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La vente aux enchères polémique des biens de Brigitte Bardot a rapporté vingt fois plus que prévu

La vente aux enchères des objets de la star a rapporté près d'un million d'euros, malgré les réticences de son dernier mari et de certains de ses proches.

Brigitte Bardot, en 2007, à l'Élysée.

Crédit : Eric Feferberg / AFP

Marie-Lys de Fremond

Près de 300 objets ayant appartenu à Brigitte Bardot ont été mis en vente par la maison Millon lundi 21 septembre à l'Hôtel Drouot à Paris. Près de 3.000 acheteurs français comme internationaux ont participé à l'événement sur place ou à distance.

Alors que les biens étaient estimés entre 20 et 10.000 euros, tous les prix se sont envolés. Pour preuve, deux colliers de chien initialement vendus à 30 euros et gravés du nom de la star ainsi que du numéro de sa résidence à La Madrague sont partis pour 9.400 euros. A la clôture de la vente, les bénéfices totaux avaient atteint les 954.000 euros, frais compris, soit vingt fois l'estimation, selon la maison de ventes Millon.

Parmi les objets les plus convoités, un autoportrait a été vendu pour près de 40.000 euros, tandis que le dessin de Sempé intitulé "Brigitte Bardot fait parler" a été cédé pour 25.156 euros. Un lot de trois bébés phoques en peluche estimé à 30 euros est parti pour 2.200 euros. 

Qui va bénéficier de cette somme ? Selon la Maison Millon qui organise les enchères, les gains reviendront à la Fondation Brigitte Bardot destinée à secourir les animaux ainsi qu'à son fils unique Nicolas-Jacques Charrier, soit les deux successeurs de l'ancienne actrice. Les parts spécifiques de chaque héritier ne sont pas précisées.

Une vente jugée "scandaleuse" par des proches de B.B.

Si la vente aux enchères est un succès, certains proches de B.B. se sont positionnés contre le projet.  En première ligne, son dernier mari Bernard d'Ormale, qui a jugé l'action "scandaleuse". Il affirme n'avoir pas été consulté, ce que dément Max Guazzini le nouveau président de la Fondation, qui confirme avoir obtenu les accords de l'ancien mari et du fils de Brigitte Bardot. 

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Début septembre sur X, l'écrivain Henry-Jean Servat s'était lui aussi insurgé contre la mise en vente des biens de son ancienne amie. Il avait qualifié les initiatives prises par la Fondation de "sommet de l'infamie". 


La directrice générale de la Fondation Bardot, Ghyslaine Calmels, s'est exprimée à ce sujet auprès de l'AFP : "Cette vente est la suite logique de celle qu'elle [Brigitte Bardot] a elle-même organisée en 1987 avec ses objets les plus précieux pour créer sa fondation." L'organisation caritative recense aujourd'hui 13.000 animaux recueillis, 350 associations soutenues en France et des actions menées dans 70 pays. 

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