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Mort de Marceline Loridan-Ivens : le parcours d'une survivante

La cinéaste est décédée mardi 18 septembre à l'âge de 90 ans, à Paris. Cette survivante d'Auschwitz avait été la camarade de déportation de Simone Veil pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Marceline Loridan-Ivens, le parcours d'une survivante Crédit Image : DOMINIQUE FAGET / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot

Le décès de Marceline Loridan-Ivens n'a pas fait la une des journaux, mercredi 19 septembre. Pourtant son visage est partout sur les réseaux sociaux, où les internautes partagent les images d'une femme pleine de vie. Peu laisse à penser que la cinéaste avait connu l'horreur du camp d'Auschwitz-Birkenau, où elle avait rencontré Simone Veil

"Nous étions dans le même convoi en route pour Birkenau. J'avais 15 ans, elle en avait 16. On s'est retrouvées dans le même bloc. Le matricule gravé sur mon avant-bras était 78750, le sien était 78651", avait-elle raconté il y a quelques mois à l'AFP. Longtemps silencieuse sur sa déportation, Marceline Loridan-Ivens avait décidé de témoigner, sans jamais plus s'arrêter, rapporte Nice-Matin

Documentaires, livres... Son dernier ouvrage L'Amour d'après, sorti en mars dernier, racontait la reconstruction d'une survivante. Dans un long entretien accordé à Madame Figaro, Marceline Loridan-Ivens explique comment l'horreur des camps a fait d'elle une femme libre. 

Une femme libre

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"C'est en effet dans ce lieu d'oppression et de souffrances que j'ai appris à m'affranchir de tout diktat (...). Quand les SS me tapaient dessus, je leur disais qu’ils pouvaient y aller mais qu’ils ne m’auraient pas. Je les méprisais. Je les insultais. Je testais leur brutalité en même temps que ma capacité à encaisser (...). Cette liberté construite dans les camps m’a poursuivie après", a-t-elle expliqué. 

L'écrivaine revient également sur les raisons qui l'ont poussé à écrire L'Amour après, pour que "les femmes se révoltent, se libèrent et croient en elles-mêmes". Interrogée sur le mouvement "Me too" et l'affaire Weinstein, elle explique ne pas aimer "cette histoire et la manière dont elle s’est déroulée". 

"Punir oui, mais pas comme ça. Quand, comme moi, on a connu la guerre, on ne peut souscrire à la dénonciation. On ne peut pas détruire la vie des gens d’un tweet. Certains mouvements féministes vont trop loin (...). Les excès n’ont jamais servi la cause", avait-elle regretté. 

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La cinéaste est décédée mardi 18 septembre à l'âge de 90 ans, à Paris. Cette survivante d'Auschwitz avait été la camarade de déportation de Simone Veil pendant la Seconde Guerre mondiale.
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2018-09-19 09:49:00
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