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En progrès et dans une partie de tableau négociable, c'est l'année ou jamais pour Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga, qui dispute ce mardi les quarts de finale de Roland Garros face à Kei Nishikori, poursuit toujours l'objectif d'une première finale sur la terre battue parisienne.

Jo-Wilfried Tsonga lors de l'édition 2015 de Roland Garros
Jo-Wilfried Tsonga lors de l'édition 2015 de Roland Garros
Crédit : AFP
Julien Quelen
Julien Quelen

Chaque année, le sempiternel refrain sur l'héritier de Yannick Noah, dernier joueur français à avoir remporté les internationaux de France de tennis, revient inlassablement. Mais à défaut de trouver le successeur parfait, le public tricolore pourrait avoir celui d'Henri Leconte, qui reste à ce jour le dernier joueur français à avoir atteint la finale du tournoi en 1988. Cette année, alors qu'il n'était vraiment pas attendu à ce niveau de compétition, Jo-Wilfried Tsonga ravive l'espoir de voir enfin pareille performance arriver. Sans aucune garantie d'y parvenir, "Jo" avance sereinement et, dans sa besace, en plus d'un service tonitruant et d'un coup droit dévastateur retrouvé, certains arguments pourraient jouer en sa faveur. Explications. 

La meilleure partie de tableau

Après s'être défait du numéro 4 Thomas Berdych au terme d'un match plus que convaincant, le Manceau a rappelé à tous qu'il était bien le joueur français le plus constant lors des grandes compétitions. En quart de finale, Tsonga devra affronter Kei Nishikori, qui présente face à lui un bilan positif de cinq victoires contre une et qui, si cela ne suffisait pas, se trouve en pleine confiance après sa victoire à Barcelone. Mais puisque le passé appartient au passé, le présent, lui, réserve une belle confrontation inédite sur terre battue.

Même si chaque joueur conscient des difficultés du très haut niveau répondrait que le match d'après n'existe qu'une fois le précédent terminé, la projection n'est pas interdite pour les observateurs. Ainsi, en cas de qualification, le Français défierait Roger Federer ou Stan Wawrinka, offrant une belle revanche de la finale de la Coupe Davis. S'il ne serait favori ni face à l'un ni face à l'autre, Tsonga aurait tout de même a priori plus de chances que face à Novak Djokovic ou Rafael Nadal. En effet, le numéro 15 mondial se souviendrait de ses victoires sur l'ocre parisien face aux Suisses (2012 face à Wawrinka, 2013 face à Federer) pour se convaincre qu'à l'impossible nul n'est tenu. 

Des progrès significatifs dans l'attitude

Arrivé discrètement dans la capitale, Jo-Wilfried Tsonga craignait que le public français le boude en raison de sa finale de Coupe Davis manquée. Mais dans un élan de chauvinisme de circonstance, il n'en fut rien. D'autant que, voir Tsonga serrer le poing en enfilant les points gagnants aide à la versatilité du supporter. Quoi qu'il en soit, le niveau retrouvé de l'ancien numéro 1 tricolore n'est pas la seule explication au regain d'amour du public. En effet, plus serein, moins réactionnaire, Tsonga semble avoir changé quelque chose. 

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Tout juste trentenaire, le cogneur avait, de son propre aveu, besoin de progresser mentalement. Trop touché à l'amorce d'un point raté, Tsonga avait pris la fâcheuse habitude de commenter tous les points, devenant plus spectateur qu'acteur lorsque le scénario ne tournait pas à son avantage. Conscient de ses difficultés, le natif du Mans a travaillé son point faible et ne se disperse plus autant qu'avant. En ce sens, le match face à Thomas Berdych est un bon révélateur de sa progression. Dominateur, Tsonga a eu un coup de moins bien dans la troisième manche et a su faire le dos rond pour repartir de l'avant et remporter le quatrième set au gré d'un niveau de jeu retrouvé. 

Ce mardi, alors qu'il semble avoir les moyens de passer l'obstacle qui se présente à lui, il devra assurément faire preuve de cette force mentale qui lui a si souvent fait défaut par le passé. Il se pourrait alors qu'il atteigne le dernier carré du tournoi, et pourquoi pas mieux ? L'année semble toute désignée pour que Tsonga réalise le rêve de tous les supporters français de voir un joueur du XXIe siècle marcher dans les traces de Noah ou Leconte. À y regarder de plus près, il le le fait même déjà, car avec une onzième participation à des quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem, Tsonga surclasse ses illustres prédécesseurs (10 et 9). Il ne reste plus que deux marches pour que tout le monde s'en rende vraiment compte. 

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