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Œuvres déplacées, copies exposées, intelligence artificielle... Un an après le casse du Louvre, comment la France veut mieux protéger ses musées

Un an après le cambriolage du Louvre, la question de la sécurité des musées de France est plus que jamais d'actualité. En juillet, le gouvernement a présenté un grand plan national de sûreté des établissements patrimoniaux, qui prévoit notamment de mettre à l'abri les œuvres jugées les plus sensibles.

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Athénaïs Cornette de Saint Cyr

Un an jour pour jour après le spectaculaire cambriolage de la galerie d'Apollon au Louvre, où un commando de quatre personnes a dérobé des bijoux de la couronne d'une valeur de 88 millions d'euros, la question de la sécurité du musée le plus visité du monde est plus que jamais d'actualité. 

Car depuis cet événement, surnommé La casse du siècle tant le modus operandi était simple, d'autres cambriolages ou tentatives de cambriolage ont fait la une. Dernier en date : deux tableaux au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) ont été dérobés en septembre, puis retrouvés le 9 octobre. Selon le procureur de Marseille, les voleurs préparaient une nouvelle opération ciblant la très prestigieuse fondation Maeght, à Saint-Paul de Vence. 

Après le vol des bijoux de la couronne, le gouvernement a lancé un plan national de sûreté des établissements patrimoniaux, dont les points principaux ont été présentés fin juillet par la ministre de la culture Catherine Pégard. 

Protéger les œuvres jugées sensibles

Parmi les 33 mesures évoquées, le gouvernement prévoit le transfert temporaire des œuvres jugées les plus vulnérables dans des lieux refuges, "dans l’attente de la sécurisation de leur présentation", peut-on lire sur le site du ministère de la Culture. En 2026, 482 chantiers prioritaires ont été accompagnés afin de garantir leur niveau de sûreté, rappelle le ministère sur son site.

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Le plan d'action de sûreté prévoit également de remplacer les œuvres jugées les plus vulnérables par des copies, le temps que les travaux de sécurité nécessaires soient effectués dans leurs lieux d'exposition. 


Des audits réguliers doivent également être conduits par la Mission sécurité, sûreté et audit (Missa), tous les 5 ans. Les établissements devront ensuite réaliser les travaux recommandés par les experts. Une cartographie nationale des 3 127 sites patrimoniaux jugés les plus sensibles permettra également de répartir les 30 millions d'euros sur trois ans du fonds de sûreté, créé par Rachida Dati après le cambriolage du Louvre.

L'IA pour identifier plus facilement les œuvres volées

Par ailleurs, le ministère de la Culture prévoit d'investir dans ses outils pour protéger le patrimoine français. Au programme : modernisation des procédures de signalement des vols, guides pratiques refondus, recours à l'intelligence artificielle pour faciliter l'identification des œuvres volées. 

Une proposition controversée formulée par le député Christophe Marion dans un rapport publié en février, permettant aux policiers et gendarmes d'accéder gratuitement aux musées tout en étant armés pendant leurs jours de repos, n'a néanmoins pas été retenue. "Ils vont intervenir sous la responsabilité de qui ? Pour faire comment ?", avait réagi auprès de RTL le secrétaire CFDT-Culture Alexis Fritche. 

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