3 min de lecture L'Heure du Jazz

Rencontre avec Nina Attal pour L'Heure du Jazz

Nous avons rencontré Nina Attal juste avant l'un des concerts qu'elle a donnés tout au long de l'année écoulée. C'était au Pan Piper, à Paris. Elle présentait sur scène son tout récent album, "Wha", dont il a déjà été question ici. Elle a conquis le public avec une énergie phénoménale et un big band très efficace. Interview.

Nina Attal sur scène
Nina Attal sur scène
Jean-Yves Chaperon et Serge Mariani

Fin de week-end rythmée le dimanche sur RTL. C’est un voyage à la rencontre du jazz que Jean-Yves Chaperon nous propose. De ses racines à l’électro, en passant par le blues, le funk ou les sonorités brésiliennes, on découvre le jazz dans tous ses états, de 23h à minuit.

Nina Attal en pleine installation avant balances au Pan Piper en janvier 2015
Nina Attal en pleine installation avant balances au Pan Piper en janvier 2015

Nina Attal : l'interview

L'Heure du jazz : Vous avez commencé par le piano très jeune, vers l'âge de 6 ans. Puis est venue la guitare, que vous maîtrisez plutôt bien ! Mais est-ce que votre vraie passion n'est pas le chant ?

Nina Attal : Oui, absolument. Quand j'ai commencé la guitare, j'ai dû d'abord délaissé le chant. mais je n'ai pas pu tenir longtemps ainsi car j'aime vraiment beaucoup chanter. C'est la scène qui m'a très vite redonné le goût du chant. Désormais, je n'imagine pas l'un sans l'autre, la guitare sans le chant.

L'Heure du jazz : Deux mots de votre formation ?

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Nina Attal : Je chantais par-dessus les albums que j'aimais en prenant ma douche ! Après j'ai pris de vrais cours de guitare jazz. Et puis j'ai commencé à fréquenter le milieu des musiciens de blues. C'est à partir de là que j'ai su ce que je voulais faire.

L'Heure du jazz : Vos influences ? Les artistes qui vous inspirent ?

Nina Attal : Il y en a beaucoup : Stevie Wonder, Michael Jackson, Prince, Lenny Kravitz... Aussi BB King, Aretha Franklin, Ray Charles... Toute la musique afro-américaine. Quand j'étais adolescente, j'écoutais uniquement cette musique "vintage". A présent, je suis plus attentive aux artistes de ma génération, à la musique qui se crée aujourd'hui. Bernhoft, les C2C, Electro Deluxe, Bruno Mars...

L'Heure du jazz : Une rencontre importante a donné un nouveau cap à votre parcours musical, c'est celle de Jerry Barnes, le bassiste de Nile Rodgers, également producteur. Il va coproduire l'album Wha. On peut dire que c'est un peu votre Quincy Jones ?

Nina Attal : Ah oui, tout à fait ! Il a entendu ce que nous faisions à l'occasion d'un co-plateau de festival. C'était génial parce que Chic, c'est aussi vraiment le genre de musique et d'énergie que j'ai envie de donner sur scène. Il a eu un coup de coeur et nous a fait venir à New-York pour enregistrer. Je lui avais envoyé des maquettes de morceaux écrits avec Philippe Devin, qui joue aussi de la guitare avec moi sur scène. Ces maquettes étaient déjà assez abouties. Le travail déjà fait a été respecté par Jerry Barnes. Il a vraiment mis son talent et son expérience à notre service.

L'Heure du jazz : Et en studio, il y avait du beau monde, Cory Henry aux claviers par exemple.

Nina Attal : Ah oui, et aussi Steve Jordan, Bashiri Johnson ! Quand on a appris que tous ces super musiciens allaient enregistrer pour nous, on n'y a d'abord pas vraiment cru. mais c'était vrai !

L'Heure du jazz : Vous aimez le travail en studio ?

Nina Attal : Oui, j'aime beaucoup ça. Pourtant, c'est beaucoup de pression, on doit donner le meilleur de soi-même à l'instant T parce que ce sera gravé et que les personnes qui écouteront le résultat doivent ressentir ça. Qu'on a donné le meilleur. Sur scène, le visuel joue beaucoup et il y a une magie du moment unique. Le studio, c'est autre chose, vraiment. Et avec Philippe Devin, nous aimons vraiment travailler les compositions.

La voici en situation de confirmer une éclosion ultra-rapide. Dans un genre, le funk, auquel la jeune femme apporte une frai^cheur et un peps saisissants.

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Nina Attal, un jeu de guitare et une voix
Nina Attal, un jeu de guitare et une voix Crédit : Benoit Boute

L'Heure du jazz : Des projets ? Un nouvel album en préparation ?

Nina Attal : Pour le moment, on se consacre totalement à jouer Wha sur scène. Il y a une tournée qui va nous conduire en Allemagne, au Québec. Sur scène, on accueille d'autres musiciens, comme Benjamin Ciksou, Freedom. On partage, on expérimente. Pour le moment, la scène. Le moment venu, on pensera au prochain album.

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