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Le Marseillais Timothy Weah au duel avec les Parisiens Khvicha Kvaratskhelia et Warren Zaïre-Emery lors du Trophée des champions à Doha, le 8 janvier 2026.
Crédit : Yasser AL ZAYYAT / AFP
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Voilà un constat bien paradoxal avant la grande affiche du championnat. Si l'Olympique de Marseille accueille son plus grand rival sur une série de quatre défaites consécutives dans un début de saison catastrophique, le Paris Saint-Germain est pourtant celui qui a le plus à perdre avant le premier Classique de cette Ligue 1 2026-27, dimanche 20 septembre au Vélodrome (20h45).
Contre-intuitif ? Surtout logique au vu de la situation des Phocéens, après quatre journées. Aussi vrai qu'on a peu à perdre lorsqu'on a déjà pas grand chose, l'OM n'a rien à attendre de ce rendez-vous, quand bien même un résultat lui mettrait un peu de baume au cœur. Depuis son succès retentissant en ouverture de la saison contre Strasbourg (4-0), le club a enchaîné des revers à Monaco (1-2), contre le Paris FC (3-2), à Rennes (0-1) et sur le terrain de Besiktas jeudi en Ligue Europa (1-4) avec une équipe remaniée témoignant de ses faibles ambitions - ou réalistes, c'est selon - sur la scène continentale.
Après un été qui l'a vu peiner sur le marché des transferts, ne réalisant aucun achat et devant céder la plupart de ses titulaires (Mason Greenwood, Geronimo Rulli, Facundo Medina, Leonardo Balerdi, Quinten Timber, Pierre-Emerick Aubameyang) au vu du marasme financier sanctionné par la DNCG et l'UEFA, que le propriétaire américain Frank McCourt n'est justement plus décidé à résorber en remettant au pot, Marseille est morose. Presque résigné même, à l'image de son néo-entraîneur Bruno Genesio.
"Ce ne sont pas les meilleurs moments de ma carrière. Ce n'est pas forcément ce dont je rêvais", a résumé le coach passé par Lyon, Rennes et Lille, après avoir vu son équipe s'écrouler complètement en seconde période en Turquie, dans des proportions encore pires sur le plan physique qu'en Bretagne, quelques jours plus tôt. "Mentalement, c'est difficile", "on a essayé, on a tenté des choses, mais c'est insuffisant", "on a eu beaucoup de manques", "en fin de match, c'est un peu du n'importe quoi à tous les niveaux", a-t-il encore lancé, pêle-mêle, toujours plus désolé, reconnaissant néanmoins sa responsabilité.
Dans ce contexte et face à la mansuétude dont font actuellement preuve les supporters, les conséquences d'une nouvelle défaite attendue s'annoncent, de prime abord, assez limitées, tant qu'elles n'entrent pas dans des dimensions semblables à celles du dernier affrontement de février (5-0 au Parc, un record). Trop justes face à des adversaires au-dessus de son niveau, l'OM devra surtout prendre des points contre Troyes, Angers et Le Havre après la trêve pour s'éloigner de la zone rouge.
Aussi, le PSG n'a pas le droit à l'erreur, alors que l'écart semble immense, tant l'ennemi de la Méditerranée est accablé. Pour les doubles champions d'Europe, pointer à huit points de la tête du classement ne sera pas viable très longtemps, bien que leur début de saison poussif ne semble pas rédhibitoire pour le titre. Tenu en échec à Rennes (2-2) et Lille (2-2), battu par Monaco (1-2) et seulement petit vainqueur à Brest (0-1), le club de la capitale espère lancer une belle dynamique en prouvant une nouvelle fois sa capacité à élever son niveau lorsque le rendez-vous le requiert, lui qui a déjà activé le mode Ligue des champions contre le Slovan Bratislava (6-1).
"Aucun favori dans un Classique ! On est habitué à être l'équipe favorite qui peut parfois perdre ces matches", a assuré le coach Luis Enrique, entre la caricature et la langue de bois. "Il n'y aura aucun joueur relaxé, c'est impossible pour un joueur du PSG avant un Classique. [Ils seront] peut-être beaucoup excités car ce type d'environnement te donne plus de motivation que d'habitude", a-t-il estimé vendredi en conférence de presse, jugeant "difficile de savoir ce qu'on doit attendre" de l'OM, qui va vraisemblablement retrouver ses cadres d'entrée avec Nayef Aguerd, Igor Paixao et Amine Gouiri.
Sans ses supporters une nouvelle fois interdits de déplacement sur la Canebière, Paris devrait aligner une équipe-type avec notamment ses candidats au Ballon d'or Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia et Fabian Ruiz. De quoi lui garantir quelques certitudes, en dépit d'un Achraf Hakimi touché à la cuisse droite au dernier match et incertain.
Cette fois, il n'y aura pas de couronnement en simultané d'un joueur parisien lors d'une cérémonie au théâtre du Châtelet pour faire passer la pilule d'une éventuelle contre-performance, contrairement à l'an passé (0-1). Autrement dit, la victoire est obligatoire pour (se) rassurer, ne pas accumuler trop de retard en championnat et surtout s'éviter une litanie de débats déplaisants pendant une longue fenêtre internationale.
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