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12e Transat Jacques Vabre : Thomas Coville pour conjurer le sort

REPORTAGE - Favori de cette 12e édition, le skipper Breton a mis plusieurs mois pour se reconstruire et évacuer le traumatisme de sa collision l’an passé avec un cargo au départ de la Route du Rhum.

Le skipper Thomas Coville avant le départ de la 12e Transat Jacques Vabre le 24 octobre 2015
Le skipper Thomas Coville avant le départ de la 12e Transat Jacques Vabre le 24 octobre 2015
Crédit : Frédéric Veille
Frédéric Veille

À bord de son trimaran géant "Sodebo" amarré dans le bassin Paul Vatine, Thomas Coville a toujours sa belle gueule, son regard clair et son franc-parler. Mais l’homme a changé. Il est plus posé, plus prudent lorsqu’il s’agit d’évoquer ses ambitions sur la course à venir. "Oui mon objectif est de gagner cette Transat, mais il y a tant de choses qui peuvent ruiner vos espoirs en une fraction de seconde", explique-t-il.

Thomas Coville fait évidemment référence à sa rencontre malheureuse avec un cargo le 2 novembre 2014 à 23h30 dans le rail d’Ouessant. Contraint à l’abandon alors qu’il était le grand favori de la Route du Rhum, le marin "multi-tourdumondiste" a mis des semaines à digérer, des mois à se reconstruire. "Un coach mental m’a aidé à surmonter cette épreuve, à comprendre ce qu’il m’était arrivé. Mais cela m’a aussi permis d’évacuer des choses plus profondes qui étaient en moi depuis plusieurs années."

Thomas Coville, qui reconnaît aisément ne plus être le même homme, s’est donc servi de ce travail psychologique pour revenir plus fort, plus armé face aux éléments et à la pression médiatique. Et c’est avec un bateau dont les réparations ont demandé sept mois de travaux que le Morbihannais s’aligne au départ de la Jacques Vabre. "Il a fallu refaire le flotteur et la coque centrale qui avait été fragilisée par l’onde de choc. Aujourd’hui, le bateau a gagné en performance, nous avons pu nous en rendre compte."

Le marin breton est perfectionniste

Car le marin breton est aussi perfectionniste. Cet été il s’est donc offert un aller-retour jusqu’au Brésil pour tester sa nouvelle monture. D’abord en équipage à l’aller, puis avec avec son co-skipper Jean-Luc Nélias sur la route du retour vers la Trinité sur mer, "où nous avons effectué 5.000 milles en treize jours ce qui nous a aussi permis de nous découvrir l’un et l’autre et de mieux nous connaître."

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Thomas Coville, qui a tout connu sur l’eau, des records, des victoires, des échecs, va donc tenter de conjurer le sort à la barre de son monstre de 31 mètres de long et qui peut aisément atteindre les 40 nœuds grâce à ses voiles gigantesques. Déjà vainqueur de la Jacques Vabre en 1999 sur monocoque (il était associé à Hervé Jan), il espère cette fois-ci inscrire son nom au palmarès dans la plus prestigieuse des catégories, avant de s’attaquer prochainement au record du tour du monde en solitaire détenu depuis 2008 par Francis Joyon en 57 jours, 13 heures et 34 minutes.

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