7 min de lecture Divertissement

Il y a 108 ans jour pour jour, le Titanic faisait escale à Cherbourg

Ce matin, parmi les quatre énigmes proposées par Stéphane Bern dans son nouveau jeu, il fallait reconnaître le célèbre paquebot au funeste destin.

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Marc Levy, Nicolas Waldorf, Bernard de Bosson et Bernard Cauvin dans "À la Bonne Heure !" du vendredi 10 avril 2020 Crédit Image : SOUTHAMPTON CITY COUNCIL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
La page de l'émission
David Buron

Retrouvez Stéphane Bern dans A La Bonne Heure ! du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30, sur RTL, pour une émission spéciale confinement.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois de France aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine... avec des stars que nous prenons chaque jour au téléphone pour débriefer vos réponse !

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

"Tout part d’un fait divers. L’enlèvement de Patricia Hearst, la petite fille du magnat de la presse et milliardaire William Randolph Hearst, le 4 février 1974 sur le campus de l’Université de Berkeley. L’enlèvement est revendiqué par un groupe révolutionnaire qui, comme rançon, exige que le père de Patricia verse 70 dollars à tous les nécessiteux de Californie. Il devait y en avoir un certain nombre puisque la totalité de la somme se montait à 6 millions de dollars.
C’est avec cette affaire qu’apparaîtra ce qu’on appelle le syndrome de Stockholm puisque Patricia Hearst prendra le parti de ses ravisseurs. Voilà qui inspire un compositeur français qui a l’idée de créer une héroïne  qui lui ressemble et qui s’appellerait Angeline Dumas.
Mais la rencontre de ce compositeur français avec un auteur québécois change la donne. A tous les deux, ils décident d’aborder un sujet plus universel. L’histoire se situera dans un futur proche, un monde déshumanisé avec des souterrains, des tours immenses, et une élection présidentielle qui oppose un candidat ultra sécuritaire et raciste et un écologiste qui plaide pour le retour à la nature et la libération des mœurs. Il y a aussi une émission de télévision qui a donné son nom à la comédie musicale et qui se promet, détail prémonitoire, de transformer des inconnus en stars.
Et cette rencontre, ce travail et le choix d’interprètes de grand talent, mélange détonnant de français et de québécois permettra de réaliser l’impensable : une comédie musicale française qui connaît un succès mondial. A tel point qu’une version américaine avec notamment Cindy Lauper et Céline Dion sera réalisée. Son nom Tycoon.
Quant aux chansons de cette comédie musicale, on les connaît presque toutes par cœur. Moi même, il m’arrive d’en fredonner en me disant que moi aussi j’aurais aimé être un artiste …
Alors quelle est cette comédie musicale dont la première représentation eut lieu le 10 avril 1979, c’est à dire il y a 41 ans jour pour jour ?"

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La réponse: la comédie musicale "Starmania".
Au téléphone, pour en parler avec nous: le producteur Bernard de Bosson. 

"Starmania, l'opéra rock" / France 3
"Starmania, l'opéra rock" / France 3 Crédit : France Télévisions

Énigme N°2

"J’ai envie de vous parler d’un écrivain dont le début de la carrière pourrait ressembler à un conte de fées.
Il était une fois donc, un papa qui aimait chaque soir raconter une histoire à son fils. Il l’inventait, il l’écrivait et le soir il la racontait. Et puis un jour, vous savez comment sont les enfants, le fils a préféré regarder la télé plutôt que d’écouter les histoires de son père. Qu’à cela ne tienne, le père a continué d’écrire ses histoires. Pour lui.
Nous sommes en 1998. Voici l’histoire qu’il écrit : celle d’une jeune femme qui, à la suite d’un accident, sombre dans un coma irréversible. Et pourtant, elle entre en contact avec un homme. Le seul être qui peut la voir et qui tentera de la ramener à la vie.
Il était assez fier de l’intrigue qu’il a inventée. Il la montre à sa sœur qui, elle, est scénariste de profession. Elle est touchée par l’histoire et elle lui dit : tu devrais la faire publier. On contacte des éditeurs, les éditions Robert Laffont sont intéressées. Et c’est à ce moment là qu’intervient la fée.
Elle s’appelle Suzanna Lea. Elle est anglaise, elle est intelligente, elle est jolie et son métier consiste à vendre à l’étranger les livres publiés en France. Et lorsqu’elle lit cette histoire, elle se dit qu’elle est tombée sur une perle.
Voilà qu’en octobre 1999, s’ouvre le salon du livre de Francfort. Suzanna a résumé l’histoire en deux feuillets. Elle la raconte à tous ceux qui viennent la voir et tous veulent en acheter les droits. Les enchères commencent. A 2 millions de dollars, ils ne sont plus que trois candidats sérieux. Fox 2000, avec Julia Roberts comme productrice, Universal-Working Title et Dreamworks. Dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre 1999, trois rendez-vous téléphoniques transatlantiques sont pris. Finalement, après des entretiens avec l’auteur, c’est Steven Spielberg qui emporte la mise.
Le roman sortira en l’an 2000. Il sera le plus vendu de l’année. Le film sera réalisé 5 ans plus tard.
Croyez vous que son auteur se reposera sur ses lauriers ? Non, il se met à l’écriture de son deuxième roman avec en tête ce que lui avait dit son père : quoi que tu fasses, fais le bien. Premièrement tu auras plus de plaisir, et deuxièmement, plus de chances que ça réussisse.20 ans plus tard, et 19 livres ou best sellers après, je suis sûr qu’il pourrait dire : mon père avait raison"


La réponse: Marc Levy.
Au téléphone, pour en parler avec nous: Marc Levy lui-même, en direct de New York où il vit. 

Marc Levy
Marc Levy Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP

Énigme n°3

"J’ai envie de vous parler maintenant d'une construction splendide, majestueuse, un triomphe de la technologie et de l’intelligence humaine et qui, pourtant, mais vous comprendrez pourquoi quand vous saurez de quoi il s’agit, est aujourd’hui synonyme de tragédie.
À la fois complexe hôtelier, usine et structure mobile, elle représenta ce que l'homme pouvait faire de plus beau et de plus fou en ce bas monde.
C'est même tout le paradoxe de ce bâtiment : d'un côté il symbolisait la Belle époque, le triomphe de la technologie et une foi aveugle en l'avenir.. mais de l'autre, sa fin tragique sonnait comme une punition, comme un coup d'arrêt à cette forme d’hubris qui s'était emparée du capitalisme occidental. Certains y virent même un présage des tragédies qui allaient ensanglantés le XXe siècle…
Mais comment en vouloir à celles et ceux qui, il y a tout juste 108 ans, un 10 avril, ont participé au premier voyage de ce joyau ? Rien, absolument rien, ne prédisait la catastrophe…
Jugez plutôt : un monstre de 269 mètres de long (c'est-à-dire 25 bus mis bout à bout), de 60 mètres ou presque de haut, un poids de 46 000 tonnes ! Comment ne pas être épaté ? Que pouvait-il arriver ?
Et si elles n'avaient pas accès aux mêmes services, toutes les classes sociales s'y côtoyaient ! De l'ouvrier irlandais au milliardaire new-yorkais, en passant par la petite nourrice française… tous avaient droit à leur part de rêve …
Un rêve qui vira au cauchemar un 12 avril, peu avant minuit. « C.Q.D » reçut un radio amateur de New York : « Come Quick Danger » ; en français : « Venez vite danger » !
Mais le temps que les secours arrivent, le drame avait déjà eu lieu : le bâtiment avait sombré et les victimes se comptaient par centaines… on en dénombrera 1500 au total.
Aujourd'hui, les rêves de grandeurs de la White Star Line gisent par 3 800 mètres de fond au large de Terre-Neuve.
Le cadavre s'effrite et disparaît peu à peu. Bientôt il n'en restera plus rien… sauf, peut-être, la belle romance de Rose et de Jack et un tube planétaire interprété par Céline Dion  et quelques objets de la vie quotidienne que, si le virus n’avait pas frappé, on pourrait voir actuellement à la Cité de la mer de Cherbourg …"

La réponse: le "Titanic". 
Au téléphone, pour en parler avec nous: Bernard Cauvin, directeur de la Cité de la mer à Cherbourg, où devait débuter ces jours-ci une exposition sur le Titanic, avec une cinquantaine d'objets directement issus de l'épave ! 

Le Titanic en avril 1912
Le Titanic en avril 1912 Crédit : SOUTHAMPTON CITY COUNCIL / AFP

Énigme n°4

"J’ai envie de vous parler d’un produit de la vie courante mais dont on ignore bien souvent l’origine.
D’abord le mot lui-même. Assez compliqué. Il faut dire qu’il vient du sanscrit. Il désigne les fleurs de la plante Michelia champaca dont les femmes hindoues aimaient à s’enduire pour se faire belles.
Champaca donnera un autre mot qui dans le vocabulaire hindi signifie masser.
Restons dans la même partie du monde ou presque avec Sake Dean Mahomed un bengalais qui ayant suivi un officier de l’armée des Indes se retrouve en Angleterre et plus précisément à Brighton. Nous sommes dans la deuxième moitié du 18ème siècle. Là, face au front de mer, il ouvre un salon dans lequel on trouve des bains de vapeur, des sortes de hammam, le tout rehaussé de parfums orientaux, salon dans lequel on vient prendre soin de soi, se faire masser notamment. Le succès est phénoménal. On dit même que les rois d’Angleterre George IV et Guillaume IV l’appréciaient beaucoup au point de lui accorder une fonction officielle à la cour, celle de chirurgien … mais chirurgien quoi ? Si je vous le révèle il n’ y a plus d’énigme.
Songez, nous sommes à la fin du 18 ème siècle et ce n’est pourtant que dans les années 1930 que le produit sera commercialisé. Pourquoi ? Parce que celui qu’on utilisait à la maison n’était pas vraiment satisfaisant. Il était fabriqué avec du savon bouilli et laissait des traces blanchâtres sur ce qu’il était sensé nettoyer.
Il faudra donc utiliser des matières synthétiques. C’est ce que fait la marque Loréal en 1931 sous l’impulsion de son PDG Eugène Schuller, le père de Liliane Bettencourt qui fut longtemps la plus grande fortune de France. En 1934 Loréal dépose le brevet de la marque Dopal et sort le Dop, le premier produit commercialisé dans le grand public … Mais de quel produit s’agit-il ?"

La réponse: le shampooing. 
Au téléphone, pour en parler avec nous: Nicolas Waldorf, coiffeur et expert dans l'émission Incroyables transformations sur M6. 

nicolas-waldorf
nicolas-waldorf Crédit : M6
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