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Coupe du monde 2022 : pourquoi le Brésil se présente avec le costume de favori

À quelques semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde au Qatar, le Brésil affiche des certitudes et une qualité dans le jeu qui en font le favori de cette édition.

Neymar, buteur avec la sélection brésilienne le 4 juin 2022 face à l'Équateur à Porte-Alegre
Neymar, buteur avec la sélection brésilienne le 4 juin 2022 face à l'Équateur à Porte-Alegre
Crédit : SILVIO AVILA / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani

Le Brésil dans le costume de favori pour une Coupe du monde, ça n'a pas forcément de caractère exceptionnel. Mais il y a des éditions où il apparaît un peu plus en avance sur une partie de la concurrence. Et celle qui démarre le 24 novembre pour la Seleçao face à la Serbie pourrait en être une. Car depuis plus deux ans maintenant, les hommes de Tite montrent un visage de plus en plus séduisant, avec des séquences de "joga bonito" mais aussi une forme de solidité, tout en diffusant de l'enthousiasme. 

Du point de vue des chiffres tout d'abord, les Auriverde sont quasiment injouables depuis 3 ans. Ils ont survolé la difficile poule de qualifications de la zone AmSud pour la Coupe du monde, validant leur ticket pour le Qatar un an avant le début de la compétition. Le Brésil reste en outre sur 24 victoires lors des 29 derniers matches, et reste invaincu depuis 15 rencontres. Les seules défaites ont été enregistrées face à l'Argentine en amical (novembre 2019) puis en finale de Copa America (juillet 2021). 

En y regardant de plus près, les scores laissent deviner une aisance sur le continent sud-américain. Ainsi, 10 des 18 matches de qualifications ont été bouclés avec deux buts d'écart ou plus, 3 matchs nuls ont été concédés, et 5 buts encaissés pour 40 marqués. On met ici de côté le match arrêté contre l'Argentine lors de la 6e journée pour cause de Covid. Mais l'idée globale est que le Brésil cartonne et enchante également.  

Une sélection "All Stars" avec un esprit collectif

Le sélectionneur Tite a pris la main sur le groupe. Il gère en "père de famille" les différents égos et a le respect des troupes. Le Brésilien n'hésite pas à être démonstratif et fonctionne en partie à la "câlinothérapie", mais reste capable de prendre des décisions fortes sportivement, ce que son effectif impressionnant l'oblige à faire. Les joueurs semblent accepter la règle et avancent sans fissure dans l'unité de groupe à cette heure. Un esprit dont les Brésiliens ont besoin pour être performants lorsqu'il faut passer un mois ensemble. Loin d'un cliché de joueurs festifs et diffusant de la bonne humeur, il s'agit ici d'un impératif de vie de groupe. 

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Place maintenant aux (grands) noms qui composent cette équipe "All Stars". À première vue, il n'y a pas de point faible. Le 11-type de Tite ressemble à une équipe de jeu vidéo : Alisson (Liverpool) - Militao (Real Madrid), Marquinhos (PSG), Thiago Silva (Chelsea), Telles (Seville FC) - Casemiro (Manchester United), Paqueta (West Ham) - Raphinha (FC Barcelone), Neymar (PSG), Vinicius Jr (Real Madrid) - Richarlison (Tottenham). Un 11 XXL qui cache sur le banc des joueurs capables d'être titulaires dans les plus grandes sélections. 

Ederson (Manchester City), Gabriel Jesus (Arsenal), Fabinho (Liverpool), Antony (Man. United), Fred (Man. United), Rodrygo (Real Madrid), Guimaraes (Newcastle) ou encore Martinelli (Arsenal). Tite peut être serein en cas de blessures, il aura du solide en remplaçants et surtout des joueurs qui entreront dans le moule d'une équipe qui a collé 5 buts à la Tunisie le mardi 27 septembre. Certes, la Tunisie n'est pas un cador mondial, mais c'est une équipe solide qui a explosé face aux coups de boutoir de Raphinha et Paqueta. La qualité d'une équipe est de savoir mettre de gros scores à des équipes inférieures. Et pour rappel, les Aigles de Carthage seront opposés à la France en troisième match de poule au Qatar. 

Le Brésil est-il alors l'immense favori de la Coupe du Monde ? Oui et non. Il est en avance sur les équipes européennes dans son expression collective, mais ne s'est pas frotté à elles depuis longtemps. Et dans sa zone, l'ennemi argentin est l'autre épouvantail, que la Seleçao n'a pas battu dernièrement. Mais de là à la voir inférieure à l'Albiceleste, certainement pas. 

Maîtriser les émotions

Le Brésil joue bien, est pourvu dans toutes les lignes, promène des certitudes et ses joueurs sont rôdés à la pression et savent la gérer. Alisson, Thiago Silva, Casemiro, Fabinho sont des joueurs-clés ayant gagné la Ligue des champions récemment. Quant à Neymar, il n'a jamais vraiment été pris en défaut avec la sélection, dont il a assumé la pression durant de nombreuses années. Cette fois-ci, il semble bien mieux entouré, et pourra se décharger d'une partie de la pression du résultat que le Brésil trimballe dès qu'il est sur un terrain. 

Finalement, à part les blessures, le grain de sable qui pourrait faire dérailler la machine auriverde semble être un excès d'émotion. Submergés par la pression, l'obligation de résultat, mis dos au mur par un scénario compliqué, les Brésiliens sauront-ils rester dans la trame patiemment écrite depuis 3 ans ? On a déjà vu Thiago Silva ou Neymar en faire trop, ou être tétanisés quand la difficulté émerge, notamment avec le PSG. Casemiro, Tite et même Dani Alves (appelés dans le groupe s'il est prêt) feront figure de stabilisateurs pour garder l'émotion nécessaire pour se sublimer, tout en la maintenant à un niveau qui ne perturbe pas la lucidité et la maitrise impératives à ce niveau. À l'image d'un Dunga en 2014 ou un Cafu en 2002. 

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