3 min de lecture

"La souffrance causée par la violence numérique est bien réelle" : Blake Lively sort du silence après un revers judiciaire contre Justin Baldoni

Les accusations d'harcèlement sexuel, de diffamation et de complot de Blake Lively envers Justin Baldoni ont été rejetées par un juge fédéral jeudi 2 avril mais celles des représailles restent valables. L'actrice américaine s'est exprimée sur Instagram, dénonçant la violence numérique.

Blake Lively et Justin Baldoni.

Crédit : AFP

Marine Langlois & AFP

C'est un feuilleton médiatique qui dure depuis plus d'un an. L'actrice américaine Blake Lively a vu un tribunal américain rejeter ses accusations de harcèlement sexuel contre son costar du film Jamais Plus, Justin Baldoni, alors qu'un procès est prévu le 18 mai prochain. Les charges de diffamation et de complot ont également été rejetées jeudi 2 avril par le juge fédéral de Manhattan, mais le reste de la procédure, pour représailles et rupture de contrat, reste valable.

Les raisons de ce rejet sont purement juridiques et ne tiennent pas au fond de l'affaire : le juge a notamment estimé que la loi fédérale invoquée par l'actrice protège les employés mais pas les prestataires indépendants, ce que Blake Lively était pour le film. 

"La violence numérique est bien réelle"

Très discrète sur cette affaire, Blake Lively s'est exprimée sur ses réseaux sociaux vendredi 3 avril, assurant être prête à continuer à se battre contre la violence sur les réseaux sociaux.

"La dernière chose que je souhaitais dans ma vie, c’était un procès, mais j’ai intenté cette action en justice en raison des REPRÉSAILLES généralisées auxquelles j’ai été confrontée, et auxquelles je continue de faire face, pour avoir réclamé, tant sur le plan privé que professionnel, un environnement de travail sûr pour moi-même et pour les autres", a-t-elle écrit. 

L'actrice Blake Lively s'exprime sur Instagram sur son procès contre Justin Baldoni.

Crédit : Blake Lively/Instagram

L'actrice, révélée par la série Gossip Girl, demande au fan de ne pas "être distrait par le soap opéra sur Internet" ajoutant que "la souffrance physique causée par la violence numérique est bien réelle".

À écouter aussi

"C'est de la maltraitance. Et elle est omniprésente. Pas seulement dans l'actualité, mais aussi au sein de vos communautés et dans les écoles. Si vous y prêtez attention, mes témoignages ne seront ni les premiers ni les derniers exemples que vous verrez des dangers extrêmes que représentent les représailles et la guerre numérique. Et souvent, cela ne visera pas les célébrités ou ceux qui ont les moyens de s'exprimer. Cela nous concerne tous", termine Blake Lively. 

Une campagne pour ruiner la réputation de l'actrice

De son côté, l'avocat de Justin Baldoni, Bryan Freedman, a réagi auprès de TMZ après le rejet des accusations de harcèlement par le juge fédéral. "Il est gratifiant de constater que la décision du tribunal confirme ce que l'équipe juridique pensait depuis le premier jour", a-t-il indiqué. "L'affaire de harcèlement sexuel ne prospère pas, non pas parce que les défendeurs n'ont rien fait de mal mais parce que le tribunal a déterminé que Blake Lively était une travailleuse indépendante, et non une employée", souligne pour sa part l'avocate de cette dernière, Sigrid McCawley. 

Blake Lively a porté plainte contre Justin Baldoni et son producteur pour des comportements et propos inappropriés qui auraient survenu pendant le tournage de Jamais plus (It Ends with Us), drame romantique adapté d'un livre de Colleen Hoover devenu l'un des gros succès du box office en 2024.  

La plainte précisait que l'acteur et réalisateur avait tenu des propos déplacés sur sa vie sexuelle et avait cherché à modifier le film pour y inclure des scènes de sexe qui ne figuraient pas dans le scénario initial et n'avaient pas été approuvées. 

La plainte affirmait en outre que Justin Baldoni avait mené une campagne visant à ruiner la réputation de Blake Lively. L'acteur et le studio Wayfarer avaient intenté une contre-action en justice contre Blake Lively et son mari Ryan Reynolds pour extorsion et diffamation - mais le juge Liman avait rejeté ces accusations l'année dernière. Wayfarer a également soutenu que ni le studio, ni ses dirigeants, ni son équipe de communication n'avaient pris la moindre mesure de représailles contre l'actrice. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée