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"On s'est fait marcher dessus" : face à Côme, Lens a subi la pire défaite d’un club français en Ligue des champions

Totalement dépassé par la supériorité technique de Côme et surtout resté au vestiaire à la mi-temps, Lens a concédé mercredi 4 novembre un revers humiliant face aux Lombards (9-1), sa troisième défaite consécutive en Ligue des champions et l'une des plus larges de l'histoire de la compétition.

Les Lensois ont perdu 9-1 face à Côme lors de la 4e journée de Ligue des champions, le 4 novembre 2026

Crédit : Francois LO PRESTI / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Une prestation ridicule. Après les bévues face au Sporting Portugal et au Club Bruges, et surtout après la contre-performance dans le derby du nord face à Lille vendredi dernier, les Lensois espéraient relever la tête et engranger de précieux points dans la perspective d'une qualification en barrages mercredi 4 novembre face à Côme en Ligue des champions.

Mais il n'y a rien eu de tout ça. Inoffensifs avec le ballon, les Sang et Or ont été incapables d'enrayer la machine comasque, portée par l'Argentin Nico Paz, buteur, double passeur décisif, et inlassable danger. Et si les Italiens menaient déjà 3 à 0 à la pause, les errements défensifs lensois se sont transformés en apathie généralisée dans une deuxième période cauchemardesque où les joueurs de Yannick Cahuzac ont encaissé six buts pour concéder la plus large défaite d'un club français en Ligue des champions. 

Ce revers cinglant, de huit buts d'écart, égale les deux défaites les plus larges de l'histoire de la C1: les 8 à 0 du Real Madrid face à Malmö en 2015 et de Liverpool face à Besiktas en 2007. Mais le club nordiste est bien la toute première équipe à encaisser neuf buts à domicile dans la compétition. 

On est passé complètement à travers, le seul mot qui me vient en tête c'est l'humiliation.

Yannick Cahuzac, entraîneur de Lens

L'entraîneur de Lens Yannick Cahuzac n'a pu que regretter "l'humiliation" vécue. "Je ne vais pas vous faire de grandes phrases ou de grandes analyses. Il y a un grand score, on est passé complètement à travers, le seul mot qui me vient en tête c'est l'humiliation, il va falloir qu'on se dise les choses et qu'on retrouve un peu de fierté", a déclaré Cahuzac en conférence de presse. 

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"On a laissé beaucoup trop d'espaces face à de tels joueurs. On avait un plan de jeu, on ne l'a pas respecté, on s'est fait marcher dessus", a déploré Ruben Aguilar en zone mixte, se disant "désolé" pour le public du stade Bollaert, qui s'est progressivement vidé au cours de la seconde période. 

"Ça fait partie, malheureusement, d'une carrière. C'est rare, mais on l'a vécu. À nous d'avoir un peu d'amour propre et de fierté", a estimé l'entraîneur lensois, appelant ses joueurs à "relever la tête" dimanche à domicile face à Marseille. "Ce soir, on va rentrer chez nous avec un sentiment de honte, et demain on va aller à l'entraînement pour essayer de se remettre les têtes à l'endroit et montrer dimanche que c'était un faux pas", a souligné Aguilar. 

Des Lensois dominés

Les Lensois ont tenté de mettre Côme sous pression d'entrée et ont été les premiers à frapper au but par Florian Thauvin (2e). Mais les joueurs de Cesc Fabregas ont rapidement fait parler leur aisance technique supérieure pour mettre le pied sur le ballon. Et ils n'ont pas tardé à concrétiser grâce à leur avant-centre Anastasios Douvikas, venu tromper Robin Risser à bout portant dans la surface et inscrire le premier de ses trois buts du soir. 

Alors naissante, la domination des Lombards n'a fait que s'accentuer au fil des minutes. Gênés par les permutations incessantes au cœur du jeu comasque, les Sang et Or ont un temps sorti la tête de l'eau au quart d'heure de jeu. Mais la tête de Matthieu Udol a fui le cadre (14e) et l'arbitre Rohit Saggi s'est ravisé après avoir accordé un penalty aux Lensois, Maxence Caqueret ayant dévié le ballon du torse plutôt que de la main (17e). Malheureusement pour les Artésiens, l'accalmie n'a pas duré. Risser s'est employé à deux reprises devant l'insaisissable Nico Paz (24e, 29e), avant de céder, abandonné par sa défense. Après un nouveau bon travail de l'Argentin, Michal Skoras a lâché le marquage dans la surface sur Alex Valle, qui a pu tranquillement remiser pour le doublé de Douvikas (32e). 

Le public a quitté le stade dès l'heure de jeu

Si Franjo Ivanovic a buté sur Jean Butez dans la foulée (34e), les Sang et Or ont progressivement baissé de rythme avec comme sans ballon et n'ont pu que constater le monde qui les sépare de Côme sur le troisième but. Après une sortie de balle époustouflante, Nico Paz a été trouvé seul à l'angle de la surface et a profité d'une incompréhension entre Udol et Kyllian Antonio pour s'avancer vers le but et fusiller Risser (40e). 

Les entrées de Mezian Mesloub et de Saud Abdulhamid n'ont rien changé. Pire, les Lensois sont totalement sortis de leur match. Après un quatrième but de l'international français Lucas Da Cunha, à la conclusion d'un une-deux d'école avec Paz (47e), les Italiens ont continué d'empiler les buts (53e, 57e, 62e, 69e) face à des Artésiens qui avaient totalement lâché. 

Alors que le stade Bollaert a commencé à se vider dès l'heure de jeu et tandis qu'une partie du public s'est mis à entonner des "Olé" quand Côme faisait tourner le ballon, Ruben Aguilar a anecdotiquement réduit la marque à la 65e minute avant un nouveau but concédé par Lens dans le temps additionnel. La marche était assurément trop haute. Mais l'attitude des Lensois en seconde période pourrait laisser des traces. 

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