8 min de lecture Divertissement

The Rolling Stones : comment est né le tube "(I Can't Get No) Satisfaction"

Invité de Stéphane Bern par téléphone ce jeudi matin, Eric Jean-Jean a raconté comment Keith Richards, le guitariste du légendaire groupe britannique, a eu l'idée de créer ce morceau...

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"Satisfaction" a 55 ans : Découvrez la naissance du tube des Rolling Stones ! Crédit Image : Damien Rigondeaud / RTL.fr | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Germain Sastre
Germain Sastre
Rédacteur émission

Retrouvez Stéphane Bern et l'équipe de A La Bonne Heure ! du lundi à vendredi de 11h30 à 12h30 pour une émission spéciale confinement.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe de l'émission vous propose un jeu qui vous emmène des rois aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine, et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle. 

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

Ne sous-estimez jamais l'importance des rêves... Salvador Dali, Mary Shelley et même Albert Einstein y ont trouvé l'inspiration.

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 La chanson qu'il faut trouver à présent est aussi née d'un songe ! Il s'en est fallu de peu pour que son compositeur ne l'oublie sitôt la nuit passée : il faut dire qu’il ne buvait pas que de la limonade… Fort heureusement sa mélodie est parvenue jusqu'à nous et ça tombe bien car, comme le dit si bien Laurent Voulzy : elle nous "colle encore au cœur et au corps" !


Tout s'est joué le 7 mai 1965, dans un hôtel de Clearwater, en Floride. Cette nuit-là, ce musicien peine à trouver le sommeil. Il tourne et vire dans son lit, à moitié endormi, quand, soudain, des notes lui viennent à l'esprit : juste un riff de guitare, mais cela l'obsède ! Alors il se lève, se saisit de son instrument et enclenche un magnéto. En deux minutes seulement il "fixe" les trois accords entêtants sur la bande magnétique, puis il se recouche. 
 
Le lendemain, devant un bon café, il réécoute sa production nocturne et, bon sang, cette intro lui plaît ! En studio, il la fait écouter aux membres de son groupe qui, eux aussi, pensent qu'il y là matière à faire une bonne chanson. Au départ, le musicien veut faire jouer les premiers accords par des cuivres mais, au dernier moment, on lui apporte un boîtier d'un genre nouveau. Un accessoire qui dégrade, volontairement, le son des guitares pour le rendre plus "sale", plus violent ! Les cinq garçons adorent l'idée et décident que la chanson commencera par cet effet saturé qui, selon certains, marque la naissance du "rock" pur et dur !
 
Pour faire une bonne chanson, il faut également un bon texte et celui que rédige le chanteur du groupe résonne avec les préoccupations des ados de l'époque. Il y est question de la société de consommation, de son abondance, de ses excès et du fait que les jeunes n'y trouvent pas forcément leur compte. Le titre fait scandale, bien sûr, mais il propulse le groupe en tête des ventes juste à côté de leurs compatriotes, les Beatles. Désormais il faudra compter avec lui et choisir son camp ! 
 
55 ans après, ceux que l'on appelle désormais les "papys du rock" montent toujours sur scène et il ne se passe pas un concert sans qu'ils n'entonnent ce titre et sa célèbre intro, qui résonne aujourd'hui comme un hymne.
 
Une dernière chose à propos de cette chanson : Elle a été classée deuxième plus grande chanson de tous les temps... Mais par un magazine qui porte le même nom que le groupe…Favoritisme ?
 
Réponse : (I can't get no) Satisfaction des Rolling Stones.

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The Rolling Stones - (I Can't Get No) Satisfaction - Glastonbury 2013

Au téléphone : Eric Jean-Jean.

Énigme n°2

Parlons tout d'abord d’un monument de la littérature. Monument par l’importance de l’œuvre, d’abord : 193 romans, 158 nouvelles, à quoi il faut ajouter son lot d’articles et les 176 romans, plus des nouvelles, et des contes érotiques publiés sous 26 pseudonymes. Il aura ainsi donné vie dit-on, à 9000 personnages évoluant dans 1800 lieux différents. Et il a créé un personnage récurent, dont tout le monde connaît le nom qui ne mènera pas moins de 103 enquêtes.
 
Comme l’écrit un de ses biographes Pierre Assouline : "Il est né sous le signe de l’excès". Mais cet excès en fait aussi un des plus grands écrivains de langue française, l’un des plus lus dans le monde et dont on s’accorde à reconnaître ce génie qui lui a permis d’atteindre son but : découdre la légende de la vérité.
 
Il est né à Liège. Il dira d’aillleurs : "Je n’appartiens pas à la Belgique, j’appartiens à Liège". Sans doute parce que c’est là, au début du 20e siècle, dans ces rues froides et pavées qu’il a connu ses premières expériences, ses premiers émois en un mot qu’il a pétri cette pâte qui fera de lui l’écrivain qu’il va devenir.


Il s’installe à Paris à 19 ans ! Déjà journaliste et déjà auteur d’un premier roman. Il s’y marie avec une femme belle, une artiste peintre à laquelle il sait déjà qu’il ne sera pas fidèle. Quand il voit une femme, il ne peut pas résister. Il le dit lui-même : je suis comme un chien à l’affût. Et des femmes, il lui en faudra beaucoup pour assouvi ses besoins. Trois par jour, surtout des prostituées. Les comptables ont sorti leurs calculettes, ça en fera 5 à 6000 dans sa vie. L’excès, encore. Et puis la machine à écrire crépite. Colette lui donnera ce conseil qu’il respectera toute sa vie : "Supprimer toute littérature et ça ira"…
 
En 1931, il publie Pietr-le-Letton, un roman dans lequel apparaît pour la première fois ce flic taciturne, amateur de blanquette de veau et fumeur de pipe, qui le suivra toute sa vie. Son nom, il n’a pas été bien loin pour le chercher. C’est celui d’un de ses voisins de la Place des Vosges.


Sa méthode de travail était toujours la même. Il s’enfermait pendant 15 jours et il écrivait un chapitre par jour. Et comme il était obsédé par la maladie , avant de se mettre à l’écriture, il passait une visite médicale et en faisait passer une à toute sa famille…
 
Le cinéma s’est beaucoup servi de lui, jusqu’à trois adaptations de ses romans dans une même année et a beaucoup fait aussi pour sa réputation, de même que la télévision où plusieurs grands acteurs ont incarné son personnage phare. Mais qui est cet écrivain mort à 86 ans, le 4 septembre 1989 ?
 
La réponse : Georges Simenon.
 Au téléphone : Le comédien Bruno Solo, qui l'a joué à deux reprises dans des téléfilms de Denis Malleval Jusqu'à l'enfer et Mort d'Auguste.

Énigme n°3

Nous cherchons maintenant une administration qui dépend du ministère de la Culture et qui joue un rôle extraordinaire, depuis des siècles, même si son statut a changé au cours de l’Histoire, puisqu’elle a pour fonction de conserver, de restaurer et d’entretenir un certain nombre de choses, de valeur la plupart du temps, qu’on peut voir dans ce qu’on appelle les Palais nationaux.


Si l'on remonte assez loin dans l’Histoire, disons avant Versailles, les résidences royales sont nombreuses et dispersées. Au Moyen-Âge, on les meuble avant l’arrivée du souverain en ayant le souci de donner un certain apparat à la résidence en question. Et ce sont les services de l’intendance royale qui ont pour charge de collecter, de transporter et d’entretenir les meubles et les objets de la Couronne.
 
Et c’est en 1663, au moment où se construit l’Etat en même temps que la monarchie absolue, que Colbert crée le Garde meubles de la Couronne. Le but est double : Montrer la richesse du pouvoir mais aussi organiser la gestion de ces richesses.
 
Cette administration disparaîtra, peu de temps, pendant la Révolution avant de renaître dès 1800 avec le Consulat. On peut ensuite avancer très vite dans le temps pour remarquer que c’est André Malraux qui rattache cette administration au ministère des affaires culturelles.
Et aujourd’hui, elle gère plus de 100.000 objets parmi lesquels, outre les meubles, on trouve des textiles, des tapisseries, des broderies et d’ailleurs la manufacture des Gobelins, la manufacture de Beauvais, la manufacture de la Savonnerie à Paris, à Lodève, ainsi que les Ateliers nationaux de dentelle du Puy-en-Velay et d’Alençon dépendent d’elle.


L’un des casse têtes constant c’est de gérer ce fonds. De savoir où se trouve ce mobilier qui est prêté aux Palais de la République. Il semble en effet que toutes les administrations ne soient pas sourcilleuses et que certaines œuvres prêtées par les musées nationaux soient considérés selon un joli terme administratif comme "non vues" façon élégante de dire qu’on ne sait pas où ils sont…
 
Tout récemment, on a appris que le directeur de cette administration espérait pouvoir procéder à l’automne à la vente d’un certain nombre de bien que possède son administration. Cette vente a deux objectifs : D’abord se séparer d’objets qui n’ont pas un intérêt historique affirmé, ensuite faire de la place parce que conserver tous ces biens demande de l’espace et l’espace… c’est cher. Mais quel est le nom de cette administration ?
 
Réponse : Le Mobilier national.
 
Au téléphone : Hervé Lemoine, directeur du Mobilier national et des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie.

Énigme n°4

Il est temps à présent de deviner le titre d'un film... Une comédie plus exactement, mais, attention, une comédie qui se double d'une satire sociale.


Impossible de vous résumer l'intrigue : Vous trouveriez tout de suite ! Sachez juste qu'il est question de deux milieux sociaux que tout oppose et qui, suite à la terrible vengeance d'une infirmière, finissent par entrer en collision !


Lorsqu'il se lance dans cette aventure, à la fin des années 80, l'auteur de ce film n'a encore jamais réalisé de long métrage. Il s'est fait un nom dans la pub, où ses spots pour Eram, Nestlé ou Herta lui ont valu de nombreux prix. Mais passer de 40 secondes à 90 minutes n'est pas une mince affaire ! Heureusement pour écrire le scénario il s'adjoint les services d'une brillante plume : Celle de Florence Quentin, qui, elle aussi, vient de la publicité. 
 
Ensemble, ils concoctent une fable féroce, pleine de bons mots, où tout le monde en prend pour son grade : Les riches, les pauvres, les curés et même.. les médecins ! Le "premier coup de manivelle" est donné à l'été 1987, dans les environs de Lille. C'est le réalisateur qui a choisi de tourner dans le Nord "parce que, dit-il, c'est une région que l'on ne voit pas beaucoup au cinéma ; parce que c'est beau et parce que c'est chez moi". Pas de stars au casting, uniquement des comédiens venus du théâtre (et tous excellents). Et par force beaucoup d'enfants. D'habitude, c'est compliqué les enfants sur un plateau mais, là, l'équipe a déniché une perle pour interpréter "Momo", le personnage principal : Un blondinet de 13 ans seulement qui impressionne déjà tout le monde par sa maîtrise du jeu. Il fera évidemment carrière, par la suite…


Le film sort sur les écrans le 3 février 1988 et en quelques semaines il cumule plus de 4 millions d'entrées ! C'est un succès public et critique, ce qui est rare. Télérama rit "à gorge déployée"et Libération n'hésite pas à comparer la comédie à l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline...
 
Quatre césars complètent cette réussite et une flopée de répliques du film entre dans le langage courant. Par exemple, qui n'a jamais dit : "c'est lundi, c'est Raviolis",  ou bien, avant d'aller se coucher : "J'vais mettre la viande dans le torchon !" ? Et bien tout ça vient de ce film ! Vous avez deviné son titre ?
 
Réponse : La vie est un long fleuve tranquille d'Etienne Chatilliez.
 
Au téléphone : Le réalisateur Etienne Chatilliez.

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