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Sziget 2015 : le "festival de la liberté" n’a laissé aucun répit aux festivaliers de Budapest

ON Y ÉTAIT / EN IMAGES - Musique, activités et animations ont envahi l’île Óbudai à Budapest du 10 au 17 août pour le Sziget festival avec une programmation à couper le souffle et plus de 440.000 festivaliers venus du monde entier.

Des drapeaux du monde entier se soulèvent dans les airs de Budapest Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
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Des drapeaux du monde entier se soulèvent dans les airs de Budapest Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Le rockeur britannique Robbie Williams ouvre le bal du Sziget festival lundi 10 août 2015 Crédits : Fabien Chareix / RTL.fr |
Robbie Williams toujours en forme sur scène Crédits : Fabien Chareix / RTL.fr |
Toutes les générations se font envoûter par l'ambiance de "L'île de la liberté" Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Le chanteur israélien Asaf Avidian défend son nouvel album "Gold Shadow" le mardi 11 août 2015 à Budapest Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Jeux de lumières et couleurs rendent les nuits un peu plus féériques Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Le mur "Before I die" ("Avant de mourir") envahi par un groupe de festivaliers déguisés Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Florence Welch, 29 ans, chanteuse anglaise du groupe Florence + The Machine Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Les plus courageux ne délaissent pas les activités sportives Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Même SuperMan s'est invité au festival européen Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Des performances artistiques et de cirques étaient présentées en parallèle des concerts Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Le groupe britannique The Horrors mercredi 12 août 2015 sur la MainStage du Sziget festival à Budapest Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
La plage du Sziget a fait le bonheur des festivaliers venus du monde entier Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Avec des températures jusqu'à 42 degrés, la fraicheur du Danube a été appréciée Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
La scène principale du festival submergée de ballons estampillés Sziget 2015 Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Vue de l'île Óbudai de 2,75 km de long où est organisé le festival au coeur de la capitale hongroise Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Les lasers du DJ Avicii sur la grande scène vendredi 14 août Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Jeté de couleurs sur la MainStage du Sziget festival à Buapest vendredi 14 août 2015 Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Le DJ Diplo fait sa traditionnelle virée dans une boule en plastique sur la foule le samedi 15 août Crédits : Sophie Delapierre / RTL.fr |
Les danseuses des Américains Major Lazer en action Crédits : Sophie Delapierre / RTL.fr |
Se perdre dans le Luminarium pour méditer Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
Sieste bien méritée sur les poufs installés un peu partout Crédits : Sandor Csudai / szigetfestival.com |
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"L’île de la liberté", comme elle est surnommée, a fermé ses portes lundi 17 au petit matin, laissant s’envoler ses visiteurs courageux les jambes pleines de souvenirs après sept journées intenses de festival. Le Sziget ("île" en hongrois), l’un des plus grands festivals musicaux d’Europe, s’est tenu au cœur de Budapest du 10 au 17 août, les dernières enceintes bâchées sur les coups de 6 heures lundi matin. Une semaine entière à fendre la poussière sur 2,75 kilomètres de long au rythme d’une musique qui résonne sans interruption. Piétinée par 440.000 visiteurs en sept jours selon l’organisation, l’île hongroise s’est littéralement transformée pour devenir un espace de fête géant. 

Terrain de foot, prairies de poufs, spectacles de cirque, performances artistiques, sauts à l’élastique, baignades dans le Danube… Mais surtout, des concerts avec une programmation des plus éclectiques. Plus de 200 groupes et artistes venus de 47 pays différents dispersés sur une dizaine de scènes ont pu satisfaire tous les goûts : rock, pop, rap, hip-hop, reggae, électro, techno, jazz, musique tzigane, classique…

Une ouverture pop romantique

Le festival s’est véritablement ouvert lundi soir avec l’une des têtes d’affiche de la programmation venue arracher les cris aigus des fans sur la Main Stage à 21h30 : Robbie Williams. Le séducteur britannique a tenu ses promesses en interprétant ses titres de grand sentimental qui ont fait hurler ses fans comme Feel ou encore Angels. L’une d’entre eux a même eu le privilège de monter sur la scène et discuter avec son idole. 

Avant la prestation du chanteur de 41 ans, un groupe hongrois est venu interpréter l’hymne de l’édition 2015. Tous les ans, une formation locale est désignée. Cette année, c’est Irie Mafia qui s’est dit "véritablement honoré et assez stressé" de venir défendre entre autre le titre Easy As One Two Three qui sera diffusé toute la semaine sur les scènes entre les concerts.

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Si la programmation a été quelque peu critiquée cette année pour un certain manque d’artistes dits de "légende", pas de déception affichée du côté des festivaliers. Les scènes toujours noires de monde n’ont pas laissé de place à l’hésitation et la foule entrainant la foule, aucune fosse n’est restée stoïque. Aussi bien pour Robbie Williams, que pour Asaf Avidan, "ravi d'être à Budapest et de jouer devant un public complètement international". L’interprète de One Day a perçu son concert comme la preuve que la musique "permet d’établir des liens entre les hommes et oublier les conflits". Le chanteur israélien qui vient de sortir un album en début d’année (Gold Shadow) a été touché de voir dans son public un drapeau d’Israël à côté d’un drapeau libanais, deux pays en tension.

Eclectique, c’est le mot

Des drapeaux du monde entier se sont aussi soulevés dans les airs au rythme des instruments. Nouvelle Calédonie, Canada, Suisse, Afrique du Sud, Tunisie, Californie, Liban, Turquie, Algérie, Etats-Unis, Palestine, France... Des festivaliers venus de 95 pays différents malgré des journées terriblement chaudes avec des températures environnant les 37 degrés tous les jours pour atteindre parfois les 42 degrés. Mais la chaleur se fait oublier dans cette ambiance harmonieuse où une discussion se lance comme un claquement de doigt.

Éclectique, c’est le mot pour définir cet événement qui anime le cœur de l’Europe une fois par an. Outre la diversité des genres musicaux, les pays d’origine des artistes et des festivaliers, les générations se sont confondues sans aucune difficulté. Sziget a été l'occasion de croiser des fêtards invétérés, des poussettes, de vieux rockeurs, des adolescents et des quinquagénaires dynamiques. La programmation monumentale - Kings of Leon, Florence and The Machine, Milky Chance,  Babylon Circus, Fauve, The Horrors, The Ting Tings, Future Islands, Gramatik, Alt-J, SBTRKT ou encore Avicii - n’a pas laissé une seconde de répit aux festivaliers. 

Une programmation monumentale

On retiendra surtout le groove électro de Jungle qui a électrisé des milliers de jambes sous le chapiteau de la A-38 sans laisser une seconde de repos au public chauffé à bloc mardi soir. La chaleur étouffante de la salle n’a pas découragé les danseurs qui se sont laissés transporter par la funk tropicale du jeune groupe anglais au succès grandissant. Un concert et un show sans fausse note introduit quelques heures avant par l'envoûtante Selah Sue. Une autre prestation marquante au cours de laquelle la chanteuse soul de 26 ans a ébloui le public budapestois. Guitare et micro en main, sa voix a fait vibrer la foule sur Reason ou This World.

Le rock déchaîné de Kasabian a électrisé le public de la MainStage à coups de Fire et LSF. Avec jet de micro et costume de squelette, le guitariste et chanteur Sergio Pizzorno a assuré un show "kasabianesque", quand le chanteur Tom Meighan ne s’est pas fait oublier en hurlant des "ecstasy" au micro dans une fureur rock'n'roll. Le groupe souvent taxé "d’arrogant" avoue avec un accent britannique à couper au couteau ne vouloir assister à aucun concert ce vendredi 14 août, ne les jugeant "pas intéressants". 

Un final énergique jusqu'au petit matin

Major Lazer a, lui, assuré le show avec une mise en scène saturée de fessiers rebondissants et d’extravagances du DJ Diplo. Quant au DJ français Vitalic, il s'est dit "heureux" de jouer son tout nouveau set pendant une heure sur la scène du Colosseum, en plein air, un concentré électro intense. La toute puissance de Goran Bregovic, accompagné de son orchestre, ont fait tourner les têtes samedi soir, au point de retirer presque toutes les forces des jambes des "Szitizen". Presque, car le lendemain il fallait encore s'époumoner sur les tubes de style rapcore des membres du groupe Limp Bizkit, rares en festival, comme My Way et Mission Impossible 2, ainsi qu'une reprise de Rage Against The Machine. 

Si le jeune DJ néerlandais Martin Garrix a clôturé la scène principale dimanche soir à 23 heures, il restait encore du temps au groupe hongrois Pannonia Allstars Ska Orchestra pour reprendre le thème de la série Game of Thrones version ska sur la scène des musiques du monde et aux quatre membres de la formation française C2C pour exécuter leur chorégraphie aux platines devant des spectateurs trempés jusqu’aux os. L’orage s’est invité pour la dernière nuit de festivités, laissant les visiteurs de la 23ème édition du Sziget festival boueux mais heureux. Réunissant leurs dernières forces pour profiter des dernières notes jusqu'au au lever du jour, lundi 17 août, avant de plier bagages.

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