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Malick Fofana (ex-OL), Quinten Timber (ex-OM), Ayyoub Bouaddi (ex-Lille) et Mathias Fernandez-Pardo (ex-Lille).
Crédit : AFP
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Le mercato de Ligue 1, qui s'est achevé mardi 1er septembre à 19h59 dans le sens des arrivées, a été principalement animé par le PSG qui n'a jamais autant vendu, cédant notamment Bradely Barcola à Liverpool (environ 145 millions d'euros). Mais il a aussi été marqué par un dégraissage quasi général, ordonné par les finances exsangues du football français.
La tendance de cet été est nette : les 18 clubs de l'élite française ont bien plus vendu qu'acheté. Selon le site spécialisé Transfermarkt, la balance affiche plus de 1,2 milliard d'euros de ventes, pour plus de 600 millions d'acquisitions.
Les caisses des clubs du championnat se sont donc remplies et elles en avaient bien besoin. La réalité financière du football français, dont la santé inquiète depuis quelques années notamment en raison de droits TV trop faibles pour soutenir l'économie du championnat, contraint de toute façon les clubs à se montrer de moins en moins dépensiers. "C'est complètement vital. Tout le monde souhaite que cette ère se termine un jour, c'est-à-dire que la France ne soit plus simplement le vivier des talents qui vont partir ailleurs. Mais dans l'état actuel des finances des clubs français, on ne voit pas d'éclaircie", explique l'économiste du sport Jean-Pascal Gayant à RTL.
Mais tous ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Le club parisien double champion d'Europe enregistre la plus grosse part de ces transactions hexagonales, tout en parvenant au passage à récupérer un pactole non négligeable. Le PSG a déboursé un peu plus de 150 millions d'euros pour faire venir Maghnes Akliouche (50 millions d'euros), Ferran Torres (45 millions), Mika Godts (45 millions) et l'international français Lucas Digne (7 millions). Mais les ventes de Barcola, Gonçalo Ramos (74 millions, AC Milan), Ibrahim Mbaye (55 millions, Aston Villa), Randal Kolo Muani (38 millions, Juventus) et Kang-In-Lee (35 millions, Atlético) lui ont rapporté plus du double.
Paris savait acheter, et était même parfois raillé pour son niveau de dépenses depuis l'arrivée des propriétaires qataris de QSI. Il sait désormais vendre, et signe son meilleur mercato au plan financier, établissant son nouveau record de ventes avec près de 340 millions d'euros encaissés.
Au registre des départs, Lille s'est lui aussi bien débrouillé en cédant pour 100 millions d'euros le Marocain Ayyoub Bouaddi, 18 ans, sans doute l'un des futurs cracks du football mondial transféré à Manchester City. Mardi, le Losc a aussi cédé son attaquant belge Matias Fernandez-Pardo, parti à Newcastle pour plus de 60 millions d'euros.
Mais si le championnat de France ressort bénéficiaire financièrement de cet été, il s'est clairement amoindri sportivement, à l'image des deux Olympiques par exemple.
Marseille est au régime sec : son propriétaire Frank McCourt n'a pas sorti son chéquier cet été et les dirigeants, sous surveillance étroite de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG, le gendarme financier du football français), étaient contraints de vendre pour espérer recruter, ce qu'ils n'ont finalement pas pu faire.
Car l'OM s'est au final peu délesté, ne réalisant que deux ventes importantes, avec les départs de Mason Greenwood pour Fenerbahçe (39 millions) et de Facundo Medina pour Leverkusen (23 millions), en plus des départs de quelques gros salaires (Pierre-Emerick Aubameyang, Géronimo Rulli, Leonardo Balerdi). Un doute a plané sur le départ du meilleur joueur encore présent dans l'effectif, Igor Paixao, courtisé un temps par Sunderland, mais l'entraîneur Bruno Genesio va conserver le groupe avec lequel il a débuté la saison, avec pour seule perte Quinten Timber (Crystal Palace).
À Lyon, la fin de mercato n'est pas plus riante puisque le club a perdu ses deux ailiers stars, les meilleures valeurs marchandes du club, durant l'été : Afonso Moreira (environ 30 millions, Bayer Leverkusen) et Malick Fofana (35 millions, Sunderland), au cœur d'une saga folle mardi qui l'a vu se mettre d'accord avec Arsenal et Crystal Palace, avant que son clan et ses agents de la société Roc Nation n'optent pour les Black Cats.
Si Ainsley Maitland-Niles a quitté le club sur le gong (3,5 millions, Everton) et que le recrutement du Japonais de Reims Keito Nakamura sur l'aile peut encore intervenir comme joker, son objectif de ventes n'est toutefois pas atteint : Nicolas Tagliafico, Ruben Kluivert et Pavel Sulc étant par exemple toujours à Lyon, ce qui a bloqué l'arrivée du milieu international tricolore Youssouf Fofana en prêt.
In fine, Lens, dauphin du PSG la saison dernière, s'est lui montré plutôt malin. Après s'être séparé de Mamadou Sangaré, parti pour Brentford (48 millions), il a ensuite saupoudré son effectif de quelques arrivées plutôt bon marché, mais a surtout parfaitement profité des soldes en obtenant le prêt du défenseur international Jean-Clair Todibo, en provenance de West Ham.
Rennes intègre lui aussi la liste des clubs sérieux et économes. Grâce à la vente - annoncée dès février et officialisée début juillet - de Jérémy Jacquet à Liverpool pour plus de 60 millions d'euros, le club breton sort dans le vert de cette période transactionnelle avec près de 50 millions de bénéfices.
Strasbourg se distingue également. Le club alsacien s'est séparé de plusieurs joueurs dont Diego Moreira, Valentin Barco, Julio Enciso et Guéla Doué, les quatre lui rapportant autour de 150 millions d'euros. Dans le même temps, il s'est offert plus d'une dizaine de recrues dont le défenseur Karim Coulibaly en provenance de Brême. Un chassé-croisé à l'issue duquel le Racing a dégagé plus de 100 millions d'euros.
Quant à Monaco, ses deux belles cessions - Lamine Camara à Chelsea et Folarin Balogun à Everton - ont toutes les deux échoué dans le money time, mardi.
Hors PSG, six clubs - seulement un tiers du championnat - ont acheté au moins un joueur à 10 millions d'euros ou plus. Une somme aujourd'hui quasi dérisoire sur le marché des transferts européens.
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