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"Le sport féminin n'a jamais pris son envol", dit Amélie Mauresmo

INVITÉE RTL - Amélie Mauresmo trouve qu'il y a un "creux générationnel" dans le tennis féminin français et estime qu'"un sportif sera mis sur un piédestal bien plus facilement qu'une sportive".

Amélie Mauresmo, à Wimbledon en 2013
Amélie Mauresmo, à Wimbledon en 2013
Crédit : AFP/G.Kirk
Julien Absalon & Yves Calvi

L'Open GDF Suez, tournoi de tennis féminin qui se déroule à Paris depuis le 25 janvier et jusqu'au 2 février, a perdu son sponsor principal. Le groupe mondial de l'énergie a décidé cette année de ne plus continuer sa collaboration vieille de 22 ans.

Un coup dur pour cette compétition codirigée, mais aussi pour l'ensemble du tennis féminin, bien moins considéré que le masculin. Amélie Mauresmo, invitée de RTL mardi 28 janvier et codirectrice du tournoi, estime que c'est la notamment dû à un "creux générationnel" chez les tenniswomen françaises. "On a eu ma génération puis celle de Marion Bartoli qui a fait le lien", dit Mauresmo.

Un Open d'Australie catastrophique pour les Françaises

En réalité, si à l'époque de Mauresmo il y avait aussi Mary Pierce, victorieuse dans deux tournois du Grand Chelem, il n'y avait plus grand monde pour accompagner Bartoli avant qu'elle ne se de tennis en juin 2013 après son titre à Wimbledon.

Pour preuve, la joueuse la mieux placée au classement mondial WTA est Alizé Cornet, 25e. Quant à la deuxième Bleue, Kristina Mladenovic, elle n'est que 62e. Autant dire qu'il n'y avait pas grand chose à espérer à l'Open d'Australie qui s'est achevé la semaine dernière, où le meilleur parcours féminin français, celui de Cornet, s'est arrêté au 3e tour.

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Et même les premières mondiales et étrangères n'ont plus un niveau qui leur permet d'être des locomotives pour leur catégorie, à l'image du "big four" masculin Nadal-Federer-Djokovic-Murray. Toujours lors de la dernière quinzaine de Melbourne, Victoria Azarenka était la dernière représentante du top 3 féminin en quarts de finale, où elle a d'ailleurs échoué.

Le foot féminin commence tranquillement à prendre sa place, mais c'est pas évident

Amélie Mauresmo

Mais Amélie Mauresmo estime de toute façon que c'est le sport féminin dans son ensemble qui "n'a jamais pris son envol", tout en concédant que le tennis féminin est "reconnu" en France. Mais par rapport aux hommes, il y a encore du chemin à faire. Il y a un an et demi, Gilles Simon avait déclenché une polémique en estimant qu'il fallait mettre fin à l'égalité des dotations hommes-femmes.

"Ce n'est pas que je suis contre les tournois mixtes, mais je pense qu'aujourd'hui le tennis masculin est vraiment en avance par rapport au tennis féminin. À Roland-Garros, les joueurs ont certainement passé encore deux fois plus de temps sur le terrain que les femmes. Je pense qu'on est le seul sport aujourd'hui où il existe une parité au niveau des prize-moneys hommes-femmes alors que ça reste un spectacle et que le tennis masculin est à l'heure actuelle plus attrayant que le tennis féminin", avait-il lâché à l'Express.

Les 24 heures du sport féminin le 1er février

Et en dehors du tennis féminin, qu'il y a-t-il aujourd'hui ? "Le foot féminin commence tranquillement à prendre sa place, mais c'est pas évident", affirme Amélie Mauresmo qui a raison de tempérer ses propos. Car l'engouement autour des footballeuses n'existe que pour l'équipe de France, lors des compétitions majeures.

À l'Euro 2013 de juillet dernier, 1,8 million de téléspectateurs (8,9% de part de marché) étaient devant W9 pour le quart de finale France-Danemark. Mais pour le championnat de France, dont une seule rencontre par journée est diffusée sur Eurosport, chaîne payante, le chiffre d'audience tombe à 329.000 abonnés sur un choc comme Lyon-Juvisy.

Au total, selon une étude du CSA de mars dernier, le sport féminin à la télévision représente seulement 7% du volume global des retransmissions. Une "sous-médiatisation" pour Valérie Fourneyron, ministre des Sports. Afin d'y remédier, les "24 heures du sport féminin" seront organisés à la TV et la radio, le samedi 1er février. Il s'agira avant tout de reportages diffusés ce jour-là. "On va voir les répercussions par la suite. C'est une initiative plutôt sympa", trouve Amélie Mauresmo.

À écouter

Amélie Mauresmo : "En France, on n'a pas l'esprit de la gagne dans le sport"
05:50
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