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Lyon-Besiktas : l'attitude présidentielle de Jean-Michel Aulas

REPLAY - La presse revient vendredi 14 avril sur l'attitude du président du club lyonnais face aux affrontements entre supporters lyonnais et stambouliotes.

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Lyon-Besiktas : l'attitude présidentielle de Jean-Michel Aulas Crédit Image : KONRAD K./SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

Faire de la politique c'est aussi cela : prendre une foule à bras-le-corps, regarder le peuple, son peuple, les yeux dans les yeux, sans intermédiaire, et lui faire entendre raison. C'est ce qu'a fait le président du club de football l'Olympique Lyonnais selon les mots à lire sur le site de So Foot. "Bravo Mister Président", écrit Alexandre Doskov qui rend hommage à l'attitude exemplaire de Jean-Michel Aulas, hier soir, lors du match OL - Besiktas. Les violences entre supporters font la une de L'Équipe qui parle du retour de la peur et de dégoût. 

Mais So Foot retient ce matin une image : au milieu du chaos, alors que sa pelouse était envahie, que ses stadiers étaient dépassés par le flot de supporters, et que le match menaçait de ne jamais commencer, Jean-Michel Aulas est sorti de sa tribune présidentielle, et il est descendu dans l'arène pour ramener le calme, tel un berger ramenant son troupeau, tel un chef d'État utilisant l'article 16 de la Constitution pour mettre fin au chaos. Une fois le calme revenu, Jean-Michel Aulas est allé se planter au virage Sud, au beau milieu des supporters  et a attendu avec eux le début du match. Qui imagine Nasser venir haranguer des ultras parisiens avant de les accompagner en virage Auteuil après un envahissement de terrain ? "Le pouvoir présidentiel, c'est aussi cela, écrit So Foot, mettre ses couilles sur la table quand il le faut. La vraie marque d'un vrai président", conclut Alexandre Doskov.

Et en politique ?

 Tout l'enjeu de ces derniers jours de campagne est résumé en une de La Provence : "coincés dans les logiques de communication, les candidats ne savent plus comment se démarquer, le risque c'est la boulette", écrit le journal... Une boulette comme celle commise par deux des porte-parole de Jean-Luc Mélenchon qui ont eu l'air de découvrir, lors d'une interview télévisée, un des engagements de leur candidat : l'adhésion à l'alliance bolivarienne. "La drôle d'alliance de Mélenchon", comme titre Le Parisien/Aujourd'hui en France. "C'est quoi cette alliance bolivarienne ?", demande ce matin le site du Huffington Post, qui publie la carte de cette ALBA, fondée il y a 13 ans par Hugo Chavez et Fidel Castro. C'est un pacte économique, culturel et social  qui compte aujourd'hui 13 États membres, dont l'Équateur et la Bolivie, mais aussi des pays observateurs comme la Russie, la Syrie et l'Iran. 

"Difficile, écrit le Huffington Post, d'imaginer ce que la France gagnerait à une telle association avec des nains économiques ou des pays pauvres". "Sans parler, ajoute le Huffington Post de l'éloignement géographique qui compliquerait toute coopération stratégique ou commerciale". L'Alliance bolivarienne a sa propre monnaie commune virtuelle réservée aux banques centrales, baptisée le sucre. Au final, il y a boire et à manger dans les programmes des candidats, il suffit de savoir les lire.

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"Êtes-vous sûr de votre choix ?" Question posée par la revue Le 1 cette semaine. Parmi les contributeurs, la romancière Geneviève Brisac qui fait l'éloge des indécis. "Ils sont, dit-elle, des cailloux dans les chaussures trop bien cirées, leurs scrupules freinent la folle marche du monde". Un peu plus loin, le philosophe Gaspard Koenig s'en prend lui aux indécis qui finiraient par voter blanc et nous conte la fable de l'âne de Buridan : un âne ayant autant faim que soif se retrouve à égale distance d’une botte de foin et d’un seau d’eau. Boire ou manger... il se laissera mourir d'inanition, faute de pouvoir choisir. "Chers indécis, écrit Gaspard Koenig, ne faites pas les ânes, la dignité de notre espèce vous impose dans le secret de l'isoloir de faire un geste décisif. La démocratie, aussi décevante qu'elle soit parfois, mérite mieux que des braiments protestataires".
 
La Croix lance également un appel ce matin aux électeurs modérés. "Il apparaît aujourd'hui impossible d'exclure un second tour Mélenchon-Le Pen", constate Guillaume Goubert, une perspective inouïe où l'avenir de la France serait déterminée par deux expressions protestataires. Il reste une semaine aux électeurs modérés pour se mobiliser et empêcher que leur voix ne soit exclue du second tour. Le 24 avril, il sera trop tard. François Fillon et  Emmanuel Macron ont aussi une responsabilité importante, ils doivent attirer l'attention des citoyens sur le danger que représentent les solutions extrémistes.

Et la viande dans tout ça ?

En kiosque cette semaine, Marianne revient sur un des sujets qui a animé cette campagne, la cause animale, avec cette question : les carnivores sont-ils des salauds ? Peut-on manger de la viande sans mauvaise conscience ? Le magazine met face à face deux philosophes qui s'intéressent à la condition animale, mais l'une est végétarienne, l'autre non. Elles n'ont pas réussi à se mettre d'abord, mais ont livré un débat passionnant,   celle qui n'est pas végétarienne raconte qu'elle ne s'explique pas pourquoi elle mange de la viande tout en étant bouleversée par la condition animale.

Un vrai sujet avant de déguster l'agneau de Pâques, et un sujet qui agite d'ailleurs ce matin l'Italie. Les journaux locaux, indiquent le site de Courrier international, rapportent que les Italiens ont découvert un clip de campagne "À Pâques, choisissez la vie, choisissez l'option végé"', une campagne pour épargner les agneaux. Et qui est donc la star du clip, biberon en main, et petit agneau dans les bras ? Silvio Berlusconi, bien sûr. Par conséquent, depuis hier, tous les politiques en Italie se sentent obligés de se prononcer : oui ou non, allez-vous manger du gigot...

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