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France-Brésil : une affiche cinq étoiles pour "se jauger" à deux mois de la Coupe du monde

Partis en tournée aux États-Unis, les Bleus défient la Seleção de Carlo Ancelotti et Vinicius Jr jeudi 26 mars au Gillette Stadium, près de Boston. L'occasion de prendre confiance et de tester quelques associations pour Didier Deschamps.

Les attaquants français Kylian Mbappé et brésilien Vinicius Jr.

Crédit : AFP

AFP & Gabriel Joly

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À deux mois et demi du coup d'envoi de la Coupe du monde, l'équipe de France s'offre un avant-goût du plus grand tournoi planétaire en se mesurant en amical à un adversaire de prestige, le Brésil, pour lancer en grande pompe sa tournée américaine jeudi 26 mars à Foxborough, près de Boston. Certes, la Seleção n'est pas au mieux de sa forme. Mais se frotter à elle n'est jamais anodin et les Bleus ne pouvaient pas rêver d'une meilleure affiche - plus vue depuis 11 ans - pour s'étalonner en vue du Mondial disputé aux États-Unis, au Mexique et au Canada (11 juin-19 juillet).

Affronter les quintuples champions du monde brésiliens, c'est forcément convoquer les grandes heures du football et ces duels épiques qui ont écrit les plus belles pages de l'histoire de la discipline. Pêle-mêle ? La demi-finale de la Coupe du monde 1958, la samba de Zinédine Zidane lors du quart de finale de 2006, la folie de Guadalajara en 1986, le coup franc de Roberto Carlos en 1997 et bien entendu la finale de 1998 ayant sacré pour la première fois les Tricolores… De quoi donner une saveur particulière à ce choc, même s'il est dénué d'enjeu.

La motivation ne manquera donc pas des deux côtés avec la ferme volonté de marquer des points, au moins psychologiques, dans l'optique du Mondial. Et ce, dans un Gillette Stadium garni de plus de 60.000 personnes, où il s'agira de prendre ses marques avant de le retrouver le 26 juin pour le troisième match de poule, face à la Norvège d'Erling Haaland.

"Le Brésil, c'est la plus grande nation du foot. C'est incroyable de jouer contre eux, c'est une équipe qui peut gagner la Coupe du monde, c'est bien de se jauger contre eux", a expliqué Kylian Mbappé, installé depuis mardi avec ses coéquipiers à l'hôtel Four Seasons de Boston qui leur servira de camp de base durant le Mondial.

Des doutes à lever et un record à aller chercher pour Mbappé

Le capitaine des Bleus, qui doivent arborer leur nouveau maillot vert menthe, a l'habitude d'être sous le feu des projecteurs mais il le sera d'autant plus qu'il revient à peine de près d'un mois d'arrêt pour cause d'entorse du genou gauche. S'il estime que son pépin physique est "derrière" lui, "Kyks" - entré en fin de rencontre avec le Real Madrid le 17 mars en Ligue des champions sur la pelouse de Manchester City (2-1) puis dimanche en Liga lors du derby madrilène face à l'Atlético (3-2) - n'a plus débuté une partie depuis le 21 février et devra donc rassurer sur son état.

On guettera aussi son association avec Ousmane Dembélé, dont la dernière titularisation en équipe de France date de juin en demi-finales de la Ligue des nations contre l'Espagne (défaite 5-4).

Le Parisien est devenu entre-temps Ballon d'Or et a changé de dimension mais il lui reste encore à devenir un leader offensif en bleu aux côtés de l'incontournable Madrilène, deuxième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (55 buts), à seulement deux petites unités du détenteur du record Olivier Giroud.

Les deux compères ont la capacité de faire souffrir des Brésiliens loin d'être souverains et privés de plusieurs joueurs majeurs, tous blessés (Rodrygo, Bruno Guimarães, Alisson, Gabriel Magalhaes, Alex Sandro, Marquinhos), si bien que le relativement peu connu défenseur de Flamengo, Léo Pereira, fera ses débuts internationaux en charnière, à 30 ans.

Au Brésil, de la motivation pour faire oublier les absents

Un signal de plus que l'arrivée aux commandes de Carlo Ancelotti il y a un peu moins d'un an n'a pas encore permis au Brésil de retrouver son statut d'ogre sur le continent sud-américain (élimination en quart de finale de la Copa América en 2024, 5e des qualifications au Mondial) et a été largement dépassée par son grand rival argentin, champion du monde en titre.

Le célèbre technicien italien, qui vivra sa première Coupe du monde en tant que sélectionneur, s'échine pour l'instant en vain à créer un collectif digne de ce nom et le suspense lancinant autour de la condition physique de Neymar, non retenu pour cette fenêtre internationale, pollue également l'environnement de l'équipe aux cinq étoiles.

Mais en dépit de leurs déboires récents, les Auriverdes inspirent toujours le respect. Didier Deschamps sait très bien qu'un Vinicius Jr dans un grand jour a les moyens de faire plier n'importe quelle défense, d'autant plus après un mois exceptionnel au Real Madrid. "C'est le genre de match que tout le monde aime voir, où personne ne voudra se contenter de défendre et ce sera un bon test pour nous", a jugé l'ailier star de la Seleção mardi, promettant d'"attaquer à pleine puissance".

La méfiance est donc de mise pour la France, qui devra faire sans l'un de ses deux titulaires en charnière centrale, William Saliba, et composer avec l'absence de Manu Koné au milieu. "Le Brésil fait toujours partie des grandes nations. Il y a beaucoup de grands joueurs. C'est toujours un moment particulier de l'affronter. Cela parle à tout le monde, c'est la terre du football. Il y a beaucoup de respect. Ce sera une très belle confrontation", estime ainsi le sélectionneur tricolore, qui attend de certaines de ses ouailles de prouver qu'ils ont ce qu'il faut pour intégrer sa liste finale en mai.

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