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Elvis Presley et le Rock N’Roll

À LA CROISÉE DES DESTINS - C'est un petit gars blond du Mississipi qui ne porte pas encore de banane, grâce à qui le Rock N’Roll va bientôt déferler sur la planète toute entière.

Elvis Presley et des fans en 1958. (Mis en ondes par Grégory Caranoni)
Elvis Presley et des fans en 1958. (Mis en ondes par Grégory Caranoni)
Crédit : AFP
Elvis Presley et le Rock N'Roll
03:59
Jean-Alphonse Richard

Mon premier a 19 ans, un petit gars blond du Mississipi qui ne porte pas encore de banane. Ma deuxième est une musique qui va l'accompagner et bientôt déferler sur la planète toute entière.

Pour Elvis Presley, la croisée des destins avec le rock n'roll passe par la route de Memphis.Toute première chanson dans les studios Phillips.

La légende dit que ce jour de 1954, il donne la chair de poule à tous les techniciens. Premier contrat, et tournée dans le sud des États-Unis.

Jamais personne n'a dégagé une telle énergie. La voix fait frissonner, les déhanchements torrides rendent les foules hystériques.

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"Je suis étonné de ce qui m'arrive", dit Elvis. En deux ans, regard de mauvais garçon mais sourire de gamin,il a ouvert la route du rock n'roll. 

Le King vient de naître, l'Amérique le trouvait scandaleux, elle vit désormais au rythme de ses tubes.

La célébrité est là et l'argent coule à flot. Pour se cacher de ses admirateurs, il s'offre son palais : Graceland, à Memphis. Une maison à la gloire du rockn'roll, une forteresse pour enfouir bientôt ses doutes, ses névroses et ses désillusions. 

Elvis est sur un nuage : un mariage avec Priscilla, Hollywood le réclame. King Creole, Blue Hawai, Fun in Acapulco... Le rock'n'roll est sur grand écran, jusqu'en Europe ou en Asie où Elvis ne mettra jamais les pieds...

Mais en ce début des années 70, le monde change. La star n'a plus le monopole des foules, se bourre de médicaments.On le dit fatigué, paranoïaque. L'image est une chose, et c'est dur d'être à la hauteur d'une image, reconnait Elvis lors d'une interview, le regard flou. 

Pour se sauver, il va passer son temps à reconquérir le public. Las Vegas, Pittsburgh et le 14 janvier 73, Hawaï, le plus grand concert télévisé. Un milliard et demi de téléspectateurs dans le monde entier. Un triomphe. 

Un moment d'apothéose dans sa tenue blanche constellée de strass. La dernière image d'un chanteur au firmament, avant que ses somnifères et la tristesse finissent par l'emporter, à Graceland. C'était le matin du 16 août 1977, et un peu la mort du rock'n'roll.

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