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Roland-Garros : le Conseil d'État autorise la reprise des travaux

La plus haute juridiction administrative de France s'est prononcée contre la décision du tribunal administratif de suspendre le permis de construire permettant d'étendre le complexe de Roland-Garros.

La vue du court Philippe-Chatrier à Roland-Garros
La vue du court Philippe-Chatrier à Roland-Garros
Crédit : AFP / Miguel Medina
Maxime Magnier

Roland-Garros va enfin pouvoir faire peau neuve. Alors qu'une décision de justice interdisait à la Fédération française de tennis (FFT) d'étendre le complexe sportif de la porte d'Auteuil, le Conseil d'État a annulé, ce lundi 3 octobre, la suspension de permis de construire précédemment prononcée.

Initialement, la FFT avait obtenu l'autorisation de construire un nouveau court de tennis de 5.000 places sur le périmètre du site classé des serres d'Auteuil. La parcelle en question abrite des serres techniques jugées sans valeur architecturale mais plusieurs associations s'étaient opposées au projet avant de saisir le tribunal administratif.

En mars 2016, le juge des référés avait déclaré illégal le permis de construire accordé à la fédération, estimant que la construction aurait rendu "le classement du site pour partie sans objet et serait ainsi l’équivalent d’un déclassement partiel". La FFT avait alors riposté en saisissant le Conseil d'État en cassation. Celui-ci a rappelé que "le ministre de l'environnement peut autoriser des travaux sur un site classé si ces travaux ne conduisent pas à faire perdre son objet au classement du site", mais aussi que "pour apprécier l'impact des travaux, il convient de tenir compte de la superficie du terrain concerné par les travaux à l'intérieur du site et des compensations."

La FFT va compenser

Concrètement, le Conseil d'État a estimé que le Tribunal administratif n'avait considéré que l'impact des travaux sur la fraction de terrain concernée mais sans se rapporter à la superficie du site. En outre, selon la plus haute juridiction administrative de France, la décision de justice ne tenait pas compte des compensations promises par la FFT, comme les améliorations du jardin des Serres. Enfin, le Conseil d'État a jugé que la poursuite des travaux entrepris se justifiait également par "la nature et le caractère des constructions projetées, dont l'architecture s'apparentera à celle des serres historiques d'Auteuil que le projet laisse intactes".

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