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Droit à l'avortement, le Planning Familial tire la sonnette d'alarme

Dans une tribune publiée dans les colonnes du "Marie Claire", le Planning Familial rappelle que le droit à l'avortement n'est pas le même partout en France.

Une bannière "Mon corps, mon choix" lors d'une manifestation pour le droit des femmes, l'amélioration de l'accès à l'avortement et l'anniversaire de la Loi Veil à Paris le 17 janvier 2015.
Une bannière "Mon corps, mon choix" lors d'une manifestation pour le droit des femmes, l'amélioration de l'accès à l'avortement et l'anniversaire de la Loi Veil à Paris le 17 janvier 2015. Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Arièle Bonte
Arièle Bonte
Journaliste

Inscrit dans la loi, remboursé par la Sécurité sociale, le droit à l'avortement est-il le même partout en France ? Le Planning Familial répond que non dans une tribune publiée dans les colonnes de Marie Claire, le 3 juillet dernier. 

"Les inégalités d’accès à l’avortement sont encore énormes en France : inégalités territoriales, inégalités sociales, inégalités économiques", assure l'association française spécialisée dans la santé sexuelle. "Des médecins refusent de pratiquer des IVG, sans le dire directement mais en multipliant les rendez-vous ou les actes médicaux pourtant optionnels", détaille encore l'association dans cette tribune.

"À force de ne pas répondre à la demande des femmes dans les temps, les délais sont parfois trop courts", ajoute le Planning Familial qui confie alors que, même en 2018, des Françaises doivent alors se rendent à l'étranger pour pratiquer une IVG. En cause ? "Des délais d'attente trop longs" en France ou "une découverte tardive de leur grossesse". 

Des disparités qui progressent pendant l'été

Malgré des initiatives comme les numéros d'écoute ou centres d'accueil, beaucoup de femmes racontent au Planning Familial les questions intrusives et les tentatives de dissuasion d'une décision qu'elles ont pourtant prise en pleine conscience. "Il arrive aussi régulièrement que des structures refusent de prendre en charge des femmes sans papier ou étrangères", souligne l'association.

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Ces disparités progressent pendant l'été, indique le Planning. "La continuité du service public n’est pas toujours assurée en raison du manque de professionnel.le.s". Les premières touchées sont les femmes vivant dans les zones les plus rurales.

L'ensemble de ces constats est dénoncé par le Planning Familial. L'association milite pour une meilleure information des droits des femmes sur le sujet de l'avortement, rappelle quel numéro appeler (0800 08 11 11) et sur quel site se rendre (ivg.gouv.fr) pour bénéficier des bons conseils.

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