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50 ans de la pilule contraceptive : "Une vraie libération", rappelle le Planning familial

INVITÉE RTL - Véronique Sehier, co-présidente du Planning Familial, rappelle l'historique de ce moyen de contraception autorisé depuis cinquante ans en France.

Christophe Pacaud L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud
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L'invité du Grand Soir du 19 décembre 2017 Crédit Image : GabiSanda/Pixabay | Crédit Média : Agnès Bonfillon,Sylvain Charley | Durée : | Date : La page de l'émission
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La rédaction numérique de RTL
et Agnès Bonfillon

Il y a cinquante ans, la pilule contraceptive était légalisée. Grâce à la loi Neuwirth, il s'agissait d'un vrai tournant dans la vie des femmes françaises. "Et des hommes", précise Véronique Sehier, co-présidente du Planning Familial, au micro de RTL. "Elle a permis de pouvoir envisager la sexualité sans risque de grossesse, de dissocier sexualité et procréation. La pilule a permis aux femmes de maîtriser leur fécondité, c'est vraiment important", rappelle-t-elle.

Bien qu'elle demeure le moyen de contraception le plus utilisé en France, sans pour autant être le plus efficace, la pilule est bien moins plébiscitée qu'auparavant. Cela est notamment dû à la crise de 2012/2013 concernant les pilules de troisième et quatrième génération. "Des femmes se sont rendu compte qu'elles n'étaient peut-être pas très bien informées. (...) Je pense que la pilule est une très bonne méthode, mais qu'elle ne convient pas forcément à tout le monde", poursuit-elle, évoquant aussi une "diversification" de la contraception avec l'usage du stérilet, notamment.

Pour Véronique Sehier, les 50 ans de la pilule doivent surtout mettre en avant qu'il faut "permettre à chaque personne de choisir la méthode de contraception qui lui convient le mieux et de bien expliquer comment ça fonctionne".

Elle rappelle aussi que la loi française "permet à toute personne mineure, de façon gratuite, anonyme et confidentielle" d'accéder à un moyen de contraception. Le Planning familial préconise d'ailleurs une évolution de la législation : "ce serait bien qu'en France on puisse avoir cet accès jusqu'à 25 ans, parce que les femmes qui avortent le plus en France, pour des raisons d'accès à la contraception, ce sont les 20-24 ans qui sont le plus souvent dans des situations de précarité".

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