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Dakar 2018 : pourquoi Sébastien Loeb abandonne

Le pilote français de 43 ans ne remportera pas le plus célèbre des rallyes-raids en 2018 avec Peugeot. Il a été contraint de jeter l'éponge mercredi 10 janvier lors de la 5e étape entre San Juan de Marcona et Arequipa, au Pérou.

Daniel Elena et Sébastien Loeb le 5 janvier 2018
Daniel Elena et Sébastien Loeb le 5 janvier 2018 Crédit : Franck FIFE / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
et AFP

Sa troisième et dernière participation avec Peugeot ne sera pas couronnée de succès. Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes en WRC, a été contraint à l'abandon sur le Dakar 2018 mercredi 10 janvier, lors de la 5e des 14 étapes au programme entre le Pérou et l'Argentine en passant par la Bolivie. 

Il s'agissait de la dernière spéciale dans le piégeux désert d'Ica avant de monter en altitude. Mais pour le pilote alsacien de 43 ans et son copilote monégasque Daniel Elena (45 ans), c'est déjà le terminus, à dix jours de l'arrivée à Cordoba. Alors qu'ils ouvraient la piste entre San Juan de Marcona et Arequipa (267 km de portion chronométrée), après leur victoire la veille, leur Peugeot 3008 DKR Maxi s'est ensablée deux fois dès les premiers kilomètres. La deuxième fois, ils ont dû attendre l'assistance d'un camion pour s'en sortir. 

Elena souffrirait au coccyx

"Le sable était hyper mou, a expliqué Loeb. On s'est 'tanké' une première fois, on est reparti. Dans une autre zone, on est arrivé sur une crête où une autre voiture était bloquée. On suivait Nasser (Al-Attiyah, le pilote Toyota), qui est passé, donc on y est allé aussi, mais je n'ai pas vu que derrière la crête il y avait un trou. Et bam, on est tombé net dans le trou !". Si la voiture fonctionnait encore, c'est l'état de santé d'Elena, qui souffrirait au coccyx, qui les a forcés à dire stop à l'issue de la première partie de la spéciale, au km 53. "Je roulais au ralenti, à 30 km/h, et il hurlait dans la voiture", a décrit l'Alsacien. 

Sébastien Loeb n'avait jamais caché que le sable n'était pas son terrain de prédilection. Les cinq jours dans le désert péruvien auront donc eu raison de son ambition, alors que se profilaient des étapes de piste qui lui convenaient bien. L'arrêt est brutal, car Loeb et Elena restaient sur un beau succès autour de San Juan de Marcona dans les mêmes dunes. Mais en partant en premier, ils n'ont pas su naviguer correctement sans s'aider des traces des véhicules partis avant eux.

Boulevard pour Peterhansel

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Le duo connaissait également une progression constante sur le Dakar : 9e en 2016, 2e l'année passée, les deux pilotes devaient briller lors de cette édition, leur dernière, à eux et à Peugeot. Ils étaient encore 2e du classement général au départ. Cet abandon doit faire les affaires de Stéphane Peterhansel (Peugeot), double tenant du titre et recordman de victoires dans la compétition (13).

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