas de cadeau au Canada.

Ronaldo, cible des critiques après la deuxième place du Portugal

Jusqu'ici les deux futurs adversaires ont vécu un Mondial assez différent. CR7 (145 buts en 231 sélections) a ainsi joué trois matchs en intégralité. Si son doublé contre l'Ouzbékistan (5-0) a témoigné de sa capacité à toujours être tueur dans la surface, cela n'a pas fait taire les critiques nourries après l'ouverture manquée contre la République démocratique du Congo (1-1), où il n'a pas incarné la moindre menace et a été tenu pour responsable d'annihiler la puissance de feu de son équipe sur le papier avec un entrejeu Vitinha-Joao Neves-Bruno Fernandes.

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Face à la Colombie (0-0), sa Seleçao n'a d'ailleurs pas réussi à rétablir sa situation, devant se contenter de la deuxième place de son groupe, l'envoyant donc sur la route des Vatreni, plutôt que dans une partie de tableau plus abordable.

"J'ai 23 ans de carrière et, à chaque fois que les choses vont bien, on dit que 'c'est Cristiano'. Quand ça va mal, 'il est fini, il est vieux'. Ce sera toujours comme ça", avait lâché l'attaquant d'Al-Nassr, toujours en quête des 1.000 buts en carrière (969), une fois avoir martelé "I'm back" ("Je suis de retour") au coup de sifflet final face à l'Ouzbékistan.

Le quintuple lauréat du Ballon d'or aura donc des choses à prouver s'il veut encore repousser ses limites pour son sixième Mondial, sachant qu'il a marqué dans chacun - un record. Pour sa première participation, en 2006, il avait terminé aux portes de la finale, éliminé par les Bleus. Les trois suivants se sont vite et donc mal finis, et en 2022 il a échoué en quarts de finale face au Maroc, dans la peau d'un remplaçant.

Roberto Martinez, l'actuel sélectionneur, a fait de lui un indéboulonnable de son "onze" de départ, ce qui comble de joie ses nombreux admirateurs dans les stades nord-américains, quitte à froisser les fans portugais. 

Modric a la dynamique pour lui

Avec son numéro 10, Modric est lui monté en puissance à la fois dans les minutes jouées et la qualité déployée, jusqu'à une prestation complète et couronnée d'éloges contre le Ghana (2-1), en clôture du premier tour. "Comme d'habitude, il a été le maestro de l'équipe", s'est incliné le sélectionneur portugais des Black Stars, Carlos Queiroz. "Avec sa manière de se déplacer, il est toujours très difficile de le contrôler".

L'artiste, dont la science du jeu n'est plus à prouver, avait encore du jus à la fin pour délivrer un corner sur la tête de Nikola Vlasic - faisant de lui le passeur décisif le plus âgé de l'histoire en Coupe du monde - et réaliser une dernière intervention, également décisive, dans le temps additionnel.

Au total, il a même "sauvé deux buts, en se battant, en se jetant, et il n'a jamais abandonné", l'a félicité son sélectionneur, Zlatko Dalic. "C'est vraiment un exemple de ce qu'il faut faire, et c'est ça, son caractère, son énergie". "Il essaie de faire de son mieux pour ses adieux avec la Coupe du monde", a souligné le patron de l'équipe au damier, finaliste en 2018, l'année de son Ballon d'or, et troisième en 2022.

Avant cela, il avait lancé son Mondial en étant fautif sur Noni Madueke contre l'Angleterre, ce qui lui avait valu de concéder un pénalty (2-4), puis il s'était montré ensuite légèrement au-dessus du lot lors de la victoire peu convaincante face au Panama (1-0). Si le résultat devait se conformer aux dynamiques des deux capitaines portugais et croate, il ne serait pas étonnant de retrouver celui qui vient de quitter l'AC Milan, libre, pour un huitième de finale contre l'Autriche ou l'Espagne, le 6 juillet à Dallas.


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