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Les polars de Jean-Pierre Melville, un opéra d'ombres et de silences

REPLAY - Le réalisateur, inventeur du "polar à la française", est un maître inégalé du film noir.

Jean-Pierre Melville, un réalisateur visionnaire
Jean-Pierre Melville, un réalisateur visionnaire
Les polars de Jean-Pierre Melville, un opéra d'ombres et de silences
04:00
Jean-Alphonse Richard

Jean-Pierre Melville, c'est une silhouette en imperméable, regard occulté par des lunettes noires et chapeau de cow-boy. Un réalisateur visionnaire, détesté et admiré. Le polar est un genre cinématographique qui n'est plus à la mode, mais qui va être sublimé.

Personne ne sait vraiment comment Jean-Pierre Melville a croisé son destin avec le film noir, le polar, les voleurs et les voyous. Il a forgé sa légende en disant les avoir fréquentés. Plus sûrement, c'est en Amérique que Melville, qui ressemble lui-même à un privé de la Série Noire, a trouvé la couleur de ses prochains films.
Après Le Silence de la Mer et Les Enfants Terribles, il écrit le premier acte de son opéra d'ombres et de silences. Le Doulos (1962) n'est qu'un début. Melville, mythomane et mégalomane, génial et insupportable (Jean-Paul Belmondo lui mettra un jour son poing en pleine figure), veut créer une oeuvre. Il va y parvenir.

Il règne en maître absolu sur ses studios de la rue Jenner. Parrain à la voix grave, il vouvoie ses collaborateurs, les ignore parfois et passe son temps à écrire. De ces mois d'enfermement surgissent quelques œuvres d'art. Le Deuxième Souffle, tout d'abord.

Puis Le Samouraï avec un Alain Delon comme personne ne l'a jamais vu, la tête rentrée dans les épaules. Le jeune acteur, qui a déjà tourné avec les plus grands, se plie aux volontés exorbitantes du réalisateur.

À écouter aussi

Comme il manque une pièce à cette trilogie, Delon, Melville, Montand et Bourvil (déjà malade et transfiguré) entrent dans Le Cercle Rouge. La neige, les voitures américaines, Paris qui ressemble à Chicago : le film n'est pas à la mode en 1970 où, après la Nouvelle Vague, le cinéma ne raconte plus d'histoire.

Melville mourra trois ans plus tard, avec ses secrets. Et si le Samouraï c'était lui ?

(Chronique mise en ondes par Grégory Caranoni)

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