2 min de lecture Jeux Olympiques

JO 2018 : Marie Martinod décroche l'argent en ski half-pipe

COMPTE-RENDU - La rideuse de La Plagne, 33 ans, déjà vice-championne olympique à Sotchi, offre sa 11e médaille à la délégation française lors de ces Jeux de Pyeonchang.

Marie Martinod et sa fille Mélirose à Pyeongchang, mardi 20 février
Marie Martinod et sa fille Mélirose à Pyeongchang, mardi 20 février Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Elle a vraiment bien fait de sortir de sa retraite. La Française Marie Martinod a décroché mardi 20 février à 33 ans et sous les yeux de sa fille une deuxième médaille d'argent olympique après celle remportée à Sotchi dans la foulée d'un break de presque six ans. On n'a pas vu beaucoup d'athlètes pères ou de mères de famille au Phoenix Snowpark, où sont distribuées les médailles de disciplines "jeunes". On n'a pas non plus vu beaucoup de médaillés de 33 ans. 

La Française a en fait eu une double vie d'athlète de haut niveau. Très performante très jeune, avec un globe de cristal de la discipline en 2004, elle avait ensuite tout envoyé balader à 22 ans pour ouvrir une boîte de nuit. Et elle n'a repris le ski que six ans plus tard, juste avant Sotchi, après avoir croisé par hasard son ancien entraîneur Grégory Guénet au supermarché. 

Un petit détail peut changer ta vie

Marie Martinod
Partager la citation

"Un petit détail peut changer ta vie. Bon, moi j'y vais souvent à ce supermarché parce que j'habite à côté. Mais lui il était là juste pour prendre une bouteille de rouge vite fait. On a discuté et ça a déclenché quelque chose", a raconté celle qui est désormais double vice-championne olympique. 

Mais la skieuse de 22 ans et celle qui a brillé aux Jeux n'est plus la même, ne serait-ce que du fait de la présence de sa fille, qui induit un rapport différent à la prise de risques. "Quand tu es dans un cercle vertueux, qu'elle est là à fond, 'allez maman', ça te pousse. Mais quand tu es dans le cercle vicieux, que ça ne va pas, que tu es au bout de ta vie au fin fond de l'Autriche, à faire de la merde à l'entraînement, tu te dis :'C'est bon, ça sert à rien de prendre ces risques, je rentre'", racontait Martinod à son arrivée à Pyeongchang. 

Cercle vertueux

À lire aussi
David Douillet à Sydney le 22 septembre 2000 Jeux Olympiques
Comment David Douillet a conquis l'or olympique à Atlanta et récidivé à Sydney

En Corée du Sud, la Française était dans un cercle vertueux. "C'était super cool. On était relax, la pression était là mais elle était gérée. Mes runs s'enfilaient bien. Un moment de grâce où tout le monde est confiant", a-t-elle détaillé. Après un superbe premier passage noté 92.20 points, Martinod a encore amélioré son score au 2e run, avec 92.60 points. Il lui restait alors une dernière chance pour dépasser la Canadienne Cassie Sharp, première des qualifications et qui avait annoncé qu'elle allait faire encore mieux en finale.

"Elle en fait des caisses, cette saucisse", avait plaisanté Martinod la veille. Mais "la saucisse" était intouchable et s'est imposée avec un superbe score de 95.80 points, l'Américaine Brita Sigourney prenant la médaille de bronze (91.60).

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Jeux Olympiques Jeux d'hiver Ski freestyle
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants