3 min de lecture Portrait

Sarah Ourahmoune, une boxeuse qui n'a pas peur d'entreprendre

A GIRL WE TRUST (1/9) - La vice-championne de boxe aux jeux olympiques de 2016 était à la Journée de la femme digitale jeudi 9 mars. Rencontre.

Sarah Ourahmoune était à la Journée de la femme digitale le 9 mars 2017
Sarah Ourahmoune était à la Journée de la femme digitale le 9 mars 2017 Crédit : Arièle Bonte RTL Girls
Arièle Bonte
Arièle Bonte
Journaliste

Sarah Ourahmoune est une boxeuse en reconversion. Après avoir brillé aux jeux olympiques de Rio en 2016 - où elle a décroché la médaille d'argent dans sa discipline - cette entrepreneure n'a pas fini de nous surprendre. Présente à la Journée de la femme digitale ce jeudi 9 mars, Sarah Ourahmoune est passée sur le stand RTL Girls avant de monter sur son ring miniature, celui qui présentait ses gants connectés : un outil sportif et ludique, imaginé et développé par la boxeuse. Portrait express d'une femme qui n'a pas peur de tomber.

"Quand j'étais petite, je voulais faire de la peinture", confie Sarah Ourahmoune à Girls. On est bien loin des rings, des sacs et des gants de boxe. La sportive dessinait beaucoup et s'imaginait bien "avec un pinceau à la main". "Et puis j'ai rencontré la boxe, qui a influencé tous mes choix de vie", ajoute-t-elle en souriant. "Une rencontre hasardeuse", précise la championne. 

Fascinée par le ring

Comme beaucoup de parents, les siens l'encouragent à s'inscrire à une activité pour se dépenser. "Le sport, c'était plus éducatif", dans la famille Ourahmoune, confie la boxeuse. Mais à 14 ans, Sarah doit renoncer au taekwendo, l'art martial qu'elle apprécie le plus. Les inscriptions sont complètes, aucun cours ne peut l'accueillir.

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Alors, Sarah marche dans la rue et se retrouve devant une salle de boxe, "par hasard". "J'étais fascinée par le ring, les sacs...", se souvient celle qui a commencé par la boxe anglaise (juste les poings). "J'ai adoré l'ambiance et les valeurs de ce sport : trouver la faille chez l'autre, l'amener à faire ce qui le fait fauter", explique Sarah à Girls qui, en plus de s'être lancée dans le sport de haut niveau, porte aujourd'hui une autre casquette : celle d'entrepreneure. 

La boxe en entreprise

L'entrepreneuriat, c'est aussi une affaire de hasard pour Sarah. "En 2012, j'arrête la boxe sur une défaite, celle des jeux olympiques de Londres. J'avais aussi l'envie de devenir maman", explique la boxeuse qui s'inscrit alors en Master en Sciences Po. 

Un cursus dans lequel Sarah suit un cours : initiation à l'entrepreneuriat. Un bon moyen d'acquérir des connaissances pour son association (Dynamic boxe, des cours de boxe réservés aux femmes, couplés d'une garderie), se dit-elle.

Cet enseignement permet à l'étudiante de rencontrer des entrepreneurs qui l'inspirent : Michel & Augustin, Hapsatou Sy... "Je me suis reconnue dans leurs discours : relever des challenges, se dépasser", se souvient Sarah. La graine est plantée, et la sportive amorce sa reconversion avec une envie : amener la boxe dans les entreprises.
Mais l'entrepreneure ne s'arrête pas là. Lors de la journée de la femme digitale, Sarah est venue présenter au public Jungle Fights : des gants connectés. Une façon ludique de s'entraîner mais aussi de participer à des compétitions virtuellement. 

Un conseil pour réussir dans le numérique ?

"Il ne faut pas avoir peur de se tromper, de tomber", répond Sarah à notre demande de conseil pour réussir dans le numérique. L'entrepreneure incite également sur l'importance de l'accompagnement : "Il faut bien s'entourer". Un conseil qui vaut aussi bien quand on veut décrocher une médaille aux JO ou lancer sa boîte. 

De belles rencontres grâce à la boxe

Présente en tant qu'ambassadrice de la Française des Jeux lors de la Journée de la femme digitale, Sarah Ourahmoune reste modeste quand on lui demande quel est sa plus grande victoire dans le numérique. "Pour l'instant, j'ai connu beaucoup d'échecs. Le gant de boxe par exemple, c'est mon troisième prototype", détaille-t-elle avant d'ajouter : "Mais ces échecs m'ont permis de rencontrer l'entreprise Esens Consulting qui m'aide aujourd'hui... Une belle rencontre que la boxe m'a permis de faire", conclue Sarah Ourahmoune, une femme qui n'abandonne jamais. 

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