3 min de lecture James Bond

Qu'attendre de "Spectre", le nouveau "James Bond" ?

ON L'A VU - "Spectre", réalisé par Sam Mendes, déterre les cadavres de James Bond et offre un cocktail d'action et de machiavélisme savoureux.

Léa Seydoux et Daniel Craig forment un duo plein d'alchimie dans Spectre
Léa Seydoux et Daniel Craig forment un duo plein d'alchimie dans Spectre Crédit : 2015 Sony Pictures Releasing GmbH
Morgane Giuliani
Morgane Giuliani
Journaliste RTL

Spectre est l'un des films les plus attendus de cette fin d'année 2015. Le quatrième long-métrage avec Daniel Craig dans le rôle de James Bond sortira sur les écrans français le 11 novembre. Réalisé par Sam Mendes, Spectre répond aux codes classiques d'un film de James Bond : action, amour, séduction, humour, méchants machiavéliques, bagarre et flegmatisme à la British sont au rendez-vous. Spectre offre également de nombreux clins d’œils à d'anciens films de la franchise.

Des combats impressionnants

Un film de James Bond commence toujours par une course-poursuite. Cette fois, l'agent 007 se retrouve dans les rues de Mexico, où l'on fête le Día de Muertos, le Jour des Morts. La foule est dense, chacun a revêtu un masque de squelette et son plus beau costume. Bond marche tel un chat sur les toits et cherche à abattre un homme, qui s'avérera être un membre de Spectre, une organisation internationale de malfaiteurs et terroristes. James Bond se retrouve à le combattre dans un hélicoptère en plein vol au-dessus de la foule. La scène, qui dure environ un quart d'heure, donne un bon point de départ au film, qui n'est pas avare en combats à mains nues. 

James Bond affronte également Mister Hinx, un employé du Spectre qui veut faire ses preuves en éliminant l'espion britannique. Ce dernier est interprété par l'impressionnant champion de catch David Bautista. Son personnage rappelle parfois La Montagne de Game of Thrones. Ils aiment tous deux enfoncer les yeux de leurs ennemis dans leurs orbites.

Un James Bond taquin

Dans Spectre, James Bond ne perd rien de son humour légendaire. Alors qu'il a subi la perte de M dans Skyfall, le film précédent, il n'est pas accablé par le deuil, contrairement à Quantum of Solace, où il était terrassé par la mort de Vesper Lynd (Eva Green), son grand amour. Cette fois, l'agent 007 veut venger son ancienne patronne

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Pour ce faire, il n'hésite pas à agir sans l'aval du nouveau M, incarné par Ralph Fiennes. Même quand on lui injecte un produit permettant de le repérer partout où il va, James Bond parvient à convaincre le jeune Q (Ben Whishaw) de lui laisser 48 heures sans surveillance pour mener à bien sa mission. Au passage, il en profite pour voler une splendide Aston Martin DB10, qui devait revenir à l'agent 009. Spectre a d'ailleurs battu le record de nombre de voitures cassées pendant le tournage d'un James Bond, avec sept Aston Martin DB10 détruites. Ce modèle inédit a été créé spécialement pour le film.

Une bonne surprise avec Léa Seydoux

Léa Seydoux crève l'écran dansSpectre. L'actrice française est la véritable James Bond girl du film, Monica Bellucci n'apparaissant, finalement, que très peu à l'écran. Léa Seydoux incarne Madeleine Swann, fille d'un ancien membre du Spectre, que Bond doit protéger. Et dont il tombe - forcément - amoureux. 

Un peu comme Vesper Lynd dans Casino Royale, Madeleine Swann ne se laisse pas impressionner par l'espion britannique et n'hésite pas à le remettre à sa place plusieurs fois. Les dialogues entre elle et Bond sont savoureux. Enfin, Seydoux assure également dans les scènes de combat, où elle s'avère pleine de ressources. 

Des clins d'oeils aux anciens films

Spectre est truffé de références propres à l'univers de James Bond. Tout d'abord, ce long-métrage remet en avant le Spectre, l'organisation internationale criminelle, qui est apparue dans pas moins de 7 films, dont James Bond 007 contreDr. No, Opération Tonnerre et Au service secret de sa majesté

Qui dit Spectre dit forcément Ernst Stravro Blofeld, son fondateur et dirigeant fou, craint de tous. Il est cette fois incarné par le génial Christoph Waltz, toujours brillant dans les rôles de méchant. Ernst Stravro Blofeld se fait un malin plaisir à torturer James Bond. Il possède déjà le fameux chat blanc andora, qui apparaissait dans les films des années 1960. La scène de lutte entre Bond et Mr Hinx dans un train-restaurant rappelle celles de Bons baiser de Russie et Les diamants sont éternels.

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James Bond - Fight in Train (ruthless)

Une réflexion sur la surveillance de masse

Les films de James Bond s'appliquent souvent à être dans l'ère du temps. Spectre n'échappe pas à la règle. Le nerf de guerre réside dans cette question : le risque terroriste peut-il justifier une surveillance de masse poussée ? De quoi rappeler les différents débats qui agitent politiques et l'opinion publique, depuis l'apparition de l'association Wikileaks, qui a notamment révélé les canaux de surveillance mis en place par des gouvernements ou des grandes entreprises. 

Les services de renseignements britanniques se retrouvent divisés en deux : d'un côté, M, gardien de la vieille école, et de l'autre, l'ambitieux C (Andrew Scott), nouveau chef du renseignement, qui souhaite que les neuf plus grandes puissances mondiales partagent leurs informations top secrètes entre elles.

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