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Bernard Lavilliers décoche ses flèches musicales contre Emmanuel Macron

Dans son nouvel album, le chanteur s'attaque au président actuel dans une chanson baptisée "Beautiful Days".

Bernard Lavilliers à La Rochelle en 2016
Bernard Lavilliers à La Rochelle en 2016
Crédit : XAVIER LEOTY / AFP
Bernard Lavilliers publie demain son nouvel album intitulé "Sous un soleil énorme", composé lors d'un séjour à Buenos Aires
21:16
Bernard Lavilliers publie demain son nouvel album intitulé "Sous un soleil énorme", composé lors d'un séjour à Buenos Aires
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"Les Gilets Jaunes ? Emmanuel Macron l'a bien mérité parce qu'il a été arrogant."
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Steven Bellery & Aymeric Parthonnaud

Bernard Lavilliers publiera le 12 novembre Sous un soleil énorme, son 24e album... Un disque né en Argentine où Lavilliers a séjourné de longues semaines, il y a deux ans. Plusieurs chansons y ont été écrites.

Plage 4, Bernard Lavilliers sort les griffes dans un morceau baptisé Beautiful Days. Il y attaque frontalement Emmanuel Macron : "Le Président est sur les dents / Et malgré tout, il ment, dément effrontément / Il se prélasse, il se débine", chante-t-il. 

"Il m'énerve, lâche le chanteur. C'est un petit marquis. Cette race de technocrates qui parlent comme le patron de Google devant un grand écran avec une mise en scène... C'est agaçant, surtout confronté à des choses comme les Gilets Jaunes ou le Covid, choses qui n'ont rien à voir en plus. Les Gilets Jaunes il l'a bien mérité parce qu'il était un petit peu arrogant, légèrement. Et puis, en plus, c'est des décisions qu'ils prennent hors sol. Beautiful Days c'est : fermez les yeux, réélisez-moi en 2022 et vous allez voir il va y avoir des fontaines de miel, ça va être magnifique", commente avec ironie l'artiste. 

"Moi je suis un marginal donc bon les politiques... Je ne suis pas un gauchiste, faut pas confondre. Je suis vraiment un marginal. Qu'est-ce qu'il y a comme candidat à part ça ? Il y en a deux : Mélenchon qui est un excellent orateur, puis le nouveau-là, monsieur Éric... Quel est mon style ? La question est ouverte ! "

"Je parle de la mort..."

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La pandémie a obligé le chanteur à quitter l'Amérique du Sud pour rentrer. À regrets. Buenos Aires a influencé la couleur des onze morceaux de cet album. Arrangements délicats. Trompette, percussions et chœurs en espagnol. Une suavité qui pousse Lavilliers à chanter l'amour de manière frontale, 25 ans après sa rencontre avec Sophie. "La discrétion étant la force principale de Bernard Lavilliers, c'est mieux. Sophie, c'est pas un cadeau non plus, c'est ma version en femme, c'est sportif, on va dire ça", s'amuse le chanteur.

Près de cinquante ans après le titre Saint-Étienne, Bernard Lavilliers rechante sa ville natale, avec le duo stéphanois Terrenoire. Une chanson sur la fuite. "Il fallait que je parte", chante-t-il. "C'est pas une blessure, c'est une décision à prendre. C'est pas difficile au fond, si on attend trop, on ne part jamais. S'en aller, c'était pour être aventurier, je lisais Jack London. J'étais pas partie pour être chanteur, j'ai appris la guitare, c'était un moyen de gagner ma vie, c'était un don qui m'échappait à l'époque.", se souvient-il.

Tout au long du disque, Bernard Lavilliers évoque aussi la fin, le départ... Il dit même dans une chanson "sentir que la vie se retire". Pourquoi ces clins d'œils ? "C'est une vision de la fin, peut-être de la fin de l'écriture, de la sécheresse, de l'arrêt de la magie qui fait qu'on est inspiré. Je parle de la mort mais ça m'a fait marrer d'écrire ça. Peut-être qu'il y a des gens que ça va inquiéter mais moi... Je considère que la vie est autonome, elle vous échappe un jour. Je suis un vivant. Je ne suis pas un saint ni un grand croyant. 75 ans ? Je m'en fiche, évidemment je ne vais pas pouvoir aller boxer. J'ai toujours envie de monter sur scène. On se dit qu'il reste 10 piges à cet âge-là... Mais, j'ai vécu au moins 7 vies moi. Je ne veux pas revenir en arrière, ça ne m'intéresse absolument pas. 

"Je suis dans le présent et le futur proche. J'ai été malade. Ça ne m'a pas du tout fait peur. Je savais que j'avais un souffle au cœur depuis très longtemps. J'avais repoussé à plus tard... Et puis c'est arrivé. Mais ça m'a donné la patate !", commente le chanteur qui compte bien profiter au maximum de ces prochaines années. 

Les paroles de "Beautiful days"

Jamais élus, toujours choisis
C’est le règne des petits marquis
Un prof d’histoire décapité
Du corona chez les comptables
Un couvre-feu, nouveau portable.

Une révolution islamiste
Des coups tordus, des coups de trique
Ils nous agacent, ils se débinent
On se prélasse, ils nous confinent.

Refrain
Mais.....
Beautiful days
Beautiful days
Beautiful.

Sous les ors de la République
Sous les tentures, sur les tapis
Spécialistes de la rhétorique
Jamais élus, toujours choisis.

Le Président est sur les dents
Et malgré tout, il ment, dément effrontément
Il se prélasse, il se débine
Il nous agace, il nous confine.

Refrain
Mais.....
Beautiful days
Beautiful days
Beautiful.

Y’avait des princes y’avait des pinces
Monseigneur l’a toujours dit
Il y a des princes et puis aussi
Ca grouille de petits marquis
Jamais élus, toujours choisis
Jamais élus, toujours choisis.

Mais.....
Beautiful days
Beautiful days
Beautiful days.

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