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Metz-Lyon : "C'est comme si la justice avait condamné le Bataclan", pour Bernard Serin

Le président du FC Metz a vivement réagi après les sanctions infligées à son club, suite aux jets de pétards contre Anthony Lopes (OL).

Bernard Serin, le président du FC Metz
Bernard Serin, le président du FC Metz
Eléanor Douet & AFP

"J'oserais presque vous dire que c'est, en l'occurrence, comme si, il y a quinze mois, la justice avait condamné le Bataclan". Dans une allusion à la salle de spectacle parisienne où une attaque terroriste a fait 90 morts le 13 novembre 2015, le président de Metz (L1) Bernard Serin a fustigé vendredi 6 janvier les sanctions prononcées contre son club jeudi pour des jets de pétards. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a infligé un retrait de deux points au club mosellan pour des jets de pétards sur le gardien de Lyon Anthony Lopes le 3 décembre dernier en Ligue 1, une rencontre interrompue à cause de ces incidents et qui sera rejouée à huis clos, à une date qui n'a pas encore été fixée.

"Je suis scandalisé par cette décision injuste, incompréhensible et surtout dangereuse parce qu'elle donne encore plus de pouvoir aux supporteurs d'influer sur le résultat des matches", a affirmé en conférence de presse M. Serin, qui s'en est pris violemment à la LFP. "La Ligue a choisi de punir le FC Metz, qui n'est qu'une victime dans cette histoire car elle ne peut pas atteindre elle-même les vrais coupables que le FC Metz, lui, a atteint, et qui sont aujourd'hui dans l'attente de leur procès", a-t-il lâché.

En raison de la sanction, Metz recule d'un rang au classement et se retrouve par conséquent avant-dernier de Ligue 1 avec dix-sept points. "Depuis ce matin j'ai de nombreux appels de collègues présidents de club, qui me disent leur solidarité, leur indignation. Je n'ai pas encore décidé de faire appel. Je souhaite voir monter encore cette solidarité car c'est un problème collectif : le football français va-t-il accepter d'être l'otage de supporteurs ou de pseudo-supporteurs qui peuvent manipuler le résultat d'un match ?", a-t-il insisté.

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