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Affaire Depardieu : 150 personnalités, dont Muriel Robin et Alexandra Lamy, refusent "l'immunité artistique"

Une nouvelle tribune signée par 150 personnalités du monde de la culture dans "Libération" ce lundi 1er janvier, dont Muriel Robin, Alexandra Lamy, Swann Arlaud, Anne Roumanoff, la danseuse Fauve Hautot, ou encore la créatrice Lolita Lempicka, appelle à ne pas utiliser l'art comme un "totem d'immunité".

Alexandra Lamy aura sa statue de cire le 9 mars au musée Grévin

Crédit : Laurent Vu/SIPA

Joanna Wadel

Après la tribune, appelant à "ne pas effacer" Gérard Depardieu et respecter sa présomption d'innocence, la contre-tribune en faveur des victimes présumées, rassemblant des centaines de personnalités de la jeune génération, le monde de la culture s'empare de l'affaire Depardieu avec une nouvelle pétition signée par 150 noms des sphères du cinéma, du théâtre, ou encore de l'humour.

Dans les signataires de cette nouvelle tribune publiée lundi 1er janvier dans Libération, on retrouve des noms familiers : les comédiens Muriel Robin, Swann Arlaud, Alexandra Lamy, Marilou Berry, Lucie Lucas, mais aussi les humoristes Anne Roumanoff, Waly Dia, Caroline Vigneaux, des chanteuses, comme Cœur de Pirate et Lio, ou encore la danseuse Fauve Hautot, jusqu'à la créatrice de mode Lolita Lempicka.

Tous demandent à en finir avec le mythe du "monstre sacré", qui "n'existe pas", et à ne pas confondre l'art avec "un totem d'immunité". "Au nom de l’art, certaines voix s’élèvent pour défendre Gérard Depardieu, insinuant que son talent devrait le soustraire à toute critique, et même l’excuser pour ses comportements intolérables. Tout ça ne sera pas en notre nom", assure le texte, qui souligne qu'"aucun statut, aucune carrière aussi brillante soit-elle ne saurait se placer au-dessus de la mêlée, et ainsi bénéficier d’une forme d’impunité. Encore moins au nom de l’art."

"Les monstres sacrés n’existent pas. Il n’y a que des hommes ordinaires auxquels on a donné tous les droits [...] le talent ne justifie pas la transgression des limites et l’atteinte à l’intégrité d’autrui", appuient encore les artistes, qui demandent au contraire à ne pas être exonérés de leurs "responsabilités". "Il est important de nous unir face à ceux qui salissent et qui dégradent, et nous disons ici d’une voix claire, forte, et puissante : nous ne sommes pas de ceux-là. Et ceux-là, nous n’en voulons plus...", tranchent-ils.

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