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Gennaro Gattuso abattu après la défaite de son équipe lors du match de qualification pour la Coupe du monde opposant l'Italie à la Norvège, au stade San Siro, à Milan, le 16 novembre 2025.
Crédit : Stefano RELLANDINI / AFP
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La sélection italienne est un champ de ruines après son échec à se qualifier pour le Mondial 2026. Trois jours après sa défaite aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages (1-1, 1-4 t.a.b.), le sélectionneur Gennaro Gattuso a démissionné vendredi 3 avril, imitant ainsi le président de la Fédération et Gianluigi Buffon, le manager des Azzurri.
"La Fédération italienne de football et Gennaro Gattuso ont résilié d'un commun accord le contrat qui liait l'entraîneur calabrais à la sélection nationale italienne. La FIGC remercie Gattuso et tout son staff pour le sérieux, le dévouement et la passion dont ils ont fait preuve au cours des neuf derniers mois et leur adresse ses meilleurs vœux de réussite pour la suite de leur carrière", a indiqué la Fédération italienne dans son communiqué.
"Le cœur lourd, sans avoir atteint l'objectif que nous nous étions fixé, je considère mon expérience sur le banc de la Nazionale comme terminée", a de son côté expliqué Gattuso, cité dans le communiqué. "Le maillot azzurro est le bien le plus précieux qui existe dans le football. Ce fut un honneur de pouvoir diriger la Nazionale et de le faire avec un groupe de garçons qui ont montré de l'engagement et un véritable attachement au maillot", a-t-il ajouté.
Le coach de 48 ans passé par l'OM était en poste depuis juin 2025. Il avait succédé à Luciano Spalletti, démis de ses fonctions après la déroute de l'Italie contre la Norvège (3-0), en ouverture des éliminatoires pour la Coupe du monde. Son bilan à la tête de l'Italie en fait statistiquement le meilleur sélectionneur de l'histoire avec, en huit rencontres, six victoires (85,7% de victoires), un nul et une défaite, pour 22 buts marqués et dix encaissés.
Mais l'ancien milieu de terrain de l'AC Milan, membre de l'équipe d'Italie sacrée championne du monde en 2006, a échoué dans sa mission qui était de qualifier l'Italie pour sa première Coupe du monde depuis 2014, après les échecs, déjà en barrages, pour 2018 et 2002.
Les Azzurri, en infériorité numérique peu avant la pause, se sont inclinés, mardi à Zenica et ses choix pour réorganiser sa défense après l'exclusion d'Alessandro Bastoni à la 42e minute, ont été critiqués car son équipe a été reprise malgré l'ouverture du score de Moise Kean. Sa décision de faire du jeune et inexpérimenté Francesco Pio Esposito son premier tireur dans la séance de tirs au but, a également surpris.
Pour le remplacer, la presse italienne cite les noms d'Antonio Conte, qui a déjà été sélectionneur de la Nazionale (2014-16) et est sous contrat avec Naples, et de Massimiliano Allegri, actuel entraîneur de l'AC Milan. Il faudra attendre au moins trois mois pour connaître le nom du nouveau sélectionneur, qui sera le quatrième en moins de trois ans, après Roberto Mancini (2018-23), Spalletti (2023-25) et Gattuso (2025-26). La Fédération italienne n'a en effet plus de président après la démission de Gabriele Gravina ce jeudi et l'élection de son successeur est programmée le 22 juin prochain.
Les prochains rendez-vous de l'Italie sont programmés en juin avec deux matches amicaux contre des adversaires encore à déterminer. Mais il semble aujourd'hui que le mal soit profond pour une Italie déclassée, qui doit co-accueillir l'Euro 2032 avec la Turquie. À ce titre, le sujet des stades transalpins fait d'ailleurs l'objet de crispations, le président de l'UEFA Aleksander Ceferin ayant qualifié, en mai dernier, de "honteux" l'état des enceintes.
L'Italie doit proposer dans le cours de l'année cinq stades pour les matches du tournoi. "Les responsables politiques italiens devraient peut-être se demander pourquoi les infrastructures footballistiques italiennes sont parmi les pires en Europe", en a-t-il remis une couche cette semaine. "J’espère que les infrastructures seront prêtes. Si ce n’est pas le cas, on ne se jouera pas en Italie", a-t-il menacé. Plus que jamais une refonte complète de sa stratégie fédérale mérite d'être posée.
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