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Trierweiler à l'Île Maurice : "Closer" condamné une deuxième fois

Le magazine people a été condamné pour "atteinte à la vie privée" envers l'épouse de Michel Sapin et la compagne de l'acteur Gérard Jugnot, photographiées avec leur amie Valérie Trierweiler lors de vacances à l'Île Maurice.

Valérie Trierweiler, lors de son voyage en Inde pour Action contre la Faim, le 27 janvier 2014.
Valérie Trierweiler, lors de son voyage en Inde pour Action contre la Faim, le 27 janvier 2014.
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le 6 mars dernier, le même tribunal avait condamné Closer à payer 12.000 euros de dommages et intérêts à Valérie Trierweiler qui avait attaqué le magazine pour cet article.

Dans ses ordonnances, le juge des référés condamne le magazine à verser 7.000 euros à Saïda Jawad, compagne de l'acteur Gérard Jugnot, et 8.000 euros à Valérie de Senneville, épouse du ministre du Travail, Michel Sapin, en réparation du préjudice moral subi. Le tribunal, qui a retenu la différence de visibilité des deux femmes dans le magazine, a également tenu compte de l'attitude de Jawad qui avait fait état de sa vie privée dans d'autres magazines dans le passé.

"Intimité corporelle" et "surveillance intrusive"

Les deux femmes avaient assigné l'hebdomadaire, propriété de Mondadori magazines France, pour "atteinte à la vie privée et au droit à l'image" à la suite de la publication de clichés les montrant en maillot de bain sur une plage de l'île Maurice avec l'ex-compagne du chef de l’État.

Valérie de Senneville, grand reporter au journal Les Échos, et l'actrice Saïda Jawad avaient demandé 30.000 euros chacune. Dans son ordonnance, le juge des référés estime à propos de Valérie de Senneville que "si le reportage litigieux est essentiellement consacré à Trierweiler, (...) il n'en demeure pas moins que les photographies la montrent sans apprêt dans une intimité corporelle qu'elle n'a pas choisi de rendre publique et qu'elles révèlent (...) qu'elle a fait l'objet d'une surveillance intrusive par un photographe".

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Le tribunal n'a pas jugé nécessaire l'insertion dans l'un des prochains numéros de Closer d'un communiqué judiciaire demandé par Valérie de Senneville, estimant qu'il n'était pas établi que le magazine avait la volonté de poursuivre la publication à travers d'autres articles. Le 7 février, Closer avait publié un article de quatre pages, accompagné de photos montrant Valérie de Senneville et Saïda Jawad en maillot de bain avec l'ex-compagne du chef de l’État, annoncé en Une du magazine avec la mention Exclusif et le titre : "Valérie Trierweiler, au soleil, elle prend sa revanche". 

Hasard du calendrier judiciaire, le même jour avait eu lieu le procès intenté par l'actrice Julie Gayet pour "violation de sa vie privée" contre Closer, qui avait révélé en janvier sa liaison avec François Hollande.

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