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"Je suis Italien de naissance" : un proche de Donald Trump demande à la Fifa de remplacer l'Iran par l'Italie à la Coupe du monde

L'émissaire de Donald Trump, Paolo Zampolli, a expliqué au "Financial Times" avoir suggéré ce scénario à Gianni Infantino, alors que la participation de la sélection iranienne est toujours incertaine.

Le président américain Donald Trump et Gianni Infantino, président de la FIFA, le 28 août 2018

Crédit : MANDEL NGAN / AFP

AFP - édité par Gabriel Joly

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Un émissaire de Donald Trump a demandé à la Fifa de remplacer l'Iran par l'Italie lors de la prochaine Coupe du monde cet été, a-t-il affirmé au Financial Times, alors que la guerre fait planer le doute sur la participation iranienne. Paolo Zampolli a confirmé avoir suggéré l'improbable scénario au président américain et à Gianni Infantino, président de la Fifa.

"Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion", a-t-il déclaré, après la troisième élimination consécutive de l'Italie en barrages de la compétition contre la Bosnie-Herzégovine (1-1, 4-1 t.a.b). Ces dernières semaines, Gianni Infantino assure pourtant que l'Iran disputera la Coupe du monde, organisée conjointement aux États-Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet.

"L'Iran sera à la Coupe du monde" et disputera comme prévu ses matchs du premier tour sur le sol des États-Unis, avait-il affirmé à l'AFP fin mars en marge d'un match amical de la Team Melli en Turquie. "L'Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer", avait-il encore affirmé mi-avril lors d'une conférence économique organisée par la chaîne de télévision CNBC à Washington, tout en espérant une "situation pacifique" au Moyen-Orient l'été prochain.

"Les matchs seront où ils doivent être, selon le tirage au sort"

La sélection iranienne doit disputer ses trois matchs du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l'Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona. Au début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l'Iran avait évoqué un "boycott" de la compétition, avant de demander à la Fifa de déplacer ses rencontres au Mexique.

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Sur ce point, "les matchs seront où ils doivent être, selon le tirage au sort", avait déclaré à l'AFP le patron du foot mondial, dont la connivence explicite avec Donald Trump a suscité quelques critiques.

Le règlement de la Fifa confère à l'organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe, en l'occurrence l'Iran, devait se retirer. Cette "proposition" intervient aussi alors que la Première ministre italienne Giorgia Meloni, l'une des plus proches alliées de Trump sur le Vieux Continent, a récemment pris ses distances avec Israël et les États-Unis, s'attirant les foudres du président Donald Trump.

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