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Entre Véronique Sanson et Stephen Stills, une drôle de vie au goût amer

CHRONIQUE - En plein succès, Véronique Sanson plaque tout pour suivre le chanteur Stephen Stills en 1973. Leur passion rock'n'roll sera marquée par les excès et les violences.

Véronique Sanson sur la scène de l'Olympia, le 24 novembre 1983
Véronique Sanson sur la scène de l'Olympia, le 24 novembre 1983
Crédit : AFP / Archives, Jean-Loup Gautreau (Mis en ondes par Grégory Caranoni)
Entre Véronique Sanson et Stephen Stills, une drôle de vie au goût amer
04:10
Jean-Alphonse Richard

Entre Véronique Sanson et Stephen Stills, la croisée des destins s'est faite sur les Champs-Élysées, un jour de la fin 1973. Sur le clavier d'un piano pour elle, sur les cordes d'une guitare pour lui. Un regard suffira. Le sol se dérobe sous les pieds de Véronique. Elle a 24 ans. En une seconde, elle fait une croix sur son ancienne vie.

Michel Berger, son compagnon, est en train de faire d'elle une star. La France sort tout juste des yéyés, et personne n'a jamais chanté comme Sanson. 

La voici amoureuse, au point de partir sans prévenir et de s'évaporer. À Michel Berger, elle a dit qu'elle allait acheter des cigarettes. Le lendemain, elle atterrissait à New York pour retrouver Stephen Stills (le Stills de Crosby, Stills, Nash and Young).

Le musicien vit pour la musique, mais elle ne lui suffit pas pour exister. Il vient de trouver ce qui lui manquait. Le 14 mars 1973, en Angleterre, Stephen épouse Véronique. La lune de miel rock va être amère.

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Côte est, côte ouest : entre studios, concerts et plages du Pacifique, c'est une drôle de vie pour Sanson et Stills. Un tourbillon où l'alcool, le LSD et la cocaïne dévorent la légende amoureuse. Les coups aussi, qu'il distribue.

Un enfant, Christopher, naît de leur union. Mais le couple danse sur un volcan. Dans cette course au malheur, le Canada sert d'oasis à la chanteuse. En 1976, son titre Vancouver balaie tous les hits. Véronique Sanson triomphe.

Stephen Stills, écorché vif, quitte son groupe, les Manassas. Cette même année 1976, il enregistre avec Neil Young Long may you run, une mélancolique balade.

Le soleil se couche sur la parenthèse américaine de Véronique Sanson et Stephen Stills. lls se quittent, à l'aube des années 80, le cœur balafré. Il y aura quelques retrouvailles. Aucun regret. Juste une poignée de souvenirs sur les touches d'un piano.

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